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La dirofilariose

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Une maladie parasitaire

Cette maladie, transmise par les moustiques, touche les carnivores. Elle est présente dans les zones tropicales mais on la rencontre également autour de la Méditerranée, dans le sud de la France, de façon saisonnière, de mai à octobre.

La dirofilariose est due à la transmission par la piqûre du moustique d’un ver long et fin, le dirofilaire, ou plus exactement de sa larve. Celle-ci pénètre la peau du chien lors de la piqûre par le moustique infecté, se transforme et sa forme adulte migre vers le cœur et les artères pulmonaires. Lorsque l’infestation est massive, on dénombre parfois jusqu’à 200 vers, le fonctionnement du cœur est fortement altéré, les vaisseaux peuvent être obstrués et l’urgence est alors vitale.

Une durée d’incubation longue

Les symptômes apparaissent longtemps après la piqûre infestante, souvent plusieurs mois voire des années plus tard. Les symptômes, liés à la présence des vers, sont cardiaques et respiratoires : toux, fatigue, syncopes, difficultés respiratoires… Le diagnostic se fait à partir de test sanguin. On peut également rechercher à l’échographie la présence des parasites dans le cœur ou les gros vaisseaux sanguins. Lorsque les vers bouchent la veine cave, la gravité de la maladie est encore plus importante. Les globules rouges sont détruits et libèrent leur hémoglobine. Le chien peut alors présenter un ictère ou ses urines peuvent être sombres, contenant de l’hémoglobine.

Une maladie grave

La dirofilariose est une maladie grave. Même lorsque le traitement réussit, il reste souvent des séquelles sérieuses. Le traitement repose bien évidemment sur la destruction des vers mais cette destruction peut ne pas être bien supportée par l’organisme. Elle entraîne en effet un choc qui peut être grave et les complications sont nombreuses : fatigue, anorexie, thrombose… Le traitement doit donc être progressif et la surveillance comme le repos de l’animal sont indispensables.

Une prévention indispensable

Au vu de la gravité de la maladie et des effets secondaires de son traitement, la prévention reste la meilleure protection contre la dirofilariose. Des mesures hygiéniques sont possibles. Elles consistent à limiter le risque de piqûres de moustiques : éviter les sorties, en particulier en zones humides, surtout à la tombée du jour, équiper les portes et fenêtres de moustiquaires. L’utilisation d’anti-parasitaires externes qui protègent de la piqûre des moustiques est également indiquée.

Le meilleur moyen de prévention reste le traitement prophylactique. Le vétérinaire le prescrit systématiquement lorsque le chien vit dans une zone à risque et, lorsque vous partez en voyage avec votre animal dans les régions tropicales ou sur le pourtour méditerranéen. Il s’agit de comprimés ou de pipettes qui détruisent les larves avant qu’elles ne deviennent adultes. Les comprimés sont à prendre avant le départ et un mois après le retour.

La dirofilariose peut également toucher les chats mais c’est beaucoup plus rare. Le chat guérit souvent spontanément, l’infestation étant moins massive et les larves de dirofilaires survivant mal dans son organisme.

Dr Céline Lacourt

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Le Pyomètre

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Le pyomètre est une infection de l’utérus, sur une chienne ou une chatte non stérilisée, et dont les conséquences peuvent être dramatiques.

Une infection qui survient dans les semaines qui suivent la fin des chaleurs.

L’utérus de la chienne ou de la chatte est un organe en forme de Y, avec 2 ovaires, suivis de 2 cornes qui se rejoignent au niveau du col de l’utérus. Lors des chaleurs, l’imprégnation hormonale provoque une modification des parois et de l’utérus. Une infection peut alors s’installer progressivement. Si le col se referme, l’état de la chienne se dégrade rapidement mais on n’observe aucun écoulement vulvaire. Au contraire, si le col reste ouvert, la chienne ou la chatte présente un écoulement du pus au niveau de la vulve. Dans tous les cas, le pyomètre apparaît dans les 2 mois suivant la fin des saignements.

Comme toute infection, le pyomètre peut se généraliser. L’infection initialement localisée au niveau des cornes utérines peut s’étendre et provoquer une septicémie. D’autre part, les complications rénales de la maladie sont fréquentes. L’infection rénale occasionne une insuffisance rénale aiguë dont la gravité affecte le pronostic.

Diagnostic et traitement

Lorsque l’animal présente des pertes vulvaires purulentes, le diagnostic est aisé. S’il s’agit d’un pyomètre à col fermé, la chienne est abattue, anorexique, et présente souvent une hyperthermie. Elle peut également boire et uriner d’avantage et présenter des vomissements. La numération formule sanguine montre une augmentation des globules blancs, signe caractéristique d’une infection, mais pas spécialement du pyomètre. C’est la réalisation d’un cliché radiographique, et mieux encore d’une échographie qui permet le diagnostic.

Le traitement de choix est chirurgical. Il est nécessaire d’intervenir rapidement, dès que l’état général de la chienne est stabilisé. Une perfusion permet de réhydrater la chienne et l’administration d’antibiotiques est nécessaire, d’abord par injection puis par voie orale même après le retour à la maison. Le vétérinaire retire l’utérus et les ovaires de la femelle et propose souvent un traitement antalgique.

En conclusion, la prise en charge d’un animal présentant un pyomètre doit être rapide, et la récupération dépend de l’atteinte secondaire en particulier des reins. La stérilisation de convenance est un bon moyen de prévention, comme d’ailleurs pour les tumeurs mammaires.

Dr Céline Lacourt

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Les « sida » du chat

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Il existe chez nos compagnons deux virus responsables d’une baisse des défenses immunitaires, souvent appelées « sida du chat ». L’un d’eux s’appelle le FIV et l’autre la leucose. Voyons en quoi ces maladies différent :

 

Le virus immunodéficient félin ou FIV

Un virus proche du HIV

Le fiv ou virus immunodéficient félin est proche du HIV. Rassurons-nous, aucune transmission du chat à l’homme n’est possible, ni à n’importe quelle autre espèce d’ailleurs. Mais le nom a été donné en raison des similitudes dans le fonctionnement de ce virus. Il agit sur le système immunitaire qu’il fragilise et réduit. La contamination peut se faire par voie sanguine, ou encore lors de rapports sexuels. Le virus est présent dans la salive mais la transmission ne se fait pas par léchage ou partage des gamelles car il est très rapidement détruit. En revanche, il peut ainsi être transmis par morsure si la salive est en contact avec le sang. Il est également possible de constater une transmission transplacentaire entre la maman porteuse et ses petits. Le dépistage est aujourd’hui possible en clinique vétérinaire à partir d’un petit échantillon de sang et le résultat est connu en quelques minutes.

Une maladie évolutive

Après une période d’incubation de quelques semaines pendant laquelle le test n’est pas fiable, la maladie évolue en plusieurs phases. Le chat présente d’abord une fièvre modérée et une légère augmentation de la taille des ganglions mais le plus souvent, cette phase, qui dure 1 à 2 mois, passe inaperçue. Ensuite, le chat est séropositif mais ne présente plus de symptômes pendant une longue période (plusieurs années). Enfin, le chat déclare à proprement parler la maladie. Il présente alors des symptômes variés en fonction de son atteinte par des germes « opportunistes ». Ce sont des maladies bénignes contre lesquelles ses congénères sains se défendraient facilement mais chez lui, les défenses immunitaires vont se montrer inefficaces. Ainsi, à la faveur d’un stress ou d’une baisse de forme, la simple gastro-entérite va prendre des proportions plus importantes, l’affection respiratoire également. On observe souvent des gingivites, qui évoluent sur un mode chronique. En phase terminale, le développement de cancer, en particulier la leucémie, est fréquent.

Traitement et prévention

Il n’existe pas à ce jour de vaccin efficace commercialisé bien que des recherches soient en cours aux États Unis. La meilleure prévention reste donc d’éviter le contact entre les chats séropositifs et les chats sains. La stérilisation limite le risque de bagarres et ainsi la transmission salive/sang, ainsi que la transmission vénérienne.
Pour les chats séropositifs, les vaccinations classiques sont fortement recommandées. Elles ont pour objectif d’aider un organisme fragilisé à mieux se préparer à lutter contre les infections. L’apparition du plus simple symptôme doit amener à consulter rapidement afin de mettre en place de façon précoce un traitement préventif qui serait inutile sur un chat non porteur. Enfin, d’une efficacité parfois controversée, l’administration d’un stimulant des défenses immunitaires, l’interféron, retarderait l’apparition de la maladie chez certains chats.

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La leucose

Souvent assimilée au FIV donc,  la leucose est une maladie virale, due au virus leucémogène félin ou FelV. Comme le FiV, ce virus agit également en affaiblissant le système immunitaire du chat.

Un virus présent dans toutes les sécrétions du chat

Le virus de la leucose est présent dans la salive, les urines, les larmes, les selles ou encore le sang du chat porteur. La transmission est donc relativement facile puisque le partage d’une gamelle ou d’une litière peut malheureusement suffire à la transmission du germe. Cela dit, le virus reste très fragile et est rapidement détruit à l’air libre. Il faut par ailleurs que le chat soit plusieurs fois en contact avec un animal malade pour être contaminé. Ce virus est spécifique, c’est-à-dire que la transmission à une autre espèce n’est pas possible. Il arrive que le chat élimine spontanément le virus même après avoir été contaminé. Il redevient alors parfaitement sain et développe même des anticorps protecteurs. On appelle cela la neutralisation du virus. Elle peut se faire immédiatement ou après quelques mois. On considère qu’environ 30 % des chats contaminés éliminent ainsi spontanément le virus. Tant que la « neutralisation » n’est pas faite, le chat reste porteur et donc potentiellement contagieux pour ses congénères. En revanche, si l’animal contaminé est jeune ou plus fragile, le virus s’installe. Cependant, le virus peut rester « silencieux » pendant une période de 6 mois à 2 ans, c’est une phase de latence avant la phase virémique où les symptômes apparaissent. Chez certains chats, les symptômes n’apparaissent jamais. Ce sont les chats porteurs sains. Ces particularités sur le statut des chats par rapport à la maladie et à l’évolution du virus ont fait et font encore l’objet de recherches.

Incubation et symptômes

Le virus de la leucose est à l’origine de maladies prolifératives, c’est-à-dire des cancers comme les lymphomes ou les leucémies. Il peut aussi occasionner des maladies dégénératives comme des avortements sur les femelles gestantes ou un trop faible renouvellement des globules rouges à l’origine d’anémies. Enfin, le virus est responsable de maladies liées à une immunodéficience, c’est-à-dire qu’il affaiblit le système immunitaire du chat porteur et celui-ci peut alors présenter des symptômes variés et non spécifiques, en fonction des germes avec lesquels il sera en contact et face auxquels un individu sain se défendrait sans problème. On observe ainsi gastro-entérite, anorexie, affaiblissement, coryza chronique, ou encore abcès à répétition.

Prévention et traitement

Le diagnostic de la leucose repose sur une analyse de sang. Il existe des tests rapides et fiables qui permettent au vétérinaire un résultat en quelques minutes à partir de quelques gouttes de sang. Le traitement est uniquement palliatif et dépend des symptômes observés sur le chat malade. Malheureusement, le pronostic est sombre assez rapidement. La prévention consiste à tenir séparés les animaux porteurs et une vaccination efficace existe contre ce virus. Elle doit être systématique pour les chats qui sortent, la transmission étant relativement aisée puisque toutes les sécrétions sont contaminantes.

Dr Céline Lacourt

 

 

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Le stress chez le chat

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Le stress

Le stress n’est pas l’apanage de l’être humain. Il apparait même que c’est un des facteurs les plus fréquents de consultation vétérinaire chez le chat.

Les causes

Les causes peuvent être multiples, mais le plus souvent il s’agit d’un changement dans le quotidien ou l’environnement du chat, tel qu’un déménagement, l’arrivée d’un autre chat ou chien dans le foyer, la naissance d’un enfant, etc..

Les symptômes

Le stress peut se manifester de différentes manières : malpropreté, boulimie ou anorexie, léchage excessif, apathie, agressivité. Ces symptômes ne doivent pas être pris à la légère, car  ils sont le signe d’une angoisse parfois très sérieuse qui peut déboucher sur de véritables pathologies. Le léchage excessif par exemple peut aller jusqu’à l’arrachage de poils (alopécie extensive féline) créant même des lésions. De même certaines cystites sont uniquement dues au stress (cystites idiopathiques).

Vegas, suite à un déménagement, s'est arraché tous les poils du ventre par un lèchage excessif

Vegas, suite à un déménagement, s’est arraché tous les poils du ventre par un léchage excessif

Le diagnostic

Lorsque l’un ou plusieurs de ces symptômes apparaissent, il faut en premier lieu s’assurer que le chat n’est pas malade cliniquement. Un examen vétérinaire s’impose. Dans le cas de malpropreté, il peut s’agir d’un problème d’infection urinaire ou de calculs rénaux. Lorsque les causes physiques sont écartées, on doit essayer de traiter le stress.

Les traitements

Il existe plusieurs types de traitements, que l’on peut combiner entre eux. Tout d’abord les techniques comportementales qui vont travailler sur l’environnement du chat : par exemple dans le cas de l’arrivée d’un deuxième chat, s’assurer que chacun à un accès à la nourriture, mettre peut-être une deuxième litière, etc.  On peut également essayer d’apaiser le chat stressé avec des diffuseurs de phéromones ou d’huiles essentielles. Il existe même des fleurs de Bach pour animaux. Enfin, votre vétérinaire peut prescrire des calmants, des anxiolytiques ou des antidépresseurs.

La guérison

Le chat étant un animal très sensible, la guérison peut être lente, il faut alors s’armer d’amour et de patience…

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