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Vasectomie ou castration ?

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Petit retour sur les méthodes de stérilisation possibles et leurs intérêts.

Après la castration chirurgicale, certains propriétaires sont surpris de retrouver leur chien « diminué ». Incompréhension de vocabulaire ? Divergences des attentes ? Curieusement, et sans doute parce que cela se voit « extérieurement », l’intervention du mâle est jugée plus « traumatisante » par les propriétaires.


Exérèse des gonades

La stérilisation est recommandée pour les femelles pour des raisons médicales (prévention des tumeurs sur les mamelles, prévention des infections utérines…). Elle permet également de supprimer les chaleurs de l’animal et le risque de gestation. Le vétérinaire retire chirurgicalement les ovaires, avec parfois l’utérus. La castration du mâle consiste à retirer les testicules après avoir fait une incision le long du fourreau. Quelque temps après l’intervention, la peau des bourses se rétracte progressivement et celles-ci deviennent quasiment absentes. L’exérèse des gonades (ovaires ou testicules) s’accompagne de la fin des sécrétions hormonales associées et donc permet la stérilisation.


Interruption du trajet des spermatozoïdes

La vasectomie consiste à ligaturer le canal permettant le trajet des spermatozoïdes vers le pénis. Ils sont toujours fabriqués par les testicules, mais l’éjaculation des gamètes n’est plus possible. L’animal est donc stérile. Cependant, il conserve ses testicules, ainsi que les hormones sécrétées par ceux-ci. La vasectomie ne présente pas plus de difficultés chirurgicales que la castration, ni plus de risques.


Un choix qui dépend de l’effet recherché

Si la volonté du propriétaire, par exemple un multi-possesseur ayant un mâle et plusieurs femelles, est d’éviter les gestations de ses femelles, sans opérer ces dernières, alors la vasectomie peut présenter un intérêt. Il existe des cas où la castration est décidée pour des raisons médicales également : tumeur de la prostate, certaines tumeurs péri-anales… Dans ces cas, on recherche la fin de l’imprégnation hormonale qui favorise l’apparition de ces maladies.

La plupart du temps cependant, ce sont des raisons comportementales qui incitent à prendre la décision : chien fugueur, hyper-excité sexuellement, agressif envers les autres mâles entiers… Dans ce contexte également, on cherchera à supprimer l’influence hormonale sur ces traits de comportement. La suppression des hormones ne sera possible qu’en retirant les testicules et c’est donc bien une castration qui sera conseillée. La pose de prothèses est une possibilité pour les propriétaires désireux de conserver la présence des bourses.

Deux techniques chirurgicales sont donc réalisables pour stériliser le chien mâle en fonction de l’objectif recherché. Rappelons qu’il est également possible de poser un implant sous la peau du chien, pour une action de 6 à 12 mois, qui bloque la sécrétion des hormones mâles sans passer par la case chirurgie.

Dr Céline Lacourt

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Les Vomissements

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Vomissements : ayez les bons réflexes !

Nos animaux peuvent souffrir de troubles digestifs. Si une consultation est parfois indispensable, elle n’est pas toujours possible immédiatement et quelques bons réflexes peuvent être adoptés.


Pourquoi ces vomissements ?

Chez les chats, les vomissements sont relativement fréquents.
En effet, le matou passe de longues heures à prendre soin de son pelage et avale au passage un grand nombre de poils morts. Il peut arriver que ces poils soient rejetés sous forme de boudins, en particulier chez les chats qui vont pouvoir manger de l’herbe afin de faciliter leur évacuation par des vomissements.
Parfois, aucun poil n’est retrouvé dans le vomitura mais leur passage a provoqué une petite gastrite d’irritation et le chat vomit une sorte de mousse blanchâtre.
Enfin, les poils peuvent former des bouchons qui obstruent le tube digestif au niveau des intestins. On appelle cela un trichobésoar. Le chat présente alors des symptômes d’une occlusion avec des vomissements répétés, une anorexie et une dégradation de l’état général.

Les vomissements chez le chat ou le chien peuvent aussi provenir de l’ingestion d’un corps étranger. Il faut avoir le réflexe, lorsque notre compagnon vomit, de vérifier que ses jouets ne sont pas cassés, qu’il n’a pas pu avoir accès à la poubelle (peau du saucisson par exemple), que vos gants de jardinage n’ont pas disparu… Si les chats se font avoir par gourmandise, les chiens ont parfois des envies gustatives improbables et il faut penser à tout, surtout avec un chiot.

Si le vomitura comporte la présence de vers (type spaghetti ou grains de riz), l’animal est parasité et il convient de le vermifuger en demandant conseil au vétérinaire.

D’autres maladies peuvent bien sûr être à l’origine de vomissements.


Quelle attitude adopter ?

Lorsqu’un animal vomit, il est impératif de le mettre à la diète complète. C’est-à-dire qu’il ne faut lui donner ni à manger, ni à boire. En effet, l’estomac doit rester au repos et le simple fait de boire pourrait provoquer un nouveau vomissement.
Si ceux-ci cessent, la reprise de la boisson puis de l’alimentation se fera de façon fractionnée et progressive.
Si votre chat vomit souvent ses poils, le vétérinaire peut conseiller une pâte appétente qui facilite leur progression dans le tube digestif. Il existe aussi des croquettes plus adaptées.
L’administration d’un pansement gastrique permet de protéger la paroi de l’estomac de l’acidité et facilite sa cicatrisation.

Il convient de surveiller l’état général de votre animal. S’il est prostré et abattu, si les vomissements sont incessants, si vous avez retrouvé un coussin éventré, si la température de votre animal augmente, la consultation est indispensable et urgente.
Si son comportement n’est pas modifié, s’il regarde avec incompréhension sa gamelle que vous avez bien pensé à vider (si donc il garde son appétit), elle peut attendre 24h. En effet, si les mesures diététiques ne suffisent pas, la consultation est nécessaire.

Dr Céline Lacourt

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L’ostéosarcome du chien

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Tumeur osseuse maligne, l’ostéosarcome est à l’origine d’un cancer grave chez le chien.

L’ostéosarcome apparaît plutôt sur des chiens de plus de 10 ans même s’il arrive que des animaux plus jeunes (18/24 mois) soient concernés.

Les grandes races sont prédisposées comme le doberman, le berger allemand ou encore le golden retriever.

Les lésions atteignent le plus souvent les os longs : la partie distale du radius, la partie proximale de l’humérus ou bien la partie distale du fémur et la partie proximale du tibia. Des localisations plus rares sont observées comme sur les côtes.

L’ostéosarcome est la tumeur osseuse la plus fréquente chez le chien. Elle représente 85 % des cas.

Le diagnostic

Il repose sur l’observation des symptômes. L’animal présente une boiterie intermittente et transitoire dans un premier temps. Cette boiterie peut être diminuée par l’administration d’anti-inflammatoires mais récidive rapidement.

Les modifications de la structure osseuse rendent l’os atteint plus fragile et il arrive que le chien présente une fracture brutale à la suite d’un choc de faible intensité.

Enfin, on peut observer un gonflement et une déformation autour du membre atteint. Par ailleurs, au fil des semaines, l’état général du chien se dégrade. Il perd du poids, s’affaiblit, peut également présenter diarrhées et vomissements.

La radiographie permet au vétérinaire de poser un diagnostic et de proposer les mesures thérapeutiques possibles. Cependant le diagnostic de certitude, ainsi que la connaissance de la nature du cancer nécessitent une biopsie et un examen histologique.

Le traitement

Celui-ci est avant tout chirurgical. L’amputation totale de l’os atteint est recommandée. Lorsque celle-ci n’est pas envisageable par exemple sur un chien en fort surpoids ou arthritique, on peut amputer partiellement voir se limiter à l’exérèse de la zone tumorale en renforçant l’os par une prothèse. Cependant, aucune de ces mesures ne permet la guérison du chien. Elles visent à améliorer son confort en supprimant la douleur.

Malheureusement, l’ostéosarcome est un cancer très agressif et on considère que 90 % des animaux présentent déjà des métastases au moment du diagnostic, bien que celles-ci ne soient pas toujours visibles sur un cliché radiographique ou un scanner.

L’espérance de vie d’un animal sans traitement est de 1 à 2 mois. 50 % des chiens opérés survivent au-delà de 5 mois. La chimiothérapie prolonge l’espérance de vie de ces animaux à 1 an mais elle est lourde et coûteuse, et présente beaucoup d’effets secondaires

Dr Céline Lacourt

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Des tiques qui tuent

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La piroplasmose

La piroplasmose est une maladie parasitaire fréquente en France qui tue chaque année de trop nombreux chiens.

Lors de son repas de sang, la tique injecte régulièrement de la salive. En effet, cette salive contient un anticoagulant qui permet à la tique de poursuivre son repas sans que le chien ne coagule. C’est via cette salive qu’est transmis le parasite responsable de la maladie, le piroplasme Babesia canis.
Une fois dans le sang, les piroplasmes pénètrent dans les globules rouges et s’y multiplient, les faisant éclater. Les conséquences sont bien sûr l’anémie mais aussi une intoxication des reins et du foie par les déchets de ces globules rouges.
La tique devient contaminante lorsqu’elle a elle-même piqué un animal contaminé avant de changer d’hôte. Un chien malade n’est donc pas directement contagieux pour ces congénères.

Les symptômes

La maladie apparaît dans la semaine qui suit la piqûre infectante.

Le chien est abattu, il peut perdre l’appétit et se mettre à vomir. Il présente de la fièvre, souvent autour de 40°. Le symptôme le plus visible est la coloration orangée des urines.

Dans tous les cas, la maladie peut être fatale et au moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter son vétérinaire lorsque le comportement de votre animal se modifie peu de temps après qu’il a attrapé des tiques. Le diagnostic repose sur l’examen au microscope d’un frottis sanguin sur lequel le vétérinaire observe la présence des piroplasmes dans les globules rouges.

Traitement et prévention

Il existe un antidote, l’injection d’un produit qui détruit les piroplasmes. Cependant, l’injection doit être réalisée rapidement. Par ailleurs, des mesures de prévention de la fonction rénale et de la fonction hépatique peuvent être mises en place (perfusion, antiémétiques, parfois transfusions…).

La prévention est la meilleure approche pour lutter contre la piroplamose.

L’application régulière tout au long de l’année d’antiparasitaires externes est impérative.
Pour les chiens qui sont très exposés, le vétérinaire peut proposer la vaccination. Ce vaccin, assez onéreux et dont l’efficacité n’est pas de 100 %, ne dispense pas de l’utilisation des traitements anti-tiques. Mais il élargit la protection de l’animal.

Les chiens attrapent les tiques dans les herbes hautes et les broussailles. Il est conseillé d’« éplucher » son animal au retour des balades afin de pouvoir rapidement retirer la tique avant qu’elle n’ait le temps de transmettre le parasite.

Dr Céline Lacourt

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Les hernies

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Les hernies « abdominales » en médecine vétérinaire

Une hernie est le passage total ou partiel d’un organe hors de sa cavité naturelle.

La hernie peut se situer à différents endroits. Elle est parfois bénigne mais peut aussi présenter un risque et nécessiter une intervention chirurgicale.

La hernie ombilicale

Cette hernie est due à la fermeture incomplète de la paroi musculaire au niveau du nombril (passage du cordon ombilical), après la naissance de l’animal. Cet orifice, souvent de petite taille laisse s’échapper de la graisse abdominale et parfois des intestins lorsqu’il est plus large. Le propriétaire sent une petite grosseur molle au niveau du nombril, qui peut disparaître lorsque l’on appuie.

Si la hernie est petite, l’animal peut vivre normalement. Si les propriétaires décident de le faire stériliser, le vétérinaire profite de l’intervention pour réduire cette hernie.
Lorsqu’elle est large et en particulier si un risque d’engagement des anses intestinales est présent, l’intervention est réalisée dès le diagnostic. En effet, si les intestins passent par l’orifice, ils peuvent se retrouver coincés, mal vascularisés et risquent la nécrose.

La hernie inguinale

Cette hernie est liée au passage anormal des organes abdominaux par un orifice qui permet normalement uniquement le passage de vaisseaux et de ligaments. Contrairement à l’homme, les animaux sont relativement peu sujets à ce type de hernie.

Cette fois, le propriétaire remarque un gonflement indolore dans le pli de l’aine, entre la face intérieure de la cuisse et l’abdomen. Le plus souvent, cette hernie est d’origine congénitale, c’est-à-dire présente dès la naissance et concerne d’avantage les femelles westie ou cocker.
L’intervention chirurgicale est indispensable car le risque d’engagement d’un bout d’intestin ou de l’utérus est important.

La hernie périnéale

Cette hernie est due au relâchement ou à la déchirure des muscles du périnée provoquant la déviation du rectum. Les propriétaires remarquent un gonflement sur le côté de l’anus.
Cette affection concerne principalement les mâles non castrés, à partir de 6 ans. Certaines races sont prédisposées comme les boxers ou les colleys. La constipation chronique est également un facteur favorisant l’apparition de cette hernie.
Le déplacement du rectum peut s’accompagner de graisse abdominale, de la vessie ou de la prostate dans les cas les plus sévères. Le chien a du mal à faire ses selles voire à uriner si la vessie est engagée.
Le traitement est chirurgical et la castration est conseillée en même temps.

La hernie diaphragmatique

Cette hernie est d’origine traumatique. Le plus souvent c’est une chute, un accident de la voie publique ou un écrasement qui provoque la déchirure du diaphragme, cette cloison qui sépare le thorax de l’abdomen.
Cette hernie survient brutalement et ses conséquences sont graves. Les organes abdominaux peuvent passer par la brèche vers la cavité thoracique et ne fonctionnent plus correctement. Ils peuvent alors comprimer les organes thoraciques. La lésion du diaphragme perturbe les mouvements respiratoires.
Cette hernie est également très douloureuse. La chirurgie est impérative.

Les causes de hernie sont nombreuses chez les animaux. Si une hernie ombilicale simple peut rester stable et sans gravité, les autres peuvent occasionner des complications sévères et la chirurgie est souvent indispensable.

Dr Céline Lacourt

 

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Les soins quotidiens

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Les petits gestes à ne pas oublier

Adopter un animal de compagnie, c’est s’engager à veiller sur lui tout au long de sa vie, à s’occuper de son bien-être.

Une gamelle bien remplie, des visites régulières chez son vétérinaire préféré, des sorties nombreuses pour les chiens, une litière propre pour les chats, une cage changée régulièrement pour certains, et des câlins à profusion pour tout le monde !

Il ne faut pas non plus oublier les petits gestes du quotidien. Ces soins ne sont pas compliqués à mettre en place. En revanche, il vaut mieux y habituer votre compagnon dès son plus jeune âge, en commençant progressivement par des séances plus courtes.

Un brossage régulier

Si une visite chez le toiletteur ne s’impose pas nécessairement, le brossage régulier est indispensable à votre animal. Il permet de retirer les poils morts. La fréquence de ce brossage va dépendre de la longueur des poils et de la saison (plus souvent en période de mue). Les poils s’agglutinent et peuvent former des bourres indémêlables, surtout lorsque le pelage est laineux. Pour les chats qui portent un soin particulier à leur toilette, l’ingestion de ces poils provoque des vomissements, voir des constipations. Enfin, un pelage non entretenu favorise l’apparition de maladies cutanées.

Le choix de la brosse dépend à la fois de la densité et de la longueur du poil. Pour un chinchilla, une petite brosse souple suffit, mais chez le berger des Pyrénées, il vaut mieux utiliser une brosse dure avec des crans plus longs. Attention à certaines brosses blessantes, aux crochets recourbés. La brosse à rangée de dents uniques, courtes, fines et serrées, en métal, est la plus polyvalente. Elle ne blesse pas la peau, n’arrache pas le poil mais retire efficacement une grande quantité de poils morts alliant l’action mécanique à l’action électrostatique. Le brossage est aussi l’occasion d’inspecter la peau de votre animal, à la recherche de parasites.

Épilation et nettoyage des oreilles

La présence de poils gêne l’aération naturelle du conduit et peut entraîner l’apparition d’otites. Il convient de les épiler régulièrement. On peut procéder par petites tractions avec les doigts, ou bien utiliser une pince à épiler. Il peut être difficile d’épiler les deux conduits dans la foulée car le geste n’est somme toute pas des plus agréable et parfois, il est plus facile de le faire accepter au chien en deux temps. Une fois le conduit épilé, il doit être nettoyé, surtout sur les animaux plus sensibles aux otites (races prédisposées ou sensibilité individuelle). Pour cela, on remplit le conduit auditif avec un produit adapté et conseillé par votre vétérinaire. On masse de façon à bien faire remonter les sérosités accumulées dans le fond de l’oreille. Ensuite, on essuie ce qui ressort à l’aide d’un coton, ou d’une compresse enroulée autour du doigt. L’usage des cotons-tiges est à proscrire absolument. On peut former un bouchon difficile à dégager.

Nettoyage des yeux

Ce soin concerne les animaux aux nez courts (chat persan, bouledogue…), les animaux dont les canaux lacrymaux sont bouchés, et les plus sensibles (les chats roux ou blancs, les animaux aux yeux clairs).

Il faut éviter la persistance d’une région humide liée à l’écoulement des larmes au coin des yeux. Ce soin limite le risque de conjonctivite secondaire. On peut utiliser une lotion, des lingettes ou bien un gel, sur les conseils de votre vétérinaire. La lotion est directement versée sur l’œil que l’on nettoie ensuite, de l’intérieur vers l’extérieur avec un petit morceau de papier toilette. Le coton laisse des fibres, certaines compresses peuvent être irritantes. Lorsque l’on utilise du gel, il peut être versé sur le papier avant de nettoyer l’œil.

Nettoyage des plis

Certaines races, de chiens en particulier, présentent de nombreux plis sur la tête notamment. Ces plis demeurent humides et peu aérés, terrain propice au développement de certaines bactéries et lieu d’apparition des dermites. Il ne faut pas oublier les sharpei, dont les plis ne se limitent pas à la tête, les espaces interdigités (entre les coussinets), ou, chez les lapins par exemple, les replis de part et d’autre des bourses ou de la vulve. Chaque animal a sa morphologie, à vous de repérer ces zones sensibles. Il faut les nettoyer régulièrement et surtout les sécher en douceur, en veiller à ne jamais irriter la peau. Chasse aux épillets aussi dans ces plis, surtout entre les coussinets !

Coupe des griffes

Ce soin n’est pas forcément nécessaire pour tous les animaux. En effet, le chien sportif usera naturellement ses griffes, tout comme le chat qui adore les  faire sur le tronc d’arbre du jardin. Mais le lapin qui ne sort que dans votre salon, le chat d’appartement qui boude son griffoir ou encore le vieux toutou qui se déplace de moins en moins, peuvent avoir besoin d’une séance manucure.

Les griffes sont formées d’une partie irriguée et sensible à la base du doigt. Il ne faut couper que la partie extrême, qui ne comporte ni vaisseau, ni terminaison nerveuse. Sur une griffe blanche, c’est simple. On voit par transparence la partie rosée, à laquelle il ne faut pas toucher, et la partie transparente, au bout. C’est celle-ci que l’on peut couper. L’utilisation d’un coupe griffe en forme d’une paire de ciseaux est la plus facile, rapide et efficace. Il faut bien sûr le choisir adapté à votre compagnon. Les griffes du berger allemand sont plus dures que celles du lapin ! Sur une griffe noire, il est parfois plus prudent de faire un tour chez le vétérinaire ou le toiletteur. En général, en coupant ¼ tous les mois, on ne risque pas de couper trop court. Si tel est le cas, pas de panique, une petite compression et la pose d’un petit pansement temporaire suffit à régler le problème.

Dr Céline Lacourt

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Insolite Mes Z'histoires Portraits Santé

Pearl le chien obèse

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Bonjour, je m’appelle Pearl,

ça veut dire perle en anglais. Et c’est vrai que je suis une perle,

mais surtout, j’étais devenue une très grosse perle…

Comment en étais-je arrivée là ? Je ne sais pas. Trop de friandises, pas assez d’exercices, c’est un cercle vicieux.

Il faut dire que je suis très gourmande. Et ma maitresse me laissait manger, manger et manger encore…

Un jour le verdict tomba : il fallait absolument que je perde du poids, ma vie en dépendait.

Je me mis donc au sport, mais c’était difficile car je ne pouvais plus bouger depuis si longtemps…

Je m’essayais à l’aquagym, à l’hydrothérapie, …

Et je m’inscrit même à un programme pour perdre du poids

Croyez moi, ce fut laborieux et parfois j’étais tentée de jeter l’éponge. Pourtant les résultats commençaient à se faire sentir.

Alors je me reprenais bien vite et continuais mes exercices et mon régime.

Maintenant j’ai repris goût à la vie, je reprends soin de moi : manucure, pédicure, j’adore !

Ma maitresse est tellement fière de moi !

Et surtout j’ai retrouvé le plaisir des promenades dans la nature, la vie quoi !

Alors un conseil à ceux qui me lisent: ne perdez pas espoir, une autre vie est possible !
Signé Pearl, la bien nommée

 

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Paroles de docteur : l’épilepsie

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Crises épileptiformes

Une crise convulsive chez le chien fait rapidement penser à l’épilepsie. Ce n’est pourtant pas la seule cause possible et d’autres maladies peuvent se révéler ainsi.

On parle déjà de symptômes convulsifs lorsqu’un chien (les cavalier king charles y sont particulièrement prédisposés) cherche à « gober des mouches ». Si cette habitude qui prête souvent à sourire n’inquiète pas vraiment les propriétaires, c’est pourtant déjà un signe d’alerte. La crise convulsive peut bien sûr être plus forte allant du simple raidissement des membres à des tremblements plus ou moins marqués. Elle peut s’accompagner de perte d’équilibre voire de chutes et parfois de pertes de conscience. Elle peut durer de quelques secondes à quelques minutes et le chien peut uriner et saliver en abondance même si ce n’est pas systématique. Souvent, elle est précédée par un changement de comportement de l’animal. Il peut s’agiter, tourner en rond et sembler inquiet. Après la crise, l’animal est fatigué, parfois désorienté.

Il convient de consulter votre vétérinaire dès la première crise observée, dès que le chien cherche à « gober des mouches » si vous le surprenez croquant dans le vide.

Plusieurs origines possibles

L’épilepsie primaire existe chez le chien. Elle apparaît en général à partir de 2 ans, sur des animaux par ailleurs en parfaite santé. C’est la réalisation d’examens secondaires (prise de sang, scanner, ponction de liquide céphalo-rachidien) qui permet d’éliminer les autres causes et de poser le diagnostic d’épilepsie primaire. Certaines races sont prédisposées comme le labrador, le golden retriever, le berger allemand ou encore le boxer.

D’autres maladies se manifestent par des crises convulsives que l’on appelle crises épileptiformes. Il s’agit de traumatismes crâniens, de tumeurs cérébrales, de problèmes hépatiques ou rénaux, d’intoxications, parfois d’infections ou encore d’hypoglycémie. Ces nombreuses hypothèses expliquent la nécessité pour le vétérinaire de pratiquer plusieurs examens avant de proposer un traitement en fonction du diagnostic.

Que faire face à une crise ?

Lorsque la crise se produit, il est important de mettre le chien en sécurité, c’est-à-dire d’éviter qu’il ne se blesse. Il faut donc retirer les objets contre lesquels il pourrait se cogner, l’éloigner des escaliers… Le chien ne risque pas d’avaler sa langue. Donc, contrairement à ce que l’on a l’habitude de faire chez l’homme, inutile de la lui maintenir, il risquerait de vous mordre involontairement.

Les crises sont aggravées par les stimulations sensorielles. Il faut donc les limiter : coupez radio ou téléviseurs, éteignez les lumières, ne parlez pas près de l’animal et évitez de le toucher. La crise est souvent impressionnante, il peut être préférable d’éloigner les enfants ou les personnes sensibles. Si votre vétérinaire vous a prescrit un anticonvulsif (comme le Valium), vous pouvez lui administrer directement dans l’anus. L’effet est très rapide. Il est utile de chronométrer la durée de la crise et de la filmer, surtout si c’est la première. Votre vétérinaire sera intéressé par ces renseignements.

Dr Céline Lacourt

 

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Le BARF

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Le BARF c’est quoi ?

BARF est l’acronyme de Bones And Raw Food qui signifie « os et viande fraiche ». Cette forme d’alimentation se rapproche le plus possible de celle des canidés sauvages, c’est à dire un régime principalement carnivore et cru.

Bienfaits

Les bienfaits pour la santé sont nombreux : meilleure haleine, dents plus saines, beau poil, vivacité, longévité. Le plaisir gustatif du chien est également un des avantages de ce type d’alimentation.

alimentation-barf-du-chien

BARF mode d’emploi

La ration type doit représenter environ 3% du poids du chien. Par exemple, pour un chien de taille moyenne pesant 20kg, on devra donner une ration d’environ 600g.

Cette ration type se compose au trois quart de viande et os charnus, c’est à dire encore attachés à la viande. (Ne surtout jamais donner d’os cuits.)
A cette base on ajoute des abats (10%), des légumes et fruits réduits en purée (15%) et des compléments tels que de l’huile de saumon (une cuillère à soupe) ou de l’huile végétale, un oeuf de temps en temps, de la levure de bière, parfois un peu de yaourt.

Votre chien vous remerciera !

Pour en savoir plus je vous invite à visiter le site le-barf-pour-mes-chiens

 

 

 

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La saison des gastro

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La saison des gastro-entérites, pour eux aussi…

Si nous connaissons les règles qui permettent de l’éviter, n’oublions pas que les gastro-entérite peuvent aussi concerner nos compagnons.

Nos amis canins sont, pour la plupart, très amicaux. Et lorsqu’ils se croisent en balade, ils manquent rarement de se saluer. Hélas, cette politesse s’accompagne souvent d’un petit coup de nez sous la queue, siège de nombreux microbes. Comme si cela ne suffisait pas, ceux qui ne croisent personne sur leur chemin, prennent des nouvelles de leurs copains en reniflant les souvenirs laissés dans le caniveau. Et c’est ainsi que tout commence…

Perte d’appétit et maux de ventre…

Dans un premier temps, le propriétaire remarque une baisse d’appétit. Bien sûr, certains gourmands ne présentent que peu ce symptôme mais Tchoupi vient-il toujours quémander ses friandises avec le même entrain ? Les douleurs abdominales peuvent être repérées par une position un peu voûtée. Le chien rentre sa queue entre les jambes, il a du mal à trouver sa position, l’arrière du dos est arrondi. Il est parfois possible d’entendre les gargouillements liés aux désordres intestinaux. Le vétérinaire pourra confirmer, à la palpation, l’abdomen tendu et la présence de selles liquides ou molles dans le gros intestin. Sans mise en place de mesures diététiques, diarrhées et vomissements apparaissent, ensemble ou séparément, parfois hémorragiques. Ils s’accompagnent de fatigue et on peut observer chez certains patients une poussée de fièvre.

Bon sens, patience,…et vigilance.

Les premières mesures à mettre en place sont bien évidemment le retrait des gamelles. Si l’animal souffre de diarrhée, il convient de retirer les croquettes. S’il vomit, c’est une diète complète qui est nécessaire. En effet, parfois la simple ingestion d’eau va provoquer un nouveau vomissement. Un pansement gastrique ou intestinal peut également être proposé. Si les symptômes persistent au-delà de 24h, la consultation vétérinaire s’impose. Un traitement antidiarrhéique et antiémétique sera prescrit, parfois associé à un anti-infectieux. Les jeunes animaux, comme les animaux souffrant de maladies chroniques ou encore les plus âgés sont plus vite affaiblis par une gastro-entérite. Les risques de déshydratation et de pertes en minéraux sont accrus.

Bien sûr, même si la contamination des copains et autres animaux du foyer est difficile à éviter, les mesures d’hygiène sont de rigueur. Et pour finir, certains germes ayant autant d’affinités pour les poilus que pour leurs propriétaires, nettoyage des mains et solution hydroalcoolique restent nos alliés.

Alors, courage, la grippe ne les concernera pas !

Dr Céline Lacourt