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Mon tonkiki, mon tonkinois !

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Le chat tonkinois

Issu du croisement entre le siamois et le burmese, le chat tonkinois se présente comme une race à part entière qui réunit harmonieusement les qualités de ses 2 ancêtres.

Avant d’être ainsi nommée, la race a vu le jour en Thaïlande où les croisements de chats siamois et burmese se faisaient souvent. Il semblerait que la première minette portant ainsi les caractères morphologiques de ses 2 parents soit arrivée aux États-Unis vers 1930.

Un croisement réussi

La race a été officiellement reconnue au Canada en 1965, on l’appelait alors le siamois doré.

À l’origine, les chats siamois ayant servi au croisement avec les chats burmese étaient plus ronds que les standards actuels attendus. Leur ossature était plus forte et leurs yeux d’un bleu clair. Inversement, les burmese étaient moins robustes qu’aujourd’hui, finalement ces 2 races étaient alors très semblables.
Dans une portée de tonkinois obtenue par mariage de deux tonkinois, ¼ des petits portent les caractéristiques des anciens siamois, ¼ celles des anciens burmese et ½ sont de véritables tonkinois.
Les nostalgiques des premiers chats siamois ou burmese se tournent aujourd’hui vers ces chatons. En France le croisement siamois-burmese n’est plus autorisé depuis quelques années. Les tonkinois sont reproduits entre eux ou mariés avec un burmese anglais ou un asian longhair.

Le chat « parfait »

Le tonkinois est un chat de taille moyenne, élégant et athlétique.
Sa musculature est dense et ses pattes plutôt fines. La tête a une forme arrondie, le nez est légèrement bombé et les oreilles sont un peu arrondies. Les yeux sont en forme d’amande de couleur bleu ou ambre.
Le poil du tonkinois est court le plus souvent, parfois mi-long. La fourrure est d’une grande douceur, brillante et soyeuse. Elle rappelle celle du vison d’où le nom donné à la robe la plus recherchée du tonkinois, le mink. Les robes obtenues par croisement entre le colour point du siamois et le sepia du burmese sont en effet le colorpoint, avec des yeux bleus, le sepia, avec des yeux verts à dorés, ou encore le mink, robe typique du tonkinois aux yeux aigue-marine.

Un chat très sociable

Comme pour ses caractères morphologiques, le tonkinois est vraiment le compromis entre le caractère parfois excessif du siamois et la placidité du burmese.
Il est actif et attaché à ses maîtres mais moins bavard et pot de colle que le siamois. Il est très affectueux et câlin.
Ce chat s’entend avec les autres animaux et adore jouer avec les enfants. C’est un sportif qui a besoin de se dépenser et ne manque pas d’intelligence.
Il sait se faire comprendre et obtenir ce qu’il veut et fait preuve d’une grande curiosité. Ainsi il ne serait pas surprenant qu’il apprenne rapidement à ouvrir la porte de la pièce que vous lui interdirez…

Attachant et d’une grande beauté, le tonkinois est un chat exceptionnel encore trop rare en France.

Dr Céline Lacourt

 

 

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Le Drahthaar

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Chien de chasse aux qualités polyvalentes, il est également appelé braque allemand à poil dur.
Cette race est issue de croisements entre plusieurs chiens à poil dur comme le griffon Korthals, le Pudelpointer avec le braque allemand à poil court.

Un élevage relativement récent

La sélection de ce chien alliant efficacité et caractère commence à la fin du XIXe siècle.
Le Drahthaar est un chien musclé et harmonieux. Sa silhouette dégage une impression de résistance et de solidité.
Sa tête porte des sourcils fournis et une petite barbe qui lui donne l’aspect d’un vieux sage. Le crâne est plat et le stop bien marqué.

C’est un chien de grande taille qui peut mesurer jusqu’à 67 cm pour un mâle de 30 kg. La robe varie du rouan foncé au marron, mélangée de blanc, avec ou sans taches. Le poil est dur et dense, lui offrant une grande résistance aux intempéries. Les yeux sont sombres et la queue est portée horizontalement ou légèrement vers le haut.

Un chasseur émérite

Le Drahthaar excelle dans toutes les disciplines de la chasse : arrêt, rapporteur ou chien courant. Les chasseurs ont coutume de dire qu’avoir un Drahthaar est comme d’avoir trois chiens. Cependant, en France, on le plébiscite surtout pour ses qualités de chien d’arrêt dans les bois, les zones humides et les plaines.

C’est un chien souple et endurant. Fin limier, il déniche facilement le gibier et prend plaisir à ses balades sportives dont il a d’ailleurs grand besoin pour dépenser sa belle énergie.

D’un caractère doux et patient, le Drahthaar se montre également un très bon chien de compagnie. Très attaché à son maître, il aime jouer avec les enfants et saura défendre les membres de son foyer. Une éducation solide en fait un parfait compagnon car il a une bonne mémoire et comprend vite ce que l’on attend de lui. Il peut se montrer timide avec les étrangers.

Un gourmand à surveiller

Le Drahthaar est un chien qui a bon appétit et qui aime les bons petits plats. Il convient de lui proposer une alimentation équilibrée, surtout en dehors de la saison de chasse où son activité est forcément réduite. Il a une tendance à prendre du poids si la surveillance de ses repas n’est pas suffisante.

Chien rustique, il ne demande pas d’entretien particulier et présente une espérance de vie de 14 ans en moyenne.

On compte actuellement environ 10000 drahthaars en France, surtout utilisés pour la chasse. Mais cette race mérite d’être mieux connue car s’il a un besoin évident d’exercice, le Drahthaar fait un formidable chien de compagnie.

Dr Céline Lacourt

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Le Cornish Rex

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Un petit nouveau attachant

Race récente, issue d’une mutation génétique, ce chat, au poil ras et court, est sympathique et attachant.

C’est en 1950 que l’un des petits d’une minette des Cornouailles naît avec cette allure de chauve-souris : grandes oreilles et poil ras bouclé. La propriétaire, par ailleurs éleveuse de lapins astrex et conseillée par des généticiens, décide d’accoupler le jeune mâle à sa mère, porteuse du gène mutant. La nouvelle race est baptisée cornish rex. Cornish pour Cornouailles et Rex parce que ce poil court et bouclé rappelle celui des lapins de notre éleveuse, les astrex.

Les chats au poil court issus de la première portée furent croisés avec des burmese et des british shorthair. Il fallait en effet veiller à éviter la consanguinité et cela permit également d’apporter de nouvelles robes à cette jeune race. C’est ensuite aux Etats Unis, dans les années 1960, avec des croisements de races à ossature très fine comme les orientaux que la race se développe réellement. Elle rencontre rapidement un franc succès.

 

Un chat élancé à la robe particulière…

Le cornish rex a un corps levretté et de grandes oreilles qui le rendent incomparable. Sa silhouette fine est renforcée par une musculature développée et harmonieuse.

La tête est assez caractéristique avec un crâne rond, portant des grands yeux ovales. Les vibrisses (moustaches et sourcils) sont frisées. Les grandes oreilles ont une forme conique et sont placées haut sur la tête. La plupart du temps, elles sont glabres. La queue est assez longue, tout comme les pattes.

Le poil du cornish est court et fin bien que fourni, il est extrêmement doux et soyeux. Il est bouclé, formant de grandes ondulations aussi bien sur le corps que sur la queue ou les pattes. Il n’y a pas de sous-poil. Toutes les couleurs existent.

 

…équilibré et doux

Le cornish rex est un chat très intelligent, attaché à son maître. On dit souvent qu’il n’a qu’un maître d’ailleurs.

Il apprécie les longues discussions avec ce dernier qui doit accepter son miaulement intense et strident caractéristique. Il peut se montrer excentrique.

C’est un chat athlétique et rapide qui aime jouer tout au long de sa vie. Tendre et affectueux, il raffole des séances de câlins et sait saisir les mains de son maître entre ses pattes pour en demander davantage.

Le cornish est un chat qui vit très bien en appartement et ce d’autant plus que sa toison légère ne le protège guère du froid. Un de ses traits de caractère est enfin son grand appétit !

Dr Céline Lacourt

 

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Zoom sur le labradoodle

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Le labradoodle, késako ?

Parmi les chiens utilisés par l’école des chiens guides de Paris, on trouve un chien étonnant, appelé le labradoodle.

L’idée de ce croisement entre un labarador et un caniche royal est récente et les premiers chiots sont nés dans les années 1980.

Une jeune race

C’est en cherchant à obtenir à chien perdant moins ses poils, et donc qui serait plus « hypoallergénique » que l’expérience est née. Un éleveur australien tente l’expérience, souhaitant offrir un chien guide à une amie aveugle dont le mari était fortement allergique. Bien sûr, tous les labradoodle ne sont pas égaux face à la perte de poils. Cependant, l’idée de pouvoir proposer un chien guide à une personne malvoyante et allergique est rendue possible grâce à cette race.

Un étrange animal aux poils bouclés

Le Labradoodle est un chien assez grand, d’une cinquantaine de centimètres au garrot et pesant 20 à 25 kg en moyenne. En réalité, il existe comme pour le caniche, différente taille mais les chiens privilégiés par les écoles de chiens guides doivent être de taille moyenne. On retrouve des robes unies, aussi bien celle du caniche (gris, abricot ou blanc) que du labrador (sable, noir ou chocolat). Le poil est mi-long, bouclé, et le labradoodle en perd très peu. Son pelage le protège aussi bien des températures froides que des chaleurs. Ce chien robuste ne présente pas de fragilité particulière.

Comme tous les hybrides, il convient de respecter des règles strictes en matière de reproduction et du choix des géniteurs. Les éleveurs doivent rester vigilants dans le choix des mariages afin de maintenir un caractère équilibré chez les chiots et d’essayer de maintenir cette caractéristique pilaire sur la majorité d’entre eux.

Un bon chien guide

Le labradoodle est un chien calme qui s’adapte à une vie en appartement. Cette qualité est recherchée pour le chien guide dont l’humeur doit être stable et qui doit pouvoir rester discret en accompagnant son maître partout. Attaché à son maître et désireux de lui plaire, il « travaille » par plaisir et comprend rapidement ce que l’on attend de lui. C’est un chien intelligent. Il s’entend avec les enfants et les autres animaux et apprécie de jouer et de se faire câliner. Sociable, le labradoodle n’est pas un très bon chien de garde et n’apprécie guère de rester seul. Cela tombe bien puisque son plastron de chien guide lui ouvre les portes que prend son maître !

À l’heure actuelle, les principaux élevages de labradoodle sont en Australie et aux États Unis mais on en compte quelques-uns en France. Pour le moment, le labradoodle n’est pas considéré comme une véritable race par la fédération Cynologique Internationale.

Dr Céline Lacourt

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Il faut sauver le rhinocéros blanc !

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le rhinocéros blanc

La sonnette d’alarme est tirée depuis longtemps et les efforts des associations retardent l’échéance mais cet animal unique est menacé d’extinction.

Le rhinocéros blanc fait partie des rhinocerotidae. Contrairement à ce que son nom laisse penser, notre animal est gris. Son nom vient d’une erreur de compréhension par les colons britanniques du terme widjie, donné par les Néerlandais et qui signifie large, en référence à la lèvre droite du rhino blanc différente de celle en bec de son cousin le rhinocéros noir.

Ses oreilles sont également plus grandes et pointues. Son museau est large et raccourci, avec une bosse sur le cou.

Sa corne antérieure est la plus longue de tous les rhinocéros et atteint en moyenne 90 cm. La deuxième est plus courte.

Le rhino blanc peut mesurer jusqu’à 4 m de long, sans compter sa queue et peser jusqu’à 3000kg. Il mesure en moyenne 1.80m au garrot.

D’une musculature impressionnante, il peut charger à 50 km/h et se montrer très agile.

Un herbivore tranquille

Le rhinocéros blanc se nourrit d’herbe, s’aidant de sa corne pour déblayer le terrain. Il possède un odorat très développé mais porterait bien des lunettes tant sa vue est hésitante à 20 m !

Sa durée de vie est d’environ une cinquantaine d’années. Les femelles s’accouplent dès l’âge de 5 ans et peuvent avoir un petit tous les 5/6 ans. Les mâles, eux, doivent prouver leur valeur contre les anciens et s’accouplent en général plus tardivement, vers 10 ans.

La gestation dure 16 mois et le bébé rhinocéros pèse une petite quarantaine de kilos à la naissance. Il tète sa mère pendant environ 1 an bien qu’il commence à brouter vers l’âge de 2 mois.

Les jeunes se font chasser des mères lorsqu’elles attendent un nouveau petit et ils vivent en groupes. Par la suite, on croise des mâles adultes plutôt solitaires, ou des femelles accompagnées de leurs petits.

Ils dorment en général pendant la journée et s’activent au coucher du soleil.

Un animal menacé

On distingue deux sous-espèces chez le rhinocéros blanc, toutes deux vivant dans la savane africaine.

Le rhino blanc du sud-est encore présent dans de nombreuses réserves, bien que le nombre d’individus diminue dangereusement. On en compterait environ 15000 à l’état naturel, et 740 en captivité, où ils se reproduisent.

Le rhino blanc du nord est proche de l’extinction. On en dénombre hélas plus que 3, Sudan, sa femelle Nijain et leur fille Fatu, qui vivent dans une réserve kenyane. Une campagne sur internet essaie de sensibiliser les pays sur le danger de disparition de cette sous-espèce, danger qui s’étend d’ailleurs aux deux…

Le rhinocéros blanc est moins agressif que le noir. Il se laisse plus facilement approcher ce qui en fait un gibier plus facile pour les chasseurs et ceci explique sa diminution.

C’est une fois encore le commerce de l’ivoire et la convoitise de l’homme pour leur corne qui causent la perte d’une espèce de plus sur notre planète. Et les mots

manquent pour évoquer ce massacre en mars 2017, dans un parc zoologique, aux portes de Paris, d’un jeune rhinocéros blanc, tué par balles et dépouillé de sa corne…

Dr Céline Lacourt

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Zoom sur la pipistrelle

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Une petite chauve-souris

Admirées ou craintes, les chauves-souris dépendent de l’état écologique d’une région, étant directement impactées par toute dégradation de ce dernier.

La pipistrelle mesure à peine quelques centimètres, queue comprise !
Cet animal au nom chantant porte un pelage brun-roux sur le dos, un peu plus gris sous le ventre. Son museau, ses courtes oreilles et ses petites ailes sont noires. Ses pattes et sa queue ne portent pas de poils.
Elle vit le plus souvent à proximité des habitations humaines, dans les villages et les grandes villes mais on peut également la retrouver dans les parcs et les forêts jusqu’à 2000m d’altitude. La pipistrelle reste au repos le jour et s’élance pour chasser la nuit tombée. Elle peut ingurgiter jusqu’à 600 moustiques en une nuit !

Avec des mains pour s’envoler et des oreilles GPS

Comme toute chauve-souris, la pipistrelle appartient à l’ordre des chiroptères. Les ailes des chauves-souris sont en fait composées d’une main, avec de longues phalanges reliées entre elles par une membrane appelée le patagium.
Cette aile permet à la chauve-souris à la fois de planer et de réguler sa température. En effet, en vol, la température de la chauve-souris augmente mais lorsqu’elle fait circuler le sang dans ses ailes, l’air frais refroidit ce dernier et la température de notre animal peut redescendre.
La chauve-souris peut voler à 50 km/heure et elle est très agile. En effet, elle émet des ultrasons qui se réfléchissent sur les obstacles et s’en trouvent modifiés. C’est grâce à leur analyse que la chauve-souris se repère, et piste les insectes dont elle va se nourrir.

Des mammifères

Longtemps considérées comme des oiseaux, les chauves-souris sont pourtant des mammifères.

La pipistrelle vit en moyenne 17 ans et atteint sa maturité sexuelle dès la première année. Les parades sexuelles ont lieu en septembre et les mises bas au début de l’été, les femelles se regroupant dès le printemps en colonie.
Nés sans poil, les petits ouvrent les yeux vers le 4e jour et tentent leur premier vol à un mois. Une enfance accélérée donc pour ces jeunes qui quittent leurs mères à la fin de l’été.
En hiver, la pipistrelle entre en hibernation de mi-novembre à mars, se réfugiant dans des arbres creux ou des failles de pierre.

La pipistrelle est la plus petite des 34 espèces de chauve-souris recensées en Europe et la plus courante sur notre territoire. Très sensibles aux pressions liées à l’activité humaine, les populations de chauve-souris ont fortement décliné ces dernières années et toutes les espèces sont désormais protégées en France.

Dr Céline Lacourt

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Zoom sur le lynx

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Le lynx

Mis à l’honneur par la Fondation Nature et Découverte et sa course « Le défi des foulées 2017 » fin mai, le lynx est un petit félin dont la présence en France reste à préserver.

Le lynx était déjà présent en Europe à l’époque de l’âge de pierre. On le retrouve sur les peintures pariétales notamment à Lascaux.

Le seul félin sauvage européen

Le lynx présente une fourrure épaisse, tachetée de noir, ainsi qu’une queue très courte terminée d’une touffe noire. Le pelage de son ventre est blanc. Quelle que soit la saison, il est très difficile de l’apercevoir car son pelage est plutôt roux en été et devient beige l’hiver. Il pèse environ 20 kg et mesure une soixantaine de centimètres au garrot. L’espèce a complètement disparu au XIXe siècle. Son retour en France a commencé dans le Jura grâce à l’arrivée de lynx venus de Suisse dans les années 1970. Plusieurs programmes de réintroduction et de sauvegardes ont permis d’étoffer la population et aujourd’hui, on dénombre une centaine de lynx en France et en Suisse, et environ 9 000 individus en Europe.

Un sprinteur noctambule et solitaire

Le lynx est un félin sportif. Il se déplace surtout la nuit et peut parcourir une bonne vingtaine de kilomètres. Il vit surtout dans les montagnes boisées, les forêts et se déplace avec agilité sur les rochers. Chasseur redoutable, il sévit à l’aube ou au crépuscule. Cet animal possède une ouïe très développée et une excellente vision nocturne lui permettant de repérer ses proies facilement, jusqu’à 300 mètres ! Son pelage se fond dans le paysage et il approche sa proie discrètement avant de lui bondir dessus. Son point faible est hélas sa résistance de fond. C’est pourquoi il tente d’approcher le plus possible de sa proie, augmentant ainsi ses chances de succès.

En Europe, le chevreuil et le chamois sont les mets préférés du lynx. Le territoire du lynx est généralement très étendu. Il vit seul et plusieurs kilomètres le séparent souvent de ses congénères. La période de reproduction est la seule durant laquelle les lynx se rencontrent. L’éloignement et le petit nombre d’individus présents en Europe renforcent la difficulté pour les lynx de se retrouver et il existe un risque de consanguinité non négligeable. Mâles et femelles se rejoignent s’appelant mutuellement par des cris stridents. Après 70 jours de gestation, la femelle lynx donne naissance en général à 2 petits qui vivront avec elle pendant toute une année. Les petits sont très fragiles et le taux de mortalité est de 50 %. Cette menace ainsi que le petit nombre d’individus présents en Europe rendent fragile la pérennité de l’espèce.

Le défi des foulées organisé par la Fondation Nature et Découvertes a permis de récolter 22 368 euros. Mais le lynx est une race qui reste vulnérable et menacée. Ce serait dommage que ce félin sauvage disparaisse de notre pays.

Dr Céline Lacourt

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Le Loulou de Poméranie

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Un petit spitz

Longue fourrure et tête de nounours, ce chien, appelé également Spitz nain, en fait craquer plus d’un.

Le Loulou est originaire du nord de la Russie, de Sibérie. C’est une des races les plus anciennes. Il descendrait de chiens de type Loup-Spitz ayant migré en Poméranie (entre l’Allemagne et la Pologne).

Un chien des plaines froides

Les premiers chiens étaient utilisés comme chiens de traîneau ou de garde. Par la suite, les chiens les plus petits ont été gardés comme compagnons et croisés afin de conserver ce caractère de petite taille.

Les chiens d’origine pesaient en effet 14 kg alors qu’aujourd’hui, les Loulous adultes pèsent moins de 3 kg pour 25 cm environ. Ce n’est qu’à la fin du XVIII siècle que la race apparaît en Angleterre. Après avoir séduit la monarchie anglaise et notamment la reine Victoria, elle se développe et voit sa popularité grimper.

Une peluche affectueuse

Le Loulou porte une fourrure longue et abondante, avec une belle collerette et une queue bien touffue, portée rabattue et roulée sur le dos. Le sous-poil est très dense, permettant à ses ancêtres de vivre dans des climats rudes.
Sa tête et ses oreilles pointues rappellent celle du renard. Il a le regard espiègle et la démarche élégante. Sa robe peut être orange, noire, brune, blanche ou grise.

Si ce chien est plutôt robuste (il peut vivre une bonne dizaine d’années), il nécessite un toilettage régulier, surtout en période de mue, sous peine de voir sa belle fourrure emmêlée inextricablement. Il faut l’habituer dès son jeune âge à ce moment de brossage qui peut devenir un beau moment de complicité plutôt que la corvée pour maître et chien.

Il a également tendance à prendre du poids et il faut rester attentif à son alimentation d’autant que ses petites pattes ne sont pas faites pour supporter un poids excessif.

Un chien dynamique et intelligent

Ses yeux brillants ne mentent pas, le loulou est un chien loyal, très intelligent et qui excelle dans les épreuves d’obéissance. Il est fidèle et attaché à sa famille et déborde d’énergie, compensant sa petite taille par un dynamisme contagieux.

Il peut tout à fait habiter en appartement mais il faut veiller à lui proposer suffisamment d’exercice. Sans être naturellement craintif ni agressif, le Loulou reste méfiant envers les inconnus et aboie énormément. Il peut ainsi faire office de chien d’alerte et a de fait été ironiquement surnommé le « chien de concierge ».

Dr Céline Lacourt

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La reproduction des tortues de mer

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Des espèces en danger

Les tortues marines sont présentes dans tous les océans du monde à l’exception de l’océan Arctique. Mais la pollution, le braconnage, le réchauffement climatique et la disparition des zones de ponte font que les tortues de mer sont vulnérables et que leur sauvegarde devient réellement nécessaire.

La reproduction

La période de reproduction des tortues commence vers l’âge de 15 ans. Elle dure environ deux mois chaque année, pendant lesquels les accouplements peuvent se succéder. La femelle peut d’ailleurs conserver des spermatozoïdes dans une poche pour une fécondation différée.

Les tortues se réunissent dans la mer à proximité des plages pour cette période d’accouplement qui a lieu une fois par an et toujours au même endroit. En effet, les femelles pondent sur le lieu même de leur propre naissance à une centaine de mètres près.

La ponte

Environ un mois plus tard, les femelles sortent de l’eau, de préférence la nuit afin d’éviter de s’exposer trop au soleil, et creusent un trou sur le sable pour y déposer une centaine d’œufs avant de les recouvrir et de regagner l’eau. Une femelle peut ainsi sortir et pondre 2 à 3 fois par saison de ponte. La ponte peut durer très longtemps, parfois plusieurs heures, pendant lesquelles Madame tortue ne doit pas être dérangée. La femelle choisit un endroit à l’abri de l’humidité, souvent sur un terrain en pente vers la mer, et plutôt éclairé.

L’incubation dure ensuite entre 6 et 8 semaines et les œufs vont tous éclore en même temps.

L’éclosion

Le sexe des tortues est influencé par la température pendant ces semaines d’incubation. Une fourchette haute voit naître des femelles alors que des températures inférieures favorisent la naissance des mâles. Ce phénomène, associé au réchauffement climatique, explique que les chercheurs observent de moins en moins de mâles.

Afin de privilégier la survie de l’espèce, l’éclosion a généralement lieu la nuit, lorsque la luminosité et la température baissent. Hélas, par temps couvert, une éclosion en fin de journée fait le bonheur des prédateurs aux aguets.

Le parcours du combattant

Après l’éclosion des œufs, les petits, déjà capables de se nourrir seuls, se dirigent vers la mer où ils nagent plusieurs jours avant d’atteindre leur stade de développement suivant.

Dangers de ce trajet du nid vers la mer, dangers dans les courants des premiers mètres d’eau à franchir, dangers des prédateurs marins…

La mortalité pendant les 2 premières années est extrêmement importante. On considère que moins de 1% des œufs déposés sur la plage permettront la présence d’un adulte reproducteur…

Un mode de reproduction qui accentue la fragilité de cette espèce.

Dr Céline Lacourt

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8 bonnes (?) raisons d’adopter un cochon d’Inde

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1/ Vous ne pouvez pas trouver plus mignon
Sa jolie bouille innocente, ses yeux ronds perpétuellement étonnés, ses petits couinements adorables, … ne cherchez pas : aucun autre animal ne présente un tel mix de candeur et de gentillesse.

2/ Vous allez pouvoir lui créer un compte instagram
Vous rivaliserez ainsi avec quelques unes des plus grandes stars d’instagram que sont Fuzberta, Ludwig et BouBou (voir article la folie des cochons d’Inde)

3/ Vous n’aurez plus besoin d’alarme
Le fameux Couic Couic du cochon d’inde faisant fuir n’importe quel voleur, surtout si il s’attaque au bac à légume du frigo.

4/ Vous mangerez enfin 5 fruits et légumes par jour
Le cochon d’inde se nourrit principalement de foin et de végétaux. Concombre, endives, pastèque, pommes, … votre primeur va vous voir souvent !

5/ vous allez pouvoir exercer vos talents d’architecte
Une grande cage pour cochon d’inde c’est bien,mais un parc avec différents espaces, des cabanes et autre recoins : c’est mieux. Construisez leur un véritable petit paradis, ils le méritent !

6/ Vous allez dormir du sommeil du juste
Contrairement au hamster qui aime tourner dans sa petite roue la nuit, le cochon d’inde est un animal diurne. Il ne viendra pas non plus vous grignoter les orteils comme certains chats et vous pourrez même faire la grasse matinée car vous n’avez pas besoin de le sortir comme un chien. Alors dormez !

7/ Vous pourrez voyager  facilement
Même si le cochon d’inde n’est pas un grand voyageur, vous pourrez tout de même l’emmener parfois avec vous, dans le train par exemple, dans un petite boite de transport et ce, sans supplément. Plus pratique qu’un berger allemand donc.

8/ Vous vous ferez de nouveaux amis
Il existe une grande communauté de fans de cochon d’inde. Grâce aux groupes Facebook  et aux forums sur les sites spécialisés, vous pourrez rencontrer plein de nouveaux amis partageant la même passion pour ces petites boules de poils.

Alors, convaincus ?

 

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