Z le Chien et ses amis » Blog Archives

Tag Archives: santé

Mes Z'infos Santé

Les soins quotidiens

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

Les petits gestes à ne pas oublier

Adopter un animal de compagnie, c’est s’engager à veiller sur lui tout au long de sa vie, à s’occuper de son bien-être.

Une gamelle bien remplie, des visites régulières chez son vétérinaire préféré, des sorties nombreuses pour les chiens, une litière propre pour les chats, une cage changée régulièrement pour certains, et des câlins à profusion pour tout le monde !

Il ne faut pas non plus oublier les petits gestes du quotidien. Ces soins ne sont pas compliqués à mettre en place. En revanche, il vaut mieux y habituer votre compagnon dès son plus jeune âge, en commençant progressivement par des séances plus courtes.

Un brossage régulier

Si une visite chez le toiletteur ne s’impose pas nécessairement, le brossage régulier est indispensable à votre animal. Il permet de retirer les poils morts. La fréquence de ce brossage va dépendre de la longueur des poils et de la saison (plus souvent en période de mue). Les poils s’agglutinent et peuvent former des bourres indémêlables, surtout lorsque le pelage est laineux. Pour les chats qui portent un soin particulier à leur toilette, l’ingestion de ces poils provoque des vomissements, voir des constipations. Enfin, un pelage non entretenu favorise l’apparition de maladies cutanées.

Le choix de la brosse dépend à la fois de la densité et de la longueur du poil. Pour un chinchilla, une petite brosse souple suffit, mais chez le berger des Pyrénées, il vaut mieux utiliser une brosse dure avec des crans plus longs. Attention à certaines brosses blessantes, aux crochets recourbés. La brosse à rangée de dents uniques, courtes, fines et serrées, en métal, est la plus polyvalente. Elle ne blesse pas la peau, n’arrache pas le poil mais retire efficacement une grande quantité de poils morts alliant l’action mécanique à l’action électrostatique. Le brossage est aussi l’occasion d’inspecter la peau de votre animal, à la recherche de parasites.

Épilation et nettoyage des oreilles

La présence de poils gêne l’aération naturelle du conduit et peut entraîner l’apparition d’otites. Il convient de les épiler régulièrement. On peut procéder par petites tractions avec les doigts, ou bien utiliser une pince à épiler. Il peut être difficile d’épiler les deux conduits dans la foulée car le geste n’est somme toute pas des plus agréable et parfois, il est plus facile de le faire accepter au chien en deux temps. Une fois le conduit épilé, il doit être nettoyé, surtout sur les animaux plus sensibles aux otites (races prédisposées ou sensibilité individuelle). Pour cela, on remplit le conduit auditif avec un produit adapté et conseillé par votre vétérinaire. On masse de façon à bien faire remonter les sérosités accumulées dans le fond de l’oreille. Ensuite, on essuie ce qui ressort à l’aide d’un coton, ou d’une compresse enroulée autour du doigt. L’usage des cotons-tiges est à proscrire absolument. On peut former un bouchon difficile à dégager.

Nettoyage des yeux

Ce soin concerne les animaux aux nez courts (chat persan, bouledogue…), les animaux dont les canaux lacrymaux sont bouchés, et les plus sensibles (les chats roux ou blancs, les animaux aux yeux clairs).

Il faut éviter la persistance d’une région humide liée à l’écoulement des larmes au coin des yeux. Ce soin limite le risque de conjonctivite secondaire. On peut utiliser une lotion, des lingettes ou bien un gel, sur les conseils de votre vétérinaire. La lotion est directement versée sur l’œil que l’on nettoie ensuite, de l’intérieur vers l’extérieur avec un petit morceau de papier toilette. Le coton laisse des fibres, certaines compresses peuvent être irritantes. Lorsque l’on utilise du gel, il peut être versé sur le papier avant de nettoyer l’œil.

Nettoyage des plis

Certaines races, de chiens en particulier, présentent de nombreux plis sur la tête notamment. Ces plis demeurent humides et peu aérés, terrain propice au développement de certaines bactéries et lieu d’apparition des dermites. Il ne faut pas oublier les sharpei, dont les plis ne se limitent pas à la tête, les espaces interdigités (entre les coussinets), ou, chez les lapins par exemple, les replis de part et d’autre des bourses ou de la vulve. Chaque animal a sa morphologie, à vous de repérer ces zones sensibles. Il faut les nettoyer régulièrement et surtout les sécher en douceur, en veiller à ne jamais irriter la peau. Chasse aux épillets aussi dans ces plis, surtout entre les coussinets !

Coupe des griffes

Ce soin n’est pas forcément nécessaire pour tous les animaux. En effet, le chien sportif usera naturellement ses griffes, tout comme le chat qui adore les  faire sur le tronc d’arbre du jardin. Mais le lapin qui ne sort que dans votre salon, le chat d’appartement qui boude son griffoir ou encore le vieux toutou qui se déplace de moins en moins, peuvent avoir besoin d’une séance manucure.

Les griffes sont formées d’une partie irriguée et sensible à la base du doigt. Il ne faut couper que la partie extrême, qui ne comporte ni vaisseau, ni terminaison nerveuse. Sur une griffe blanche, c’est simple. On voit par transparence la partie rosée, à laquelle il ne faut pas toucher, et la partie transparente, au bout. C’est celle-ci que l’on peut couper. L’utilisation d’un coupe griffe en forme d’une paire de ciseaux est la plus facile, rapide et efficace. Il faut bien sûr le choisir adapté à votre compagnon. Les griffes du berger allemand sont plus dures que celles du lapin ! Sur une griffe noire, il est parfois plus prudent de faire un tour chez le vétérinaire ou le toiletteur. En général, en coupant ¼ tous les mois, on ne risque pas de couper trop court. Si tel est le cas, pas de panique, une petite compression et la pose d’un petit pansement temporaire suffit à régler le problème.

Dr Céline Lacourt

Enregistrer

Insolite Mes Z'histoires Portraits Santé

Pearl le chien obèse

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

Bonjour, je m’appelle Pearl,

ça veut dire perle en anglais. Et c’est vrai que je suis une perle,

mais surtout, j’étais devenue une très grosse perle…

Comment en étais-je arrivée là ? Je ne sais pas. Trop de friandises, pas assez d’exercices, c’est un cercle vicieux.

Il faut dire que je suis très gourmande. Et ma maitresse me laissait manger, manger et manger encore…

Un jour le verdict tomba : il fallait absolument que je perde du poids, ma vie en dépendait.

Je me mis donc au sport, mais c’était difficile car je ne pouvais plus bouger depuis si longtemps…

Je m’essayais à l’aquagym, à l’hydrothérapie, …

Et je m’inscrit même à un programme pour perdre du poids

Croyez moi, ce fut laborieux et parfois j’étais tentée de jeter l’éponge. Pourtant les résultats commençaient à se faire sentir.

Alors je me reprenais bien vite et continuais mes exercices et mon régime.

Maintenant j’ai repris goût à la vie, je reprends soin de moi : manucure, pédicure, j’adore !

Ma maitresse est tellement fière de moi !

Et surtout j’ai retrouvé le plaisir des promenades dans la nature, la vie quoi !

Alors un conseil à ceux qui me lisent: ne perdez pas espoir, une autre vie est possible !
Signé Pearl, la bien nommée

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Mes Z'infos Santé

Paroles de docteur : l’épilepsie

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

Crises épileptiformes

Une crise convulsive chez le chien fait rapidement penser à l’épilepsie. Ce n’est pourtant pas la seule cause possible et d’autres maladies peuvent se révéler ainsi.

On parle déjà de symptômes convulsifs lorsqu’un chien (les cavalier king charles y sont particulièrement prédisposés) cherche à « gober des mouches ». Si cette habitude qui prête souvent à sourire n’inquiète pas vraiment les propriétaires, c’est pourtant déjà un signe d’alerte. La crise convulsive peut bien sûr être plus forte allant du simple raidissement des membres à des tremblements plus ou moins marqués. Elle peut s’accompagner de perte d’équilibre voire de chutes et parfois de pertes de conscience. Elle peut durer de quelques secondes à quelques minutes et le chien peut uriner et saliver en abondance même si ce n’est pas systématique. Souvent, elle est précédée par un changement de comportement de l’animal. Il peut s’agiter, tourner en rond et sembler inquiet. Après la crise, l’animal est fatigué, parfois désorienté.

Il convient de consulter votre vétérinaire dès la première crise observée, dès que le chien cherche à « gober des mouches » si vous le surprenez croquant dans le vide.

Plusieurs origines possibles

L’épilepsie primaire existe chez le chien. Elle apparaît en général à partir de 2 ans, sur des animaux par ailleurs en parfaite santé. C’est la réalisation d’examens secondaires (prise de sang, scanner, ponction de liquide céphalo-rachidien) qui permet d’éliminer les autres causes et de poser le diagnostic d’épilepsie primaire. Certaines races sont prédisposées comme le labrador, le golden retriever, le berger allemand ou encore le boxer.

D’autres maladies se manifestent par des crises convulsives que l’on appelle crises épileptiformes. Il s’agit de traumatismes crâniens, de tumeurs cérébrales, de problèmes hépatiques ou rénaux, d’intoxications, parfois d’infections ou encore d’hypoglycémie. Ces nombreuses hypothèses expliquent la nécessité pour le vétérinaire de pratiquer plusieurs examens avant de proposer un traitement en fonction du diagnostic.

Que faire face à une crise ?

Lorsque la crise se produit, il est important de mettre le chien en sécurité, c’est-à-dire d’éviter qu’il ne se blesse. Il faut donc retirer les objets contre lesquels il pourrait se cogner, l’éloigner des escaliers… Le chien ne risque pas d’avaler sa langue. Donc, contrairement à ce que l’on a l’habitude de faire chez l’homme, inutile de la lui maintenir, il risquerait de vous mordre involontairement.

Les crises sont aggravées par les stimulations sensorielles. Il faut donc les limiter : coupez radio ou téléviseurs, éteignez les lumières, ne parlez pas près de l’animal et évitez de le toucher. La crise est souvent impressionnante, il peut être préférable d’éloigner les enfants ou les personnes sensibles. Si votre vétérinaire vous a prescrit un anticonvulsif (comme le Valium), vous pouvez lui administrer directement dans l’anus. L’effet est très rapide. Il est utile de chronométrer la durée de la crise et de la filmer, surtout si c’est la première. Votre vétérinaire sera intéressé par ces renseignements.

Dr Céline Lacourt

 

Mes Z'infos Santé

Le BARF

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

Le BARF c’est quoi ?

BARF est l’acronyme de Bones And Raw Food qui signifie « os et viande fraiche ». Cette forme d’alimentation se rapproche le plus possible de celle des canidés sauvages, c’est à dire un régime principalement carnivore et cru.

Bienfaits

Les bienfaits pour la santé sont nombreux : meilleure haleine, dents plus saines, beau poil, vivacité, longévité. Le plaisir gustatif du chien est également un des avantages de ce type d’alimentation.

alimentation-barf-du-chien

BARF mode d’emploi

La ration type doit représenter environ 3% du poids du chien. Par exemple, pour un chien de taille moyenne pesant 20kg, on devra donner une ration d’environ 600g.

Cette ration type se compose au trois quart de viande et os charnus, c’est à dire encore attachés à la viande. (Ne surtout jamais donner d’os cuits.)
A cette base on ajoute des abats (10%), des légumes et fruits réduits en purée (15%) et des compléments tels que de l’huile de saumon (une cuillère à soupe) ou de l’huile végétale, un oeuf de temps en temps, de la levure de bière, parfois un peu de yaourt.

Votre chien vous remerciera !

Pour en savoir plus je vous invite à visiter le site le-barf-pour-mes-chiens

 

 

 

Mes Z'infos Santé

La saison des gastro

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

La saison des gastro-entérites, pour eux aussi…

Si nous connaissons les règles qui permettent de l’éviter, n’oublions pas que les gastro-entérite peuvent aussi concerner nos compagnons.

Nos amis canins sont, pour la plupart, très amicaux. Et lorsqu’ils se croisent en balade, ils manquent rarement de se saluer. Hélas, cette politesse s’accompagne souvent d’un petit coup de nez sous la queue, siège de nombreux microbes. Comme si cela ne suffisait pas, ceux qui ne croisent personne sur leur chemin, prennent des nouvelles de leurs copains en reniflant les souvenirs laissés dans le caniveau. Et c’est ainsi que tout commence…

Perte d’appétit et maux de ventre…

Dans un premier temps, le propriétaire remarque une baisse d’appétit. Bien sûr, certains gourmands ne présentent que peu ce symptôme mais Tchoupi vient-il toujours quémander ses friandises avec le même entrain ? Les douleurs abdominales peuvent être repérées par une position un peu voûtée. Le chien rentre sa queue entre les jambes, il a du mal à trouver sa position, l’arrière du dos est arrondi. Il est parfois possible d’entendre les gargouillements liés aux désordres intestinaux. Le vétérinaire pourra confirmer, à la palpation, l’abdomen tendu et la présence de selles liquides ou molles dans le gros intestin. Sans mise en place de mesures diététiques, diarrhées et vomissements apparaissent, ensemble ou séparément, parfois hémorragiques. Ils s’accompagnent de fatigue et on peut observer chez certains patients une poussée de fièvre.

Bon sens, patience,…et vigilance.

Les premières mesures à mettre en place sont bien évidemment le retrait des gamelles. Si l’animal souffre de diarrhée, il convient de retirer les croquettes. S’il vomit, c’est une diète complète qui est nécessaire. En effet, parfois la simple ingestion d’eau va provoquer un nouveau vomissement. Un pansement gastrique ou intestinal peut également être proposé. Si les symptômes persistent au-delà de 24h, la consultation vétérinaire s’impose. Un traitement antidiarrhéique et antiémétique sera prescrit, parfois associé à un anti-infectieux. Les jeunes animaux, comme les animaux souffrant de maladies chroniques ou encore les plus âgés sont plus vite affaiblis par une gastro-entérite. Les risques de déshydratation et de pertes en minéraux sont accrus.

Bien sûr, même si la contamination des copains et autres animaux du foyer est difficile à éviter, les mesures d’hygiène sont de rigueur. Et pour finir, certains germes ayant autant d’affinités pour les poilus que pour leurs propriétaires, nettoyage des mains et solution hydroalcoolique restent nos alliés.

Alors, courage, la grippe ne les concernera pas !

Dr Céline Lacourt

Mes Z'infos Santé

L’alimentation du chiot

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

Un élément primordial pour sa croissance

Longtemps sous-estimée, l’importance de la nutrition du chiot en croissance est maintenant avérée. Elle conditionne en effet son état de santé à l’âge adulte.
Comment proposer à notre chiot, un régime adapté, régulier et équilibré ?

chiot-alimentation2

Des besoins énergétiques importants

En quelques mois, au cours de sa croissance, le chiot va multiplier son poids par 20 pour les plus petites races et jusqu’à 100 pour les races géantes ! Les besoins énergétiques sont de ce fait beaucoup plus élevés que chez le chien adulte. Par ailleurs, la composition même de ces besoins nutritifs est différente. En effet, le chiot en croissance aura besoin d’un apport de protéines, de vitamines et de minéraux, en adéquation avec la construction de son squelette et de sa masse musculaire.
La plupart des aliments industriels couvrent ses besoins et permettent une alimentation équilibrée. En cas de ration ménagère, il convient de compléter le régime. Il est important de demander conseils au vétérinaire afin de choisir le complément adapté au chiot, à sa race et à son âge. Il existe malheureusement des cas de supplémentation à l’aveugle, excessive, pouvant également engendrer des pathologies.

chiot-alimentation

Un tube digestif en croissance lui aussi

Si le chiot commence à ingérer des aliments solides vers l’âge de 4 semaines, c’est vers 8 semaines que commence réellement la période post-sevrage au cours de laquelle l’alimentation doit être particulièrement surveillée. À côté de ses besoins liés à une croissance rapide, le chiot présente également la particularité d’avoir une capacité digestive moindre, tant en qualité qu’en quantité. Il est donc important que la qualité de l’alimentation qui lui est proposée, tout comme la taille de ses rations, permettent l’absorption des nutriments qui la composent. On fractionne ainsi en 3 à 4 repas la ration journalière du chiot au moment du sevrage. Progressivement et en général à partir de 4/5 mois, le chiot peut recevoir 2 repas par jour.

Un suivi et une adaptation régulière

La ration proposée dépend bien évidemment de l’âge du chiot, de sa race et de son poids adulte. La pesée régulière de l’animal est indispensable pour pouvoir ajuster le régime en cas de stagnation, de gain de poids trop important, de troubles digestifs. En moyenne, il est nécessaire de proposer un régime « croissance » jusqu’à ce que le chien ait atteint 90 % de son poids adulte. Bien sûr, cette décision est à adapter en fonction du risque de surpoids bien connu chez certaines races, du statut reproducteur de l’animal (les stérilisations précoces doivent absolument s’accompagner d’une modification de régime). Il est également indispensable de proposer au chiot de l’eau à volonté afin de prévenir tout risque de déshydratation et veiller au bon fonctionnement de ses jeunes reins.

Dr Céline Lacourt

Mes Z'infos Santé

Danger dans l’herbe

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

Gare aux épillets

Les épillets sont de petits végétaux dont la forme rappelle celle des épis de blé. Ils s’accrochent facilement aux poils de nos compagnons et peuvent être à l’origine de problèmes graves nécessitant l’intervention chirurgicale du vétérinaire.

De retour de promenade, spécialement en cette saison et après une balade dans les herbes hautes, il est important de prendre le temps de bien examiner son chien. Outre les éventuels parasites (tiques en particulier) que vous pourrez retirer avant tout danger de transmission de maladie, soyez vigilants à la présence de ces petits végétaux. Leurs lieux de prédilection sont principalement entre les doigts, sous les aisselles, dans les oreilles ou sur la truffe des chiens qui aiment renifler les odeurs et découvrir leur terrain de jeux avec le nez.

truffe

Entre les doigts…

Si on les trouve rapidement, il est facile de les retirer. Mais très vite, ces épillets percent le derme et pénètrent sous la peau. Ils progressent en s’enfonçant de plus en plus avant et ne sortent pas spontanément. En effet, leur forme ne permet que la « marche en avant » ! Localement, sur le lieu de pénétration, on peut observer un petit orifice. La peau autour est rouge et gonflée et il n’est pas rare que cette inflammation s’accompagne d’une surinfection identifiable à la présence de pus. En effet, l’organisme cherche à lutter contre la présence de ce corps étranger. Le chien se lèche l’extrémité de la patte, il boite. Si on tarde à consulter, le retrait à la simple pince de l’épillet venant de glisser sous peau ne sera plus possible et c’est alors que la chirurgie devient nécessaire. On retrouve parfois l’objet du délit à plusieurs centimètres au-delà de son point d’entrée !

cocker-en-safari

Dans les oreilles…

Lorsque l’épillet se trouve dans le fond de l’oreille, il engendre une otite, souvent unilatérale du moins dans un premier temps. Le chien secoue la tête, se gratte l’oreille et un écoulement purulent peut être observé. L’épillet peut demeurer avant le tympan mais également provoquer la perforation de ce dernier. Dans ce cas, le chien souffre d’une otite interne, aussi difficile à soigner que le corps étranger sera difficile à retirer. Le chien aura la tête penchée et pourra présenter des troubles de l’équilibre.

Sous la paupière…

Une localisation plus rare des épillets mais tout aussi impressionnante est l’œil du chien. L’épillet peut se placer sous la paupière, plus ou moins profondément tout autour du globe. Le chien souffre alors d’une conjonctivite avec un œil douloureux, souvent fermé et que le chien va frotter. Une ulcération (c’est-à-dire une plaie) de la cornée est rapidement créée, accompagnée d’une surinfection fréquente. Ici encore, selon la localisation du corps étranger, le geste du vétérinaire sera plus ou moins facile et nécessitera parfois une anesthésie générale.

Dr Céline Lacourt

Mes Z'infos Santé

Maladies Génétiques

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+
Les maladies génétiques des carnivores domestiques

Comme chez l’homme, certaines maladies animales sont transmises génétiquement. Les progrès scientifiques de ces dernières années ont permis de développer des tests fiables, à partir de prélèvement sanguins, afin de déterminer si les animaux sont porteurs du ou des gênes responsables de la maladie.

Les clubs de races et les sociétés françaises canines et félines demandent aujourd’hui que les animaux candidats à l’inscription au LOF et à la confirmation soient soumis aux examens en amont.

veto1b

Suivant les races de chiens et de chats, les maladies testées varient : atrophie rétinienne chez le colley, maladie polykystique du persan, mutation MDR1 chez le berger australien…

Certains tests ne sont d’ailleurs pas reconnus comme valides dans toutes les races. Ainsi chez le Main Coon, qui peut pourtant être atteint également de la maladie polykystique du rein ou de l’atrophie rétinienne, la validité du dépistage n’est pas reconnue.

Les analyses sont réalisées par des laboratoires agréés et représentent un coût élevé pour les propriétaires.

Néanmoins, c’est à ce prix que les élevages proposent des animaux en bonne santé et que l’expression de ces tares reste limitée. La question demeure pour les portées dites « familiales », pour lesquelles les propriétaires ne sont pas toujours informés des risques et des mesures recommandées avant la saillie.  Il est effectivement important de prendre conseil auprès du vétérinaire avant de présenter les futurs amoureux. Outre ces maladies qui risquent d’affecter leurs descendants, la prise de sang pré-nuptiale permet aussi de s’assurer que chacun des protagonistes est en bonne santé.

veto2

Parallèlement  à ces analyses génétiques, les éleveurs s’attachent à améliorer les qualités de leurs animaux par d’autres examens. Ainsi, afin de réduire les risques de dysplasie du bassin (maladie dont l’influence des ascendants est également prouvée), les animaux destinés à la reproduction doivent avoir été radiographiés et notés favorablement. De la même façon, il est connu que le croisement de reproducteurs de robes particulières est associé à l’expression d’autres maladies comme la surdité chez les chiens blancs.

Un avenir confiant avec des compagnons sains et plein de vie passe par le travail rigoureux des éleveurs, l’information des propriétaires et éleveurs occasionnels, et la sensibilisation du public sur les maladies, les risques, et les efforts mis en œuvre pour les prévenir.

Dr Céline Lacourt

Mes Z'infos Santé

La stérilisation du chien mâle

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

Si la question de la stérilisation des femelles ne provoque que rarement de grands débats, celle de leurs congénères mâles reste épineuse.

 

Pas d’indication médicale en première intention.

Il est reconnu par la majorité des confrères vétérinaires que la stérilisation de la femelle permet la prévention des tumeurs mammaires et les infections utérines. En revanche pour le mâle, le sujet est rarement évoqué.

Pour les matous, les longues sorties nocturnes et, chez certains, la manie de marquage urinaire de Môsieur Chat, facilitent la prise de décision rapide des propriétaires.

Pour les chiens, en revanche, peu de contraintes sont à déplorer. Certes, les mâles les plus dominants vont chercher querelle à quiconque oserait les défier dans la séduction de leur belle. Enfin, les plus impatients confondent jambes ou oreillers avec leur partenaire au grand désarroi de leurs propriétaires.

 

Avec les années, les petits soucis.

A côté de ces comportements qui peuvent poser problème et conduire les propriétaires à consulter en vue d’une stérilisation, il existe quelques indications médicales importantes. Chez le jeune chien, il s’agit des testicules qui ne descendent pas dans les bourses mais restent coincés dans l’abdomen ou la région inguinale. Ces situations sont une vraie raison d’opérer l’animal afin de retirer le ou les testicules qui ne sont pas en place. En effet, ce « défaut » peut être à l’origine de cancer par la suite. On intervient ici sans stériliser forcément l’animal si le deuxième testicule est laissé en place.

L’hypertrophie de la prostate est également une indication chirurgicale. Dans ce cas, c’est une stérilisation qui doit être réalisée. Il en est de même pour les chiens qui souffrent d’une forme de tumeur de l’anus sur laquelle l’influence hormonale est marquée. Pour finir, bien sûr, les testicules qui présentent une tumeur doivent évidemment être retirés.

 

Quelle technique ?

Lorsque le testicule est tumoral, la question ne se pose pas, il doit être enlevé ; il en est de même, dans le cas de ces fameuses tumeurs périanales. Pour les chiens qui présentent une prostate de taille modérément augmentée, ou encore pour ceux évoqués au début, leur comportement étant lié à cette présence d’hormones sexuelles mâles, on peut, dans un premier temps, essayer une stérilisation chimique par injection, administration de comprimés ou pose d’implant.

En revanche, lorsqu’un propriétaire recherche la stérilité de son chien, par exemple s’il a plusieurs femelles, il peut être décidé de choisir une vasectomie, méthode définitive contrairement à la stérilisation chimique mais que certains jugent moins traumatisante que la castration chirurgicale. On sectionne alors simplement le conduit qui transporte les spermatozoïdes des testicules au pénis. Le chien garde ainsi son caractère sexuel et ne change pas de comportement.

Dr Céline Lacourt

Mes Z'infos Santé

La leishmaniose canine

Published by:

Partagez ce contenu !Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

phlebotome-leishmaniose-chien

La leishmaniose canine est une maladie infectieuse due à un parasite microscopique appelé Leishmania infantum, transmis par la piqûre d’un moucheron, le phlébotome. En France, les zones bordant la méditerranée sont les plus touchées mais le réchauffement climatique pourrait modifier ces aires géographiques en les étendant vers le nord.

Quand un moucheron infecté pique un chien, les parasites sont déposés à la surface de la peau. Une petite lésion appelée chancre apparaît, habituellement sur une oreille ou sur le museau. Le parasite envahit ensuite les cellules du chien, se dissémine dans les organes internes et commence à altérer le système immunitaire.

Les signes cliniques de la maladie sont très variables et dans certains cas ne se manifestent que plusieurs années plus tard. Les chiens atteints ont de la fièvre, perdent leur poils (en particulier autour des yeux), maigrissent et peuvent présenter des lésions de la peau et des griffes. Ensuite les organes internes sont atteints : on observe par exemple une anémie, une atteinte des articulations, des yeux et des reins.

Le traitement de la leishmaniose est compliqué et ne permet pas de se débarrasser totalement du parasite. C’est pourquoi la prévention est essentielle. En plus des colliers à base de deltaméthrine, qui permettent aussi une protection contre les tiques, il existe maintenant un vaccin, parlez en à votre vétérinaire.