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De la vitamine C aux cochons d’Inde !

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Attention aux carences

Les carences en vitamine C occasionnent des troubles de santé sérieux qui peuvent aller jusqu’au décès de l’animal.

Le cochon d’Inde ne possède pas l’enzyme nécessaire à la synthèse de la vitamine C. Il est donc nécessaire de lui en apporter dans son alimentation. Ce besoin est généralement bien connu des propriétaires. Les carences proviennent plutôt d’erreurs alimentaires que d’oublis de cette supplémentation.

Fuzzberta, le cochon d’Inde star d’Instagram

Les erreurs alimentaires

Ainsi, la supplémentation en gouttes dans l’eau de boisson est instable et la teneur en vitamine C diminue de moitié en une journée. De plus, le cochon d’Inde boit peu lorsqu’il peut manger du frais (salade, légumes verts). On risque alors de voir diminuer sa consommation de vitamine C diluée dans l’eau. Il faut également s’assurer qu’il s’alimente correctement car toute cause d’anorexie occasionnera forcément une carence en vitamine C. De même, une diarrhée limite l’absorption de la vitamine C. Enfin, les aliments dits « supplémentés en vitamine C » le sont insuffisamment et une fois encore, la vitamine C est rapidement dégradée.

Symptômes d’une carence en vitamine C

Les symptômes d’un déficit en vitamine C sont observés dans les 15 jours qui suivent le début de cette carence. Ils sont très variés. L’animal présente un affaiblissement général, une anorexie et un amaigrissement. Les articulations sont gonflées et douloureuses et le cochon d’Inde peut se mettre à boiter. Une chute des dents et de la gingivite peuvent être observées, ainsi que de la diarrhée, un pelage terne ou encore un écoulement du nez.

Diagnostic et traitement

C’est en observant des signes cliniques évocateurs et en discutant avec les propriétaires que le vétérinaire pose son diagnostic. Des examens complémentaires radiographiques ou encore un dosage d’acide ascorbique dans le sang peuvent être réalisés mais ils le sont rarement car le traitement est urgent et ne permet pas d’attendre les résultats de cette prise de sang.

La supplémentation à triple dose peut suffire pour soigner le cochon d’Inde mais si l’état général de l’animal est très affecté, une hospitalisation peut être nécessaire afin de soigner la déshydratation, relancer l’appétit et traiter si besoin la douleur.

Prévention

La prévention de la carence en vitamine C repose avant tout sur un apport alimentaire de qualité. L’alimentation adaptée est composée de foin de bonne qualité à volonté, complété par une petite quantité de graines pour cobaye. La supplémentation quotidienne en vitamine doit être de 15 mg/kg pour un adulte et de 30 mg/kg pour une femelle gestante ou en lactation. Lorsque le cochon d’Inde se voit proposer une quantité suffisante de nourriture fraîche, ses besoins peuvent être comblés, mais c’est rarement le cas en pratique. Les aliments qui apportent le plus de vitamine C au cochon d’Inde sont le persil (à proscrire chez la femelle gestante ou allaitante car toxique à forte dose), le poivron, le kiwi, le chou (à limiter car à l’origine de ballonnements) et les agrumes.

Plusieurs formes de supplémentation sont disponibles. L’ajout de sirop dans l’eau est à éviter en raison de son instabilité. Il faut choisir une forme à donner quotidiennement, qui soit appétente et que le propriétaire administre avec facilité.

Dr Céline Lacourt

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Un environnement adapté pour les NAC

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Les maladies dont souffrent lapins, cochons d’Inde, hamsters… sont souvent liées à un environnement défectueux.


Une cage ventilée et spacieuse

Il convient de choisir une cage suffisamment grande, d’autant que lapins et cochons d’Inde apprécient de vivre avec un congénère. N’hésitez pas à faire vérifier le sexage par un vétérinaire au risque de finir avec une famille nombreuse ! Il est préférable de privilégier une cage munie de barreaux plutôt que celles aux parois en plexi. Si ces dernières ont le mérite de maintenir propre les alentours de la cage, elles ne permettent pas une aération suffisante et favorisent l’apparition de pathologies respiratoires et oculaires.


Un substrat de qualité

Litières de foin, de gravillons ou de copeaux sont à éviter au profit de chanvre ou, mieux encore, de « drybed », des tissus éponges qui se lavent et sèchent facilement et peuvent être changés toutes les 48h. La cage doit rester propre afin de limiter les problèmes cutanés en particulier sous les postérieurs des lapins. Une litière poussiéreuse irrite quant à elle les voies respiratoires.


Un environnement stimulant

Les lapins, comme les cochons d’Inde sont curieux et joueurs. Il est important d’enrichir leur environnement de cachettes et autres jeux. L’idéal est bien sûr de les faire sortir de leur cage tout en veillant à garantir la sécurité de la zone à laquelle ils ont accès. Gare aux fils électriques ! Les lapins qui auront la chance de pouvoir profiter d’un jardin doivent, encore plus que ceux vivant en intérieur, être vaccinés contre la myxomatose et la maladie hémorragique.


Une alimentation appropriée

Les affections dentaires dont souffrent souvent lapins et cochons d’Inde sont parfois liées à une alimentation défaillante. L’alimentation doit être composée principalement de foin de bonne qualité. Le foin doit être vert, odorant, non poussiéreux, et facile à attraper dans le sac. Il peut d’ailleurs suffire à alimenter l’animal. Une gamelle de légumes verts (salade, endive, persil, fanes de carottes…) peut également être proposée chaque jour. Les granulés ne doivent pas dépasser 25g/kg et par jour. La portion de fruit doit être raisonnable pour limiter l’apport en sucre, c’est-à-dire 1/8e de pomme, une fraise, 2 rondelles de banane… Enfin les sucreries type bâtonnets de céréales au miel sont à proscrire absolument.

Si l’installation de nos compagnons est importante le reste de la maison l’est également. Hygrométrie de 50 %, absence de courant d’air et de fumée en tout genre (cigarette, diffuseur d’odeur…) sont à respecter pour leur bonne santé.

Dr Céline Lacourt

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Vasectomie ou castration ?

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Petit retour sur les méthodes de stérilisation possibles et leurs intérêts.

Après la castration chirurgicale, certains propriétaires sont surpris de retrouver leur chien « diminué ». Incompréhension de vocabulaire ? Divergences des attentes ? Curieusement, et sans doute parce que cela se voit « extérieurement », l’intervention du mâle est jugée plus « traumatisante » par les propriétaires.


Exérèse des gonades

La stérilisation est recommandée pour les femelles pour des raisons médicales (prévention des tumeurs sur les mamelles, prévention des infections utérines…). Elle permet également de supprimer les chaleurs de l’animal et le risque de gestation. Le vétérinaire retire chirurgicalement les ovaires, avec parfois l’utérus. La castration du mâle consiste à retirer les testicules après avoir fait une incision le long du fourreau. Quelque temps après l’intervention, la peau des bourses se rétracte progressivement et celles-ci deviennent quasiment absentes. L’exérèse des gonades (ovaires ou testicules) s’accompagne de la fin des sécrétions hormonales associées et donc permet la stérilisation.


Interruption du trajet des spermatozoïdes

La vasectomie consiste à ligaturer le canal permettant le trajet des spermatozoïdes vers le pénis. Ils sont toujours fabriqués par les testicules, mais l’éjaculation des gamètes n’est plus possible. L’animal est donc stérile. Cependant, il conserve ses testicules, ainsi que les hormones sécrétées par ceux-ci. La vasectomie ne présente pas plus de difficultés chirurgicales que la castration, ni plus de risques.


Un choix qui dépend de l’effet recherché

Si la volonté du propriétaire, par exemple un multi-possesseur ayant un mâle et plusieurs femelles, est d’éviter les gestations de ses femelles, sans opérer ces dernières, alors la vasectomie peut présenter un intérêt. Il existe des cas où la castration est décidée pour des raisons médicales également : tumeur de la prostate, certaines tumeurs péri-anales… Dans ces cas, on recherche la fin de l’imprégnation hormonale qui favorise l’apparition de ces maladies.

La plupart du temps cependant, ce sont des raisons comportementales qui incitent à prendre la décision : chien fugueur, hyper-excité sexuellement, agressif envers les autres mâles entiers… Dans ce contexte également, on cherchera à supprimer l’influence hormonale sur ces traits de comportement. La suppression des hormones ne sera possible qu’en retirant les testicules et c’est donc bien une castration qui sera conseillée. La pose de prothèses est une possibilité pour les propriétaires désireux de conserver la présence des bourses.

Deux techniques chirurgicales sont donc réalisables pour stériliser le chien mâle en fonction de l’objectif recherché. Rappelons qu’il est également possible de poser un implant sous la peau du chien, pour une action de 6 à 12 mois, qui bloque la sécrétion des hormones mâles sans passer par la case chirurgie.

Dr Céline Lacourt

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Ni nonos, ni susucre !

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15 aliments dangereux pour votre chien

Depuis sa domestication par l’homme, le chien n’est plus un carnivore strict. Il a apprit a digérer d’autres types d’aliments, devenant ainsi un carnivore à tendance omnivore.

C’est ainsi qu’il peut manger occasionnellement quelques restes de table ou des petits suppléments à sa ration quotidienne.

Mais attention, d’une part votre chien n’est pas une poubelle et d’autre part certains aliments, bons pour nous, ne le sont pas pour lui. Quelques uns sont même très dangereux.

Voici donc un petit mémo des 15 aliments à éviter absolument.

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Les Vomissements

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Vomissements : ayez les bons réflexes !

Nos animaux peuvent souffrir de troubles digestifs. Si une consultation est parfois indispensable, elle n’est pas toujours possible immédiatement et quelques bons réflexes peuvent être adoptés.


Pourquoi ces vomissements ?

Chez les chats, les vomissements sont relativement fréquents.
En effet, le matou passe de longues heures à prendre soin de son pelage et avale au passage un grand nombre de poils morts. Il peut arriver que ces poils soient rejetés sous forme de boudins, en particulier chez les chats qui vont pouvoir manger de l’herbe afin de faciliter leur évacuation par des vomissements.
Parfois, aucun poil n’est retrouvé dans le vomitura mais leur passage a provoqué une petite gastrite d’irritation et le chat vomit une sorte de mousse blanchâtre.
Enfin, les poils peuvent former des bouchons qui obstruent le tube digestif au niveau des intestins. On appelle cela un trichobésoar. Le chat présente alors des symptômes d’une occlusion avec des vomissements répétés, une anorexie et une dégradation de l’état général.

Les vomissements chez le chat ou le chien peuvent aussi provenir de l’ingestion d’un corps étranger. Il faut avoir le réflexe, lorsque notre compagnon vomit, de vérifier que ses jouets ne sont pas cassés, qu’il n’a pas pu avoir accès à la poubelle (peau du saucisson par exemple), que vos gants de jardinage n’ont pas disparu… Si les chats se font avoir par gourmandise, les chiens ont parfois des envies gustatives improbables et il faut penser à tout, surtout avec un chiot.

Si le vomitura comporte la présence de vers (type spaghetti ou grains de riz), l’animal est parasité et il convient de le vermifuger en demandant conseil au vétérinaire.

D’autres maladies peuvent bien sûr être à l’origine de vomissements.


Quelle attitude adopter ?

Lorsqu’un animal vomit, il est impératif de le mettre à la diète complète. C’est-à-dire qu’il ne faut lui donner ni à manger, ni à boire. En effet, l’estomac doit rester au repos et le simple fait de boire pourrait provoquer un nouveau vomissement.
Si ceux-ci cessent, la reprise de la boisson puis de l’alimentation se fera de façon fractionnée et progressive.
Si votre chat vomit souvent ses poils, le vétérinaire peut conseiller une pâte appétente qui facilite leur progression dans le tube digestif. Il existe aussi des croquettes plus adaptées.
L’administration d’un pansement gastrique permet de protéger la paroi de l’estomac de l’acidité et facilite sa cicatrisation.

Il convient de surveiller l’état général de votre animal. S’il est prostré et abattu, si les vomissements sont incessants, si vous avez retrouvé un coussin éventré, si la température de votre animal augmente, la consultation est indispensable et urgente.
Si son comportement n’est pas modifié, s’il regarde avec incompréhension sa gamelle que vous avez bien pensé à vider (si donc il garde son appétit), elle peut attendre 24h. En effet, si les mesures diététiques ne suffisent pas, la consultation est nécessaire.

Dr Céline Lacourt

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L’ostéosarcome du chien

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Tumeur osseuse maligne, l’ostéosarcome est à l’origine d’un cancer grave chez le chien.

L’ostéosarcome apparaît plutôt sur des chiens de plus de 10 ans même s’il arrive que des animaux plus jeunes (18/24 mois) soient concernés.

Les grandes races sont prédisposées comme le doberman, le berger allemand ou encore le golden retriever.

Les lésions atteignent le plus souvent les os longs : la partie distale du radius, la partie proximale de l’humérus ou bien la partie distale du fémur et la partie proximale du tibia. Des localisations plus rares sont observées comme sur les côtes.

L’ostéosarcome est la tumeur osseuse la plus fréquente chez le chien. Elle représente 85 % des cas.

Le diagnostic

Il repose sur l’observation des symptômes. L’animal présente une boiterie intermittente et transitoire dans un premier temps. Cette boiterie peut être diminuée par l’administration d’anti-inflammatoires mais récidive rapidement.

Les modifications de la structure osseuse rendent l’os atteint plus fragile et il arrive que le chien présente une fracture brutale à la suite d’un choc de faible intensité.

Enfin, on peut observer un gonflement et une déformation autour du membre atteint. Par ailleurs, au fil des semaines, l’état général du chien se dégrade. Il perd du poids, s’affaiblit, peut également présenter diarrhées et vomissements.

La radiographie permet au vétérinaire de poser un diagnostic et de proposer les mesures thérapeutiques possibles. Cependant le diagnostic de certitude, ainsi que la connaissance de la nature du cancer nécessitent une biopsie et un examen histologique.

Le traitement

Celui-ci est avant tout chirurgical. L’amputation totale de l’os atteint est recommandée. Lorsque celle-ci n’est pas envisageable par exemple sur un chien en fort surpoids ou arthritique, on peut amputer partiellement voir se limiter à l’exérèse de la zone tumorale en renforçant l’os par une prothèse. Cependant, aucune de ces mesures ne permet la guérison du chien. Elles visent à améliorer son confort en supprimant la douleur.

Malheureusement, l’ostéosarcome est un cancer très agressif et on considère que 90 % des animaux présentent déjà des métastases au moment du diagnostic, bien que celles-ci ne soient pas toujours visibles sur un cliché radiographique ou un scanner.

L’espérance de vie d’un animal sans traitement est de 1 à 2 mois. 50 % des chiens opérés survivent au-delà de 5 mois. La chimiothérapie prolonge l’espérance de vie de ces animaux à 1 an mais elle est lourde et coûteuse, et présente beaucoup d’effets secondaires

Dr Céline Lacourt

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Faire reproduire sa minette

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La magie d’une naissance

Il n’y a rien de plus extraordinaire que d’observer une chatte prendre soin de ses petits. Des gestes tendres, de la discipline, des apprentissages, un vrai spectacle dont on ne se lasse pas, et qui passionne aussi les enfants.

Si Dame Nature offre la possibilité aux minettes des rues de se reproduire dès l’âge de 6 mois, il est conseillé d’attendre l’âge de 18 mois pour tenter l’aventure avec votre petite compagne. Les plus jeunes s’occupent parfois moins bien de leurs petits et les plus âgées se fatiguent davantage.

 

Quand et comment ?

Si vous êtes l’heureux propriétaire d’une chatte de race au pedigree impressionnant, vous pouvez vous tourner vers l’élevage qui vous l’a vendue afin de demander si un mâle est disponible pour la saillie. Les contacts peuvent aussi se faire à l’occasion de salons et d’expositions.
Des sites internet mettent enfin en relation les propriétaires pour organiser les mariages de poilus.
Enfin, si votre chatte a accès à l’extérieur, nul doute que des prétendants sauront la trouver et se bousculer pour obtenir ses faveurs.

En pratique

Chez les chattes, les chaleurs durent plusieurs semaines avec des phases plus marquées. La chatte « appelle » le mâle par des miaulements rauques bien particuliers. Elle peut uriner en dehors de la litière. Elle se montre très câline, présentant sa croupe en levant la queue sur le côté. C’est à ce moment qu’il faut présenter les futurs amoureux.

En général, il est recommandé de laisser la femelle chez le mâle pendant quelques jours. Sur son territoire, le mâle sera plus à l’aise et la femelle l’acceptera plus facilement. Il reste néanmoins possible que l’étincelle ne soit pas au rendez-vous et que les tourtereaux s’ignorent, mais c’est assez rare.

La parade amoureuse n’a rien de tendre chez nos minous et la fougue du mâle qui croque la nuque de sa belle est impressionnante. La saillie est très rapide et les jeunes mariés s’accouplent plusieurs fois. C’est d’ailleurs cette saillie qui déclenche l’ovulation, permettant la fécondation dans la majorité des cas.

 

Précautions et surveillance

Certaines maladies sont transmises par la saillie, notamment les virus immunodéficients FiV et FelV. Il est donc fortement recommandé d’exiger un test de dépistage récent de chacun des chats et des vaccinations à jour (évidemment, ceci n’est pas possible pour la belle qui choisit son mâle toute seule).
L’administration d’un vermifuge à la minette est également conseillée juste avant la saillie, afin de limiter la transmission de vers aux chatons.

Les premiers signes d’une bonne nouvelle chez votre minette sont un bel appétit et des siestes prolongées. La gestation dure 2 mois mais les confirmations par radio ou écho ne sont possibles que tardivement, à 45 jours. Il faut proposer une alimentation pour chatons à la future maman qui doit aussi avoir à disposition une grande gamelle d’eau. Et maintenant, il n’y a plus qu’à attendre !

Dr Céline Lacourt

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Les parasites internes du chien

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Les vétérinaires recommandent la vermifugation régulière des animaux de compagnie. Quels sont ces vers qui se développent dans le tube digestif de nos compagnons ?

On distingue deux grandes familles de parasites internes.

Les vers ronds sont aussi appelés nématodes

Parmi eux, les ascaris sont les plus fréquents, surtout chez le chiot. La contamination se fait par voie orale lorsque le chiot lèche ou ingère un aliment souillé par des œufs. Pendant la gestation, on observe également une contamination des petits à travers le placenta. C’est pourquoi la vermifugation des chiots est tellement importante. Ces ascaris ressemblent à de gros spaghettis et on peut les retrouver dans les selles voire en cas de fortes infestations, dans les vomissements.

Les ankylostomes sont plus rarement visibles dans les selles. En revanche, installés dans l’intestin grêle, ils sont très agressifs et lèsent la paroi du tube digestif. Ils se nourrissent du sang de leur hôte et fatiguent l’animal en provoquant une anémie. Ils ressemblent à des spaghetti plus courts (5 à 15 mm) et plus petites. Ils sont présents surtout chez les jeunes et chez les chiens qui vivent en collectivité. En effet, la transmission peut se faire par ingestion mais aussi à travers la peau si le chien évolue sur un sol souillé en particulier les sols en terre. Enfin, la transmission peut se faire lors de l’allaitement par passage dans le lait des larves.

Les trichures forment la dernière famille des vers ronds et sont de taille intermédiaire. Ils se localisent dans le gros intestin. Comme les ankylostomes ils se nourrissent de sang et peuvent engendrer anémie et diarrhée. Très résistants, les œufs de trichures peuvent persister plusieurs années dans le sol et ils ne sont pas éliminés par tous les vermifuges. Le trichure ressemble à un spaghetti plus fin que l’ascaris et mesurant 3 cm de long.

Les vers plats sont aussi appelés cestodes

Souvent appelé à tort ténia, le plus fréquent chez nos compagnons est le dypilidium caninum. On peut observer les vers autour de l’anus, ressemblant à des grains de riz. En réalité, le ténia est également un vers long mais ce sont des segments, porteurs de nombreux œufs, qui apparaissent aux marges de l’anus et peuvent se déplacer. La contamination par le ténia se fait par l’intermédiaire des puces. C’est pourquoi un animal présentant des puces doit être vermifugé et inversement si votre chien est infesté par le dypilidium, il faut veiller à bien le retraiter contre les puces.

Les chiens peuvent aussi être contaminés par le ténia qui comme le dypilidium se présente sous la forme d’un long spaghetti plat qui se sépare en anneaux remplis d’œufs. La contamination de l’homme est facile mais nos compagnons ne sont pas spécialement affectés par leur présence.

Parmi les vers plats, nos compagnons peuvent également être infestés par l’echinococcus que l’on retrouve dans les selles des renards. Ce parasite est particulièrement dangereux pour l’homme. Il mesure 2 à 7 mm de long.

Les parasites digestifs de nos animaux sont nombreux et leurs conséquences sur la santé de nos compagnons varient. De même, si tous peuvent contaminer l’homme, certains se montrent particulièrement dangereux. Il est donc rappelé une nouvelle fois la nécessité de donner régulièrement un vermifuge adapté à votre animal.

Dr Céline Lacourt

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Des tiques qui tuent

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La piroplasmose

La piroplasmose est une maladie parasitaire fréquente en France qui tue chaque année de trop nombreux chiens.

Lors de son repas de sang, la tique injecte régulièrement de la salive. En effet, cette salive contient un anticoagulant qui permet à la tique de poursuivre son repas sans que le chien ne coagule. C’est via cette salive qu’est transmis le parasite responsable de la maladie, le piroplasme Babesia canis.
Une fois dans le sang, les piroplasmes pénètrent dans les globules rouges et s’y multiplient, les faisant éclater. Les conséquences sont bien sûr l’anémie mais aussi une intoxication des reins et du foie par les déchets de ces globules rouges.
La tique devient contaminante lorsqu’elle a elle-même piqué un animal contaminé avant de changer d’hôte. Un chien malade n’est donc pas directement contagieux pour ces congénères.

Les symptômes

La maladie apparaît dans la semaine qui suit la piqûre infectante.

Le chien est abattu, il peut perdre l’appétit et se mettre à vomir. Il présente de la fièvre, souvent autour de 40°. Le symptôme le plus visible est la coloration orangée des urines.

Dans tous les cas, la maladie peut être fatale et au moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter son vétérinaire lorsque le comportement de votre animal se modifie peu de temps après qu’il a attrapé des tiques. Le diagnostic repose sur l’examen au microscope d’un frottis sanguin sur lequel le vétérinaire observe la présence des piroplasmes dans les globules rouges.

Traitement et prévention

Il existe un antidote, l’injection d’un produit qui détruit les piroplasmes. Cependant, l’injection doit être réalisée rapidement. Par ailleurs, des mesures de prévention de la fonction rénale et de la fonction hépatique peuvent être mises en place (perfusion, antiémétiques, parfois transfusions…).

La prévention est la meilleure approche pour lutter contre la piroplamose.

L’application régulière tout au long de l’année d’antiparasitaires externes est impérative.
Pour les chiens qui sont très exposés, le vétérinaire peut proposer la vaccination. Ce vaccin, assez onéreux et dont l’efficacité n’est pas de 100 %, ne dispense pas de l’utilisation des traitements anti-tiques. Mais il élargit la protection de l’animal.

Les chiens attrapent les tiques dans les herbes hautes et les broussailles. Il est conseillé d’« éplucher » son animal au retour des balades afin de pouvoir rapidement retirer la tique avant qu’elle n’ait le temps de transmettre le parasite.

Dr Céline Lacourt

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Les hernies

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Les hernies « abdominales » en médecine vétérinaire

Une hernie est le passage total ou partiel d’un organe hors de sa cavité naturelle.

La hernie peut se situer à différents endroits. Elle est parfois bénigne mais peut aussi présenter un risque et nécessiter une intervention chirurgicale.

La hernie ombilicale

Cette hernie est due à la fermeture incomplète de la paroi musculaire au niveau du nombril (passage du cordon ombilical), après la naissance de l’animal. Cet orifice, souvent de petite taille laisse s’échapper de la graisse abdominale et parfois des intestins lorsqu’il est plus large. Le propriétaire sent une petite grosseur molle au niveau du nombril, qui peut disparaître lorsque l’on appuie.

Si la hernie est petite, l’animal peut vivre normalement. Si les propriétaires décident de le faire stériliser, le vétérinaire profite de l’intervention pour réduire cette hernie.
Lorsqu’elle est large et en particulier si un risque d’engagement des anses intestinales est présent, l’intervention est réalisée dès le diagnostic. En effet, si les intestins passent par l’orifice, ils peuvent se retrouver coincés, mal vascularisés et risquent la nécrose.

La hernie inguinale

Cette hernie est liée au passage anormal des organes abdominaux par un orifice qui permet normalement uniquement le passage de vaisseaux et de ligaments. Contrairement à l’homme, les animaux sont relativement peu sujets à ce type de hernie.

Cette fois, le propriétaire remarque un gonflement indolore dans le pli de l’aine, entre la face intérieure de la cuisse et l’abdomen. Le plus souvent, cette hernie est d’origine congénitale, c’est-à-dire présente dès la naissance et concerne d’avantage les femelles westie ou cocker.
L’intervention chirurgicale est indispensable car le risque d’engagement d’un bout d’intestin ou de l’utérus est important.

La hernie périnéale

Cette hernie est due au relâchement ou à la déchirure des muscles du périnée provoquant la déviation du rectum. Les propriétaires remarquent un gonflement sur le côté de l’anus.
Cette affection concerne principalement les mâles non castrés, à partir de 6 ans. Certaines races sont prédisposées comme les boxers ou les colleys. La constipation chronique est également un facteur favorisant l’apparition de cette hernie.
Le déplacement du rectum peut s’accompagner de graisse abdominale, de la vessie ou de la prostate dans les cas les plus sévères. Le chien a du mal à faire ses selles voire à uriner si la vessie est engagée.
Le traitement est chirurgical et la castration est conseillée en même temps.

La hernie diaphragmatique

Cette hernie est d’origine traumatique. Le plus souvent c’est une chute, un accident de la voie publique ou un écrasement qui provoque la déchirure du diaphragme, cette cloison qui sépare le thorax de l’abdomen.
Cette hernie survient brutalement et ses conséquences sont graves. Les organes abdominaux peuvent passer par la brèche vers la cavité thoracique et ne fonctionnent plus correctement. Ils peuvent alors comprimer les organes thoraciques. La lésion du diaphragme perturbe les mouvements respiratoires.
Cette hernie est également très douloureuse. La chirurgie est impérative.

Les causes de hernie sont nombreuses chez les animaux. Si une hernie ombilicale simple peut rester stable et sans gravité, les autres peuvent occasionner des complications sévères et la chirurgie est souvent indispensable.

Dr Céline Lacourt