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Mes Z'infos Santé

La Rage

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Législation et vaccination antirabique

La France est un pays déclaré indemne de rage depuis 2001. Ce statut est le fruit d’années de vaccinations obligatoires, de campagnes sur la faune sauvage et d’un travail rigoureux.

Chaque année, des touristes français trouvent des animaux sur leur lieu de vacances et l’envie de prendre soin d’eux et de les ramener en France est compréhensible mais attention…

Une zoonose virale aux symptômes neurologiques

Le virus rabique est un virus neurotrope c’est-à-dire qui cible le cerveau. Les symptômes sont généralement une encéphalite avec troubles de la déglutition, agitation, salivation, mouvements anormaux involontaires, troubles de la conscience. Une fois les symptômes apparus, la maladie est mortelle. La rage est une maladie commune à l’homme et aux mammifères, généralement les carnivores. Le virus est présent en forte concentration dans la salive de l’animal porteur et la contamination à l’homme se fait principalement par morsure. La contamination est possible même si l’animal paraît sain, l’incubation variant par exemple chez le chien de 15 à 60 jours. Le léchage sur une peau blessée ou une griffure peuvent également suffire à la transmission de la maladie. Chaque année, la rage cause 70 000 décès humains dans le monde, principalement en Asie et en Afrique.

La Législation

La conservation du statut de pays indemne de rage exige le respect de certaines contraintes. Les réglementations européenne et française encadrent ainsi les mouvements des carnivores domestiques. Hélas, tous les cas de rage animale observés en France depuis près de 20 ans ont été causés par l’importation illégale d’un carnivore domestique.

*L’animal importé doit être identifié par puce électronique. Le tatouage est toléré s’il a été réalisé avant 2011 et s’il est toujours lisible.

*S’il vient de certains pays hors UE, l’animal doit présenter un titrage anticorps antirabique attestant de l’efficacité du vaccin et un certificat sanitaire établi par un vétérinaire du pays d’origine.

*L’animal doit être vacciné contre la rage. Attention, en cas de primo-vaccination, le délai de validité est de 21 jours.

*L’animal doit également avoir son passeport complété (identification, vaccination antirabique et examen clinique) s’il vient d’un pays de l’UE ou de Suisse.

*Enfin, l’animal doit être enregistré sur le fichier national français, dans les 8 jours suivants, son arrivée en France.

La vaccination des carnivores domestiques

Si la vaccination des animaux importés en France est obligatoire quel que soit le statut de leur pays d’origine, la vaccination des animaux français reste très fortement recommandée. Elle est obligatoire en cas de voyage à l’étranger. Elle l’est également en cas de voyage en France dans un lieu où le règlement intérieur stipule l’obligation de la vaccination (expo, pension, camping, hôtels…).

Lorsqu’un cas de rage animale est déclaré, le préfet peut ordonner l’euthanasie de tous les animaux susceptibles d’avoir été en contact avec cet animal s’ils ne sont pas vaccinés et identifiés.

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Le Coryza

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Pourquoi un chat vacciné attrape-t-il le coryza ?

Le coryza est une atteinte de l’appareil respiratoire supérieur qui regroupe des symptômes variés et qui est très fréquent chez les chats qui vivent en communauté.

La rhinotrachéite virale, autre nom du coryza, se manifeste par divers symptômes de l’appareil respiratoire supérieur : éternuements et jetage, conjonctivite parfois purulente, ulcération des muqueuses buccales.

Un syndrome aux multiples agents pathogènes

Le plus fréquent est l’herpes virus félin de type 1. Mais il existe aussi le calicivirus, le reovirus, la bactérie chlamydophila felis, la bordetella, les pasteurelles, et les mycoplasmes. Bref, une armée d’agents pathogènes ayant une même cible mais des modes d’action et des symptômes différents.

La vaccination…

La dénomination courante de vaccin coryza prête à confusion et elle est erronée. En effet, les vaccins disponibles aujourd’hui en médecine vétérinaire concernent l’herpes virus, le calicivirus et parfois, la chlamydia. Un animal correctement vacciné ne sera donc pas protégé contre tous les agents pathogènes potentiellement responsables d’une rhinite.

mais qui n’empêche pas l’infection…

La protection vaccinale n’empêche pas l’animal d’être malade. En effet, selon les vaccins, et c’est le cas pour nos vaccins calicivirus, la vaccination permet de diminuer la gravité des symptômes comme c’est le cas chez les humains pour la vaccination contre la grippe. Elle permet également de limiter l’excrétion de l’agent pathogène dans les sécrétions (larmes ou jetage) comme pour la vaccination herpes virus.

Une protection parfois insuffisante

Imaginez un chat plongé dans un bouillon de culture, il y a un moment où la pression infectieuse devient tellement forte que la protection induite pas le vaccin n’est plus suffisante. Ainsi, les chats qui vivent en refuge ont beau être vaccinés, ils sont, bien plus que nos minous d’appartement sujets aux rhinites à répétition.

Une réponse vaccinale individuelle

D’un individu à l’autre, l’intensité et la durée de la réponse vaccinale sont variables. Pour suivre cette protection, on peut doser les anticorps présents dans l’organisme. C’est le cas chez l’homme par exemple avant de refaire une vaccination contre la fièvre jaune. Les chats ont également un patrimoine génétique qui leur est propre et certains seront mieux protégés que d’autres avec un protocole de vaccination identique.La vaccination n’est donc pas toujours synonyme d’une protection de 100 % mais elle reste un excellent moyen de diminuer la gravité des maladies.

Dr Céline Lacourt

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De la vitamine C aux cochons d’Inde !

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Attention aux carences

Les carences en vitamine C occasionnent des troubles de santé sérieux qui peuvent aller jusqu’au décès de l’animal.

Le cochon d’Inde ne possède pas l’enzyme nécessaire à la synthèse de la vitamine C. Il est donc nécessaire de lui en apporter dans son alimentation. Ce besoin est généralement bien connu des propriétaires. Les carences proviennent plutôt d’erreurs alimentaires que d’oublis de cette supplémentation.

Fuzzberta, le cochon d’Inde star d’Instagram

Les erreurs alimentaires

Ainsi, la supplémentation en gouttes dans l’eau de boisson est instable et la teneur en vitamine C diminue de moitié en une journée. De plus, le cochon d’Inde boit peu lorsqu’il peut manger du frais (salade, légumes verts). On risque alors de voir diminuer sa consommation de vitamine C diluée dans l’eau. Il faut également s’assurer qu’il s’alimente correctement car toute cause d’anorexie occasionnera forcément une carence en vitamine C. De même, une diarrhée limite l’absorption de la vitamine C. Enfin, les aliments dits « supplémentés en vitamine C » le sont insuffisamment et une fois encore, la vitamine C est rapidement dégradée.

Symptômes d’une carence en vitamine C

Les symptômes d’un déficit en vitamine C sont observés dans les 15 jours qui suivent le début de cette carence. Ils sont très variés. L’animal présente un affaiblissement général, une anorexie et un amaigrissement. Les articulations sont gonflées et douloureuses et le cochon d’Inde peut se mettre à boiter. Une chute des dents et de la gingivite peuvent être observées, ainsi que de la diarrhée, un pelage terne ou encore un écoulement du nez.

Diagnostic et traitement

C’est en observant des signes cliniques évocateurs et en discutant avec les propriétaires que le vétérinaire pose son diagnostic. Des examens complémentaires radiographiques ou encore un dosage d’acide ascorbique dans le sang peuvent être réalisés mais ils le sont rarement car le traitement est urgent et ne permet pas d’attendre les résultats de cette prise de sang.

La supplémentation à triple dose peut suffire pour soigner le cochon d’Inde mais si l’état général de l’animal est très affecté, une hospitalisation peut être nécessaire afin de soigner la déshydratation, relancer l’appétit et traiter si besoin la douleur.

Prévention

La prévention de la carence en vitamine C repose avant tout sur un apport alimentaire de qualité. L’alimentation adaptée est composée de foin de bonne qualité à volonté, complété par une petite quantité de graines pour cobaye. La supplémentation quotidienne en vitamine doit être de 15 mg/kg pour un adulte et de 30 mg/kg pour une femelle gestante ou en lactation. Lorsque le cochon d’Inde se voit proposer une quantité suffisante de nourriture fraîche, ses besoins peuvent être comblés, mais c’est rarement le cas en pratique. Les aliments qui apportent le plus de vitamine C au cochon d’Inde sont le persil (à proscrire chez la femelle gestante ou allaitante car toxique à forte dose), le poivron, le kiwi, le chou (à limiter car à l’origine de ballonnements) et les agrumes.

Plusieurs formes de supplémentation sont disponibles. L’ajout de sirop dans l’eau est à éviter en raison de son instabilité. Il faut choisir une forme à donner quotidiennement, qui soit appétente et que le propriétaire administre avec facilité.

Dr Céline Lacourt

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Vasectomie ou castration ?

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Petit retour sur les méthodes de stérilisation possibles et leurs intérêts.

Après la castration chirurgicale, certains propriétaires sont surpris de retrouver leur chien « diminué ». Incompréhension de vocabulaire ? Divergences des attentes ? Curieusement, et sans doute parce que cela se voit « extérieurement », l’intervention du mâle est jugée plus « traumatisante » par les propriétaires.


Exérèse des gonades

La stérilisation est recommandée pour les femelles pour des raisons médicales (prévention des tumeurs sur les mamelles, prévention des infections utérines…). Elle permet également de supprimer les chaleurs de l’animal et le risque de gestation. Le vétérinaire retire chirurgicalement les ovaires, avec parfois l’utérus. La castration du mâle consiste à retirer les testicules après avoir fait une incision le long du fourreau. Quelque temps après l’intervention, la peau des bourses se rétracte progressivement et celles-ci deviennent quasiment absentes. L’exérèse des gonades (ovaires ou testicules) s’accompagne de la fin des sécrétions hormonales associées et donc permet la stérilisation.


Interruption du trajet des spermatozoïdes

La vasectomie consiste à ligaturer le canal permettant le trajet des spermatozoïdes vers le pénis. Ils sont toujours fabriqués par les testicules, mais l’éjaculation des gamètes n’est plus possible. L’animal est donc stérile. Cependant, il conserve ses testicules, ainsi que les hormones sécrétées par ceux-ci. La vasectomie ne présente pas plus de difficultés chirurgicales que la castration, ni plus de risques.


Un choix qui dépend de l’effet recherché

Si la volonté du propriétaire, par exemple un multi-possesseur ayant un mâle et plusieurs femelles, est d’éviter les gestations de ses femelles, sans opérer ces dernières, alors la vasectomie peut présenter un intérêt. Il existe des cas où la castration est décidée pour des raisons médicales également : tumeur de la prostate, certaines tumeurs péri-anales… Dans ces cas, on recherche la fin de l’imprégnation hormonale qui favorise l’apparition de ces maladies.

La plupart du temps cependant, ce sont des raisons comportementales qui incitent à prendre la décision : chien fugueur, hyper-excité sexuellement, agressif envers les autres mâles entiers… Dans ce contexte également, on cherchera à supprimer l’influence hormonale sur ces traits de comportement. La suppression des hormones ne sera possible qu’en retirant les testicules et c’est donc bien une castration qui sera conseillée. La pose de prothèses est une possibilité pour les propriétaires désireux de conserver la présence des bourses.

Deux techniques chirurgicales sont donc réalisables pour stériliser le chien mâle en fonction de l’objectif recherché. Rappelons qu’il est également possible de poser un implant sous la peau du chien, pour une action de 6 à 12 mois, qui bloque la sécrétion des hormones mâles sans passer par la case chirurgie.

Dr Céline Lacourt

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Les Vomissements

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Vomissements : ayez les bons réflexes !

Nos animaux peuvent souffrir de troubles digestifs. Si une consultation est parfois indispensable, elle n’est pas toujours possible immédiatement et quelques bons réflexes peuvent être adoptés.


Pourquoi ces vomissements ?

Chez les chats, les vomissements sont relativement fréquents.
En effet, le matou passe de longues heures à prendre soin de son pelage et avale au passage un grand nombre de poils morts. Il peut arriver que ces poils soient rejetés sous forme de boudins, en particulier chez les chats qui vont pouvoir manger de l’herbe afin de faciliter leur évacuation par des vomissements.
Parfois, aucun poil n’est retrouvé dans le vomitura mais leur passage a provoqué une petite gastrite d’irritation et le chat vomit une sorte de mousse blanchâtre.
Enfin, les poils peuvent former des bouchons qui obstruent le tube digestif au niveau des intestins. On appelle cela un trichobésoar. Le chat présente alors des symptômes d’une occlusion avec des vomissements répétés, une anorexie et une dégradation de l’état général.

Les vomissements chez le chat ou le chien peuvent aussi provenir de l’ingestion d’un corps étranger. Il faut avoir le réflexe, lorsque notre compagnon vomit, de vérifier que ses jouets ne sont pas cassés, qu’il n’a pas pu avoir accès à la poubelle (peau du saucisson par exemple), que vos gants de jardinage n’ont pas disparu… Si les chats se font avoir par gourmandise, les chiens ont parfois des envies gustatives improbables et il faut penser à tout, surtout avec un chiot.

Si le vomitura comporte la présence de vers (type spaghetti ou grains de riz), l’animal est parasité et il convient de le vermifuger en demandant conseil au vétérinaire.

D’autres maladies peuvent bien sûr être à l’origine de vomissements.


Quelle attitude adopter ?

Lorsqu’un animal vomit, il est impératif de le mettre à la diète complète. C’est-à-dire qu’il ne faut lui donner ni à manger, ni à boire. En effet, l’estomac doit rester au repos et le simple fait de boire pourrait provoquer un nouveau vomissement.
Si ceux-ci cessent, la reprise de la boisson puis de l’alimentation se fera de façon fractionnée et progressive.
Si votre chat vomit souvent ses poils, le vétérinaire peut conseiller une pâte appétente qui facilite leur progression dans le tube digestif. Il existe aussi des croquettes plus adaptées.
L’administration d’un pansement gastrique permet de protéger la paroi de l’estomac de l’acidité et facilite sa cicatrisation.

Il convient de surveiller l’état général de votre animal. S’il est prostré et abattu, si les vomissements sont incessants, si vous avez retrouvé un coussin éventré, si la température de votre animal augmente, la consultation est indispensable et urgente.
Si son comportement n’est pas modifié, s’il regarde avec incompréhension sa gamelle que vous avez bien pensé à vider (si donc il garde son appétit), elle peut attendre 24h. En effet, si les mesures diététiques ne suffisent pas, la consultation est nécessaire.

Dr Céline Lacourt

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L’ostéosarcome du chien

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Tumeur osseuse maligne, l’ostéosarcome est à l’origine d’un cancer grave chez le chien.

L’ostéosarcome apparaît plutôt sur des chiens de plus de 10 ans même s’il arrive que des animaux plus jeunes (18/24 mois) soient concernés.

Les grandes races sont prédisposées comme le doberman, le berger allemand ou encore le golden retriever.

Les lésions atteignent le plus souvent les os longs : la partie distale du radius, la partie proximale de l’humérus ou bien la partie distale du fémur et la partie proximale du tibia. Des localisations plus rares sont observées comme sur les côtes.

L’ostéosarcome est la tumeur osseuse la plus fréquente chez le chien. Elle représente 85 % des cas.

Le diagnostic

Il repose sur l’observation des symptômes. L’animal présente une boiterie intermittente et transitoire dans un premier temps. Cette boiterie peut être diminuée par l’administration d’anti-inflammatoires mais récidive rapidement.

Les modifications de la structure osseuse rendent l’os atteint plus fragile et il arrive que le chien présente une fracture brutale à la suite d’un choc de faible intensité.

Enfin, on peut observer un gonflement et une déformation autour du membre atteint. Par ailleurs, au fil des semaines, l’état général du chien se dégrade. Il perd du poids, s’affaiblit, peut également présenter diarrhées et vomissements.

La radiographie permet au vétérinaire de poser un diagnostic et de proposer les mesures thérapeutiques possibles. Cependant le diagnostic de certitude, ainsi que la connaissance de la nature du cancer nécessitent une biopsie et un examen histologique.

Le traitement

Celui-ci est avant tout chirurgical. L’amputation totale de l’os atteint est recommandée. Lorsque celle-ci n’est pas envisageable par exemple sur un chien en fort surpoids ou arthritique, on peut amputer partiellement voir se limiter à l’exérèse de la zone tumorale en renforçant l’os par une prothèse. Cependant, aucune de ces mesures ne permet la guérison du chien. Elles visent à améliorer son confort en supprimant la douleur.

Malheureusement, l’ostéosarcome est un cancer très agressif et on considère que 90 % des animaux présentent déjà des métastases au moment du diagnostic, bien que celles-ci ne soient pas toujours visibles sur un cliché radiographique ou un scanner.

L’espérance de vie d’un animal sans traitement est de 1 à 2 mois. 50 % des chiens opérés survivent au-delà de 5 mois. La chimiothérapie prolonge l’espérance de vie de ces animaux à 1 an mais elle est lourde et coûteuse, et présente beaucoup d’effets secondaires

Dr Céline Lacourt

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Des tiques qui tuent

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La piroplasmose

La piroplasmose est une maladie parasitaire fréquente en France qui tue chaque année de trop nombreux chiens.

Lors de son repas de sang, la tique injecte régulièrement de la salive. En effet, cette salive contient un anticoagulant qui permet à la tique de poursuivre son repas sans que le chien ne coagule. C’est via cette salive qu’est transmis le parasite responsable de la maladie, le piroplasme Babesia canis.
Une fois dans le sang, les piroplasmes pénètrent dans les globules rouges et s’y multiplient, les faisant éclater. Les conséquences sont bien sûr l’anémie mais aussi une intoxication des reins et du foie par les déchets de ces globules rouges.
La tique devient contaminante lorsqu’elle a elle-même piqué un animal contaminé avant de changer d’hôte. Un chien malade n’est donc pas directement contagieux pour ces congénères.

Les symptômes

La maladie apparaît dans la semaine qui suit la piqûre infectante.

Le chien est abattu, il peut perdre l’appétit et se mettre à vomir. Il présente de la fièvre, souvent autour de 40°. Le symptôme le plus visible est la coloration orangée des urines.

Dans tous les cas, la maladie peut être fatale et au moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter son vétérinaire lorsque le comportement de votre animal se modifie peu de temps après qu’il a attrapé des tiques. Le diagnostic repose sur l’examen au microscope d’un frottis sanguin sur lequel le vétérinaire observe la présence des piroplasmes dans les globules rouges.

Traitement et prévention

Il existe un antidote, l’injection d’un produit qui détruit les piroplasmes. Cependant, l’injection doit être réalisée rapidement. Par ailleurs, des mesures de prévention de la fonction rénale et de la fonction hépatique peuvent être mises en place (perfusion, antiémétiques, parfois transfusions…).

La prévention est la meilleure approche pour lutter contre la piroplamose.

L’application régulière tout au long de l’année d’antiparasitaires externes est impérative.
Pour les chiens qui sont très exposés, le vétérinaire peut proposer la vaccination. Ce vaccin, assez onéreux et dont l’efficacité n’est pas de 100 %, ne dispense pas de l’utilisation des traitements anti-tiques. Mais il élargit la protection de l’animal.

Les chiens attrapent les tiques dans les herbes hautes et les broussailles. Il est conseillé d’« éplucher » son animal au retour des balades afin de pouvoir rapidement retirer la tique avant qu’elle n’ait le temps de transmettre le parasite.

Dr Céline Lacourt

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Les hernies

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Les hernies « abdominales » en médecine vétérinaire

Une hernie est le passage total ou partiel d’un organe hors de sa cavité naturelle.

La hernie peut se situer à différents endroits. Elle est parfois bénigne mais peut aussi présenter un risque et nécessiter une intervention chirurgicale.

La hernie ombilicale

Cette hernie est due à la fermeture incomplète de la paroi musculaire au niveau du nombril (passage du cordon ombilical), après la naissance de l’animal. Cet orifice, souvent de petite taille laisse s’échapper de la graisse abdominale et parfois des intestins lorsqu’il est plus large. Le propriétaire sent une petite grosseur molle au niveau du nombril, qui peut disparaître lorsque l’on appuie.

Si la hernie est petite, l’animal peut vivre normalement. Si les propriétaires décident de le faire stériliser, le vétérinaire profite de l’intervention pour réduire cette hernie.
Lorsqu’elle est large et en particulier si un risque d’engagement des anses intestinales est présent, l’intervention est réalisée dès le diagnostic. En effet, si les intestins passent par l’orifice, ils peuvent se retrouver coincés, mal vascularisés et risquent la nécrose.

La hernie inguinale

Cette hernie est liée au passage anormal des organes abdominaux par un orifice qui permet normalement uniquement le passage de vaisseaux et de ligaments. Contrairement à l’homme, les animaux sont relativement peu sujets à ce type de hernie.

Cette fois, le propriétaire remarque un gonflement indolore dans le pli de l’aine, entre la face intérieure de la cuisse et l’abdomen. Le plus souvent, cette hernie est d’origine congénitale, c’est-à-dire présente dès la naissance et concerne d’avantage les femelles westie ou cocker.
L’intervention chirurgicale est indispensable car le risque d’engagement d’un bout d’intestin ou de l’utérus est important.

La hernie périnéale

Cette hernie est due au relâchement ou à la déchirure des muscles du périnée provoquant la déviation du rectum. Les propriétaires remarquent un gonflement sur le côté de l’anus.
Cette affection concerne principalement les mâles non castrés, à partir de 6 ans. Certaines races sont prédisposées comme les boxers ou les colleys. La constipation chronique est également un facteur favorisant l’apparition de cette hernie.
Le déplacement du rectum peut s’accompagner de graisse abdominale, de la vessie ou de la prostate dans les cas les plus sévères. Le chien a du mal à faire ses selles voire à uriner si la vessie est engagée.
Le traitement est chirurgical et la castration est conseillée en même temps.

La hernie diaphragmatique

Cette hernie est d’origine traumatique. Le plus souvent c’est une chute, un accident de la voie publique ou un écrasement qui provoque la déchirure du diaphragme, cette cloison qui sépare le thorax de l’abdomen.
Cette hernie survient brutalement et ses conséquences sont graves. Les organes abdominaux peuvent passer par la brèche vers la cavité thoracique et ne fonctionnent plus correctement. Ils peuvent alors comprimer les organes thoraciques. La lésion du diaphragme perturbe les mouvements respiratoires.
Cette hernie est également très douloureuse. La chirurgie est impérative.

Les causes de hernie sont nombreuses chez les animaux. Si une hernie ombilicale simple peut rester stable et sans gravité, les autres peuvent occasionner des complications sévères et la chirurgie est souvent indispensable.

Dr Céline Lacourt

 

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Les soins quotidiens

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Les petits gestes à ne pas oublier

Adopter un animal de compagnie, c’est s’engager à veiller sur lui tout au long de sa vie, à s’occuper de son bien-être.

Une gamelle bien remplie, des visites régulières chez son vétérinaire préféré, des sorties nombreuses pour les chiens, une litière propre pour les chats, une cage changée régulièrement pour certains, et des câlins à profusion pour tout le monde !

Il ne faut pas non plus oublier les petits gestes du quotidien. Ces soins ne sont pas compliqués à mettre en place. En revanche, il vaut mieux y habituer votre compagnon dès son plus jeune âge, en commençant progressivement par des séances plus courtes.

Un brossage régulier

Si une visite chez le toiletteur ne s’impose pas nécessairement, le brossage régulier est indispensable à votre animal. Il permet de retirer les poils morts. La fréquence de ce brossage va dépendre de la longueur des poils et de la saison (plus souvent en période de mue). Les poils s’agglutinent et peuvent former des bourres indémêlables, surtout lorsque le pelage est laineux. Pour les chats qui portent un soin particulier à leur toilette, l’ingestion de ces poils provoque des vomissements, voir des constipations. Enfin, un pelage non entretenu favorise l’apparition de maladies cutanées.

Le choix de la brosse dépend à la fois de la densité et de la longueur du poil. Pour un chinchilla, une petite brosse souple suffit, mais chez le berger des Pyrénées, il vaut mieux utiliser une brosse dure avec des crans plus longs. Attention à certaines brosses blessantes, aux crochets recourbés. La brosse à rangée de dents uniques, courtes, fines et serrées, en métal, est la plus polyvalente. Elle ne blesse pas la peau, n’arrache pas le poil mais retire efficacement une grande quantité de poils morts alliant l’action mécanique à l’action électrostatique. Le brossage est aussi l’occasion d’inspecter la peau de votre animal, à la recherche de parasites.

Épilation et nettoyage des oreilles

La présence de poils gêne l’aération naturelle du conduit et peut entraîner l’apparition d’otites. Il convient de les épiler régulièrement. On peut procéder par petites tractions avec les doigts, ou bien utiliser une pince à épiler. Il peut être difficile d’épiler les deux conduits dans la foulée car le geste n’est somme toute pas des plus agréable et parfois, il est plus facile de le faire accepter au chien en deux temps. Une fois le conduit épilé, il doit être nettoyé, surtout sur les animaux plus sensibles aux otites (races prédisposées ou sensibilité individuelle). Pour cela, on remplit le conduit auditif avec un produit adapté et conseillé par votre vétérinaire. On masse de façon à bien faire remonter les sérosités accumulées dans le fond de l’oreille. Ensuite, on essuie ce qui ressort à l’aide d’un coton, ou d’une compresse enroulée autour du doigt. L’usage des cotons-tiges est à proscrire absolument. On peut former un bouchon difficile à dégager.

Nettoyage des yeux

Ce soin concerne les animaux aux nez courts (chat persan, bouledogue…), les animaux dont les canaux lacrymaux sont bouchés, et les plus sensibles (les chats roux ou blancs, les animaux aux yeux clairs).

Il faut éviter la persistance d’une région humide liée à l’écoulement des larmes au coin des yeux. Ce soin limite le risque de conjonctivite secondaire. On peut utiliser une lotion, des lingettes ou bien un gel, sur les conseils de votre vétérinaire. La lotion est directement versée sur l’œil que l’on nettoie ensuite, de l’intérieur vers l’extérieur avec un petit morceau de papier toilette. Le coton laisse des fibres, certaines compresses peuvent être irritantes. Lorsque l’on utilise du gel, il peut être versé sur le papier avant de nettoyer l’œil.

Nettoyage des plis

Certaines races, de chiens en particulier, présentent de nombreux plis sur la tête notamment. Ces plis demeurent humides et peu aérés, terrain propice au développement de certaines bactéries et lieu d’apparition des dermites. Il ne faut pas oublier les sharpei, dont les plis ne se limitent pas à la tête, les espaces interdigités (entre les coussinets), ou, chez les lapins par exemple, les replis de part et d’autre des bourses ou de la vulve. Chaque animal a sa morphologie, à vous de repérer ces zones sensibles. Il faut les nettoyer régulièrement et surtout les sécher en douceur, en veiller à ne jamais irriter la peau. Chasse aux épillets aussi dans ces plis, surtout entre les coussinets !

Coupe des griffes

Ce soin n’est pas forcément nécessaire pour tous les animaux. En effet, le chien sportif usera naturellement ses griffes, tout comme le chat qui adore les  faire sur le tronc d’arbre du jardin. Mais le lapin qui ne sort que dans votre salon, le chat d’appartement qui boude son griffoir ou encore le vieux toutou qui se déplace de moins en moins, peuvent avoir besoin d’une séance manucure.

Les griffes sont formées d’une partie irriguée et sensible à la base du doigt. Il ne faut couper que la partie extrême, qui ne comporte ni vaisseau, ni terminaison nerveuse. Sur une griffe blanche, c’est simple. On voit par transparence la partie rosée, à laquelle il ne faut pas toucher, et la partie transparente, au bout. C’est celle-ci que l’on peut couper. L’utilisation d’un coupe griffe en forme d’une paire de ciseaux est la plus facile, rapide et efficace. Il faut bien sûr le choisir adapté à votre compagnon. Les griffes du berger allemand sont plus dures que celles du lapin ! Sur une griffe noire, il est parfois plus prudent de faire un tour chez le vétérinaire ou le toiletteur. En général, en coupant ¼ tous les mois, on ne risque pas de couper trop court. Si tel est le cas, pas de panique, une petite compression et la pose d’un petit pansement temporaire suffit à régler le problème.

Dr Céline Lacourt

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Insolite Mes Z'histoires Portraits Santé

Pearl le chien obèse

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Bonjour, je m’appelle Pearl,

ça veut dire perle en anglais. Et c’est vrai que je suis une perle,

mais surtout, j’étais devenue une très grosse perle…

Comment en étais-je arrivée là ? Je ne sais pas. Trop de friandises, pas assez d’exercices, c’est un cercle vicieux.

Il faut dire que je suis très gourmande. Et ma maitresse me laissait manger, manger et manger encore…

Un jour le verdict tomba : il fallait absolument que je perde du poids, ma vie en dépendait.

Je me mis donc au sport, mais c’était difficile car je ne pouvais plus bouger depuis si longtemps…

Je m’essayais à l’aquagym, à l’hydrothérapie, …

Et je m’inscrit même à un programme pour perdre du poids

Croyez moi, ce fut laborieux et parfois j’étais tentée de jeter l’éponge. Pourtant les résultats commençaient à se faire sentir.

Alors je me reprenais bien vite et continuais mes exercices et mon régime.

Maintenant j’ai repris goût à la vie, je reprends soin de moi : manucure, pédicure, j’adore !

Ma maitresse est tellement fière de moi !

Et surtout j’ai retrouvé le plaisir des promenades dans la nature, la vie quoi !

Alors un conseil à ceux qui me lisent: ne perdez pas espoir, une autre vie est possible !
Signé Pearl, la bien nommée

 

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