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Mes Z'infos Santé

Mon animal a une gastro !

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Les premières gastro-entérites arrivent chez les humains et nos compagnons ne sont pas en reste. Souvent d’origine virale, elle se propage vite sous forme d’épidémie chez nos poilus qui se saluent en se reniflant le derrière. Comment gérer leur tube digestif mis à mal ?

Vomissements = diète complète

Lorsqu’un animal présente des vomissements, il se met souvent à la diète de lui-même, et il a bien raison. Pour les plus gourmands que rien n’arrête, à nous d’être raisonnables à leur place. Une diète complète est nécessaire c’est-à-dire rien à manger bien sûr, mais rien à boire non plus. En effet, la paroi de l’estomac est tellement irritable que le contact de l’eau peut provoquer un vomissement, avec pour conséquence le rejet de l’eau absorbée mais aussi des pertes hydriques et minérales supplémentaires.

Diarrhée = diète hydrique

Si les selles sont molles ou liquides, il faut mettre l’animal à la diète mais cette fois, il peut continuer à boire. La diète doit durer au moins 24 h. Ensuite, la reprise de l’alimentation se fait progressivement, idéalement avec un aliment hyperdigestible, en petite quantité et avec des repas fractionnés. Le riz bien cuit (c’est-à-dire trop) de grand-mère peut aussi être proposé. D’une manière générale, un pansement intestinal permet à la muqueuse de se reposer et de cicatriser. Il existe des présentations vétérinaires appétentes et faciles à donner mais en cas de diarrhée un week-end, les présentations humaines en poudre ou en gel sont également utiles.

Surveiller l’absence de déshydratation

Comme pour nous, une diarrhée passagère ne présente pas systématiquement un caractère d’urgence et ne justifie pas une consultation vétérinaire dans l’heure. Il est pourtant important d’évaluer le dynamisme de l’animal. La présence de sang dans les vomissements ou les selles, un animal abattu, à la démarche voûtée, au ventre tendu et douloureux et dont la peau marque un pli persistant lorsqu’on pince le cou du chien […] sont en revanche des indicateurs de gravité. En cas de doute, il est toujours préférable de contacter le vétérinaire de l’animal. Celui-ci aura besoin d’informations précises afin d’affiner son diagnostic et de proposer un traitement adapté. À quand remonte la dernière vermifugation, l’animal a-t-il mangé un aliment qui sort de son ordinaire ? À quelle distance du repas ont lieu les vomissements, quel est leur aspect ? Il est important de bien se consulter entre les membres de la famille car ces détailss doivent être les plus exacts possible.

Afin de limiter le risque de transmission car hélas, certains virus apprécient autant les poilus que leurs maîtres, il est important d’adopter une hygiène rigoureuse et un lavage régulier des mains.

Dr Céline Lacourt

Mes Z'infos Pratique Santé

La morsure spontanée du chat

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À côté des câlins et des ronronnements, la morsure du chat existe aussi et elle est souvent douloureuse. Pourquoi nos adorables minous se transforment-ils parfois en panthères ?

C’est la situation classique du chat effrayé chez le vétérinaire. Il réagit à sa peur par une agressivité violente. L’équipe vétérinaire doit alors prendre des précautions pour ne pas être blessée, comme enrouler le chat dans une serviette, le mettre dans un filet parfois. Il faut essayer de rester doux dans les gestes afin de ne pas aggraver la situation. De même, il faut habituer le chaton aux manipulations douces et limiter au maximum le stress induit par sa visite à la clinique (vaporisation de phéromones dans sa cage, cage placée en hauteur dans la salle d’attente, serviette posée sur la table si elle est en inox…).

Sevrage précoce

Les premières semaines, lorsque le chaton vit avec sa mère et le reste de la portée, sont d’une importance capitale pour son développement psychologique. La mère apprend à ses petits à jouer sans excès, à faire « pattes de velours », à faire des pauses dans leurs jeux. Bien sûr, certains chatons n’auront pas la chance de pouvoir vivre cette période donc le propriétaire doit prendre le relais et ne pas hésiter à demander conseil au vétérinaire.

Faim, ennui et syndrome du prédateur

Le chat est par nature un chasseur. Certains environnements sont pauvres en stimuli et en possibilités d’exercice, notamment pour les chats qui vivent en appartement. Ceux-ci s’ennuient et peuvent, au retour de leurs propriétaires, passer à la phase attaque des mollets. Dans ces cas, il faut d’abord vérifier la ration alimentaire du chat avec son vétérinaire. Le chat aime faire plusieurs mini-repas dans la journée donc investir dans un distributeur de croquettes programmable peut être intéressant. Enfin, enrichir son environnement par des cachettes, des zones d’observation en hauteur, limite ses phases d’ennui. On peut également mimer la chasse en plaçant une partie de la ration dans une balle distributrice.

Chat caressé mordeur

Le chat est installé pour un câlin et semble l’apprécier et d’un coup, il se retourne et mord violemment. Cette « attaque » est liée à la sensibilité extrême du chat pour lequel la caresse appréciée au départ peut devenir agaçante voire douloureuse. Il faut savoir repérer les signes précurseurs comme lorsqu’il remue la queue, frissonne, se lèche ou lèche la main.

L’agressivité du chat peut avoir plusieurs origines et certaines causes peuvent être évitées. Lorsque malgré tout le chat a mordu ou griffé, il est important de bien désinfecter la plaie et de surveiller qu’il n’y ait pas d’infection.

Dr Céline Lacourt

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La Rage

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Législation et vaccination antirabique

La France est un pays déclaré indemne de rage depuis 2001. Ce statut est le fruit d’années de vaccinations obligatoires, de campagnes sur la faune sauvage et d’un travail rigoureux.

Chaque année, des touristes français trouvent des animaux sur leur lieu de vacances et l’envie de prendre soin d’eux et de les ramener en France est compréhensible mais attention…

Une zoonose virale aux symptômes neurologiques

Le virus rabique est un virus neurotrope c’est-à-dire qui cible le cerveau. Les symptômes sont généralement une encéphalite avec troubles de la déglutition, agitation, salivation, mouvements anormaux involontaires, troubles de la conscience. Une fois les symptômes apparus, la maladie est mortelle. La rage est une maladie commune à l’homme et aux mammifères, généralement les carnivores. Le virus est présent en forte concentration dans la salive de l’animal porteur et la contamination à l’homme se fait principalement par morsure. La contamination est possible même si l’animal paraît sain, l’incubation variant par exemple chez le chien de 15 à 60 jours. Le léchage sur une peau blessée ou une griffure peuvent également suffire à la transmission de la maladie. Chaque année, la rage cause 70 000 décès humains dans le monde, principalement en Asie et en Afrique.

La Législation

La conservation du statut de pays indemne de rage exige le respect de certaines contraintes. Les réglementations européenne et française encadrent ainsi les mouvements des carnivores domestiques. Hélas, tous les cas de rage animale observés en France depuis près de 20 ans ont été causés par l’importation illégale d’un carnivore domestique.

*L’animal importé doit être identifié par puce électronique. Le tatouage est toléré s’il a été réalisé avant 2011 et s’il est toujours lisible.

*S’il vient de certains pays hors UE, l’animal doit présenter un titrage anticorps antirabique attestant de l’efficacité du vaccin et un certificat sanitaire établi par un vétérinaire du pays d’origine.

*L’animal doit être vacciné contre la rage. Attention, en cas de primo-vaccination, le délai de validité est de 21 jours.

*L’animal doit également avoir son passeport complété (identification, vaccination antirabique et examen clinique) s’il vient d’un pays de l’UE ou de Suisse.

*Enfin, l’animal doit être enregistré sur le fichier national français, dans les 8 jours suivants, son arrivée en France.

La vaccination des carnivores domestiques

Si la vaccination des animaux importés en France est obligatoire quel que soit le statut de leur pays d’origine, la vaccination des animaux français reste très fortement recommandée. Elle est obligatoire en cas de voyage à l’étranger. Elle l’est également en cas de voyage en France dans un lieu où le règlement intérieur stipule l’obligation de la vaccination (expo, pension, camping, hôtels…).

Lorsqu’un cas de rage animale est déclaré, le préfet peut ordonner l’euthanasie de tous les animaux susceptibles d’avoir été en contact avec cet animal s’ils ne sont pas vaccinés et identifiés.

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Le Coryza

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Pourquoi un chat vacciné attrape-t-il le coryza ?

Le coryza est une atteinte de l’appareil respiratoire supérieur qui regroupe des symptômes variés et qui est très fréquent chez les chats qui vivent en communauté.

La rhinotrachéite virale, autre nom du coryza, se manifeste par divers symptômes de l’appareil respiratoire supérieur : éternuements et jetage, conjonctivite parfois purulente, ulcération des muqueuses buccales.

Un syndrome aux multiples agents pathogènes

Le plus fréquent est l’herpes virus félin de type 1. Mais il existe aussi le calicivirus, le reovirus, la bactérie chlamydophila felis, la bordetella, les pasteurelles, et les mycoplasmes. Bref, une armée d’agents pathogènes ayant une même cible mais des modes d’action et des symptômes différents.

La vaccination…

La dénomination courante de vaccin coryza prête à confusion et elle est erronée. En effet, les vaccins disponibles aujourd’hui en médecine vétérinaire concernent l’herpes virus, le calicivirus et parfois, la chlamydia. Un animal correctement vacciné ne sera donc pas protégé contre tous les agents pathogènes potentiellement responsables d’une rhinite.

mais qui n’empêche pas l’infection…

La protection vaccinale n’empêche pas l’animal d’être malade. En effet, selon les vaccins, et c’est le cas pour nos vaccins calicivirus, la vaccination permet de diminuer la gravité des symptômes comme c’est le cas chez les humains pour la vaccination contre la grippe. Elle permet également de limiter l’excrétion de l’agent pathogène dans les sécrétions (larmes ou jetage) comme pour la vaccination herpes virus.

Une protection parfois insuffisante

Imaginez un chat plongé dans un bouillon de culture, il y a un moment où la pression infectieuse devient tellement forte que la protection induite pas le vaccin n’est plus suffisante. Ainsi, les chats qui vivent en refuge ont beau être vaccinés, ils sont, bien plus que nos minous d’appartement sujets aux rhinites à répétition.

Une réponse vaccinale individuelle

D’un individu à l’autre, l’intensité et la durée de la réponse vaccinale sont variables. Pour suivre cette protection, on peut doser les anticorps présents dans l’organisme. C’est le cas chez l’homme par exemple avant de refaire une vaccination contre la fièvre jaune. Les chats ont également un patrimoine génétique qui leur est propre et certains seront mieux protégés que d’autres avec un protocole de vaccination identique.La vaccination n’est donc pas toujours synonyme d’une protection de 100 % mais elle reste un excellent moyen de diminuer la gravité des maladies.

Dr Céline Lacourt

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De la vitamine C aux cochons d’Inde !

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Attention aux carences

Les carences en vitamine C occasionnent des troubles de santé sérieux qui peuvent aller jusqu’au décès de l’animal.

Le cochon d’Inde ne possède pas l’enzyme nécessaire à la synthèse de la vitamine C. Il est donc nécessaire de lui en apporter dans son alimentation. Ce besoin est généralement bien connu des propriétaires. Les carences proviennent plutôt d’erreurs alimentaires que d’oublis de cette supplémentation.

Fuzzberta, le cochon d’Inde star d’Instagram

Les erreurs alimentaires

Ainsi, la supplémentation en gouttes dans l’eau de boisson est instable et la teneur en vitamine C diminue de moitié en une journée. De plus, le cochon d’Inde boit peu lorsqu’il peut manger du frais (salade, légumes verts). On risque alors de voir diminuer sa consommation de vitamine C diluée dans l’eau. Il faut également s’assurer qu’il s’alimente correctement car toute cause d’anorexie occasionnera forcément une carence en vitamine C. De même, une diarrhée limite l’absorption de la vitamine C. Enfin, les aliments dits « supplémentés en vitamine C » le sont insuffisamment et une fois encore, la vitamine C est rapidement dégradée.

Symptômes d’une carence en vitamine C

Les symptômes d’un déficit en vitamine C sont observés dans les 15 jours qui suivent le début de cette carence. Ils sont très variés. L’animal présente un affaiblissement général, une anorexie et un amaigrissement. Les articulations sont gonflées et douloureuses et le cochon d’Inde peut se mettre à boiter. Une chute des dents et de la gingivite peuvent être observées, ainsi que de la diarrhée, un pelage terne ou encore un écoulement du nez.

Diagnostic et traitement

C’est en observant des signes cliniques évocateurs et en discutant avec les propriétaires que le vétérinaire pose son diagnostic. Des examens complémentaires radiographiques ou encore un dosage d’acide ascorbique dans le sang peuvent être réalisés mais ils le sont rarement car le traitement est urgent et ne permet pas d’attendre les résultats de cette prise de sang.

La supplémentation à triple dose peut suffire pour soigner le cochon d’Inde mais si l’état général de l’animal est très affecté, une hospitalisation peut être nécessaire afin de soigner la déshydratation, relancer l’appétit et traiter si besoin la douleur.

Prévention

La prévention de la carence en vitamine C repose avant tout sur un apport alimentaire de qualité. L’alimentation adaptée est composée de foin de bonne qualité à volonté, complété par une petite quantité de graines pour cobaye. La supplémentation quotidienne en vitamine doit être de 15 mg/kg pour un adulte et de 30 mg/kg pour une femelle gestante ou en lactation. Lorsque le cochon d’Inde se voit proposer une quantité suffisante de nourriture fraîche, ses besoins peuvent être comblés, mais c’est rarement le cas en pratique. Les aliments qui apportent le plus de vitamine C au cochon d’Inde sont le persil (à proscrire chez la femelle gestante ou allaitante car toxique à forte dose), le poivron, le kiwi, le chou (à limiter car à l’origine de ballonnements) et les agrumes.

Plusieurs formes de supplémentation sont disponibles. L’ajout de sirop dans l’eau est à éviter en raison de son instabilité. Il faut choisir une forme à donner quotidiennement, qui soit appétente et que le propriétaire administre avec facilité.

Dr Céline Lacourt

Mes Z'infos Pratique Santé

Un environnement adapté pour les NAC

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Les maladies dont souffrent lapins, cochons d’Inde, hamsters… sont souvent liées à un environnement défectueux.


Une cage ventilée et spacieuse

Il convient de choisir une cage suffisamment grande, d’autant que lapins et cochons d’Inde apprécient de vivre avec un congénère. N’hésitez pas à faire vérifier le sexage par un vétérinaire au risque de finir avec une famille nombreuse ! Il est préférable de privilégier une cage munie de barreaux plutôt que celles aux parois en plexi. Si ces dernières ont le mérite de maintenir propre les alentours de la cage, elles ne permettent pas une aération suffisante et favorisent l’apparition de pathologies respiratoires et oculaires.


Un substrat de qualité

Litières de foin, de gravillons ou de copeaux sont à éviter au profit de chanvre ou, mieux encore, de « drybed », des tissus éponges qui se lavent et sèchent facilement et peuvent être changés toutes les 48h. La cage doit rester propre afin de limiter les problèmes cutanés en particulier sous les postérieurs des lapins. Une litière poussiéreuse irrite quant à elle les voies respiratoires.


Un environnement stimulant

Les lapins, comme les cochons d’Inde sont curieux et joueurs. Il est important d’enrichir leur environnement de cachettes et autres jeux. L’idéal est bien sûr de les faire sortir de leur cage tout en veillant à garantir la sécurité de la zone à laquelle ils ont accès. Gare aux fils électriques ! Les lapins qui auront la chance de pouvoir profiter d’un jardin doivent, encore plus que ceux vivant en intérieur, être vaccinés contre la myxomatose et la maladie hémorragique.


Une alimentation appropriée

Les affections dentaires dont souffrent souvent lapins et cochons d’Inde sont parfois liées à une alimentation défaillante. L’alimentation doit être composée principalement de foin de bonne qualité. Le foin doit être vert, odorant, non poussiéreux, et facile à attraper dans le sac. Il peut d’ailleurs suffire à alimenter l’animal. Une gamelle de légumes verts (salade, endive, persil, fanes de carottes…) peut également être proposée chaque jour. Les granulés ne doivent pas dépasser 25g/kg et par jour. La portion de fruit doit être raisonnable pour limiter l’apport en sucre, c’est-à-dire 1/8e de pomme, une fraise, 2 rondelles de banane… Enfin les sucreries type bâtonnets de céréales au miel sont à proscrire absolument.

Si l’installation de nos compagnons est importante le reste de la maison l’est également. Hygrométrie de 50 %, absence de courant d’air et de fumée en tout genre (cigarette, diffuseur d’odeur…) sont à respecter pour leur bonne santé.

Dr Céline Lacourt

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Vasectomie ou castration ?

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Petit retour sur les méthodes de stérilisation possibles et leurs intérêts.

Après la castration chirurgicale, certains propriétaires sont surpris de retrouver leur chien « diminué ». Incompréhension de vocabulaire ? Divergences des attentes ? Curieusement, et sans doute parce que cela se voit « extérieurement », l’intervention du mâle est jugée plus « traumatisante » par les propriétaires.


Exérèse des gonades

La stérilisation est recommandée pour les femelles pour des raisons médicales (prévention des tumeurs sur les mamelles, prévention des infections utérines…). Elle permet également de supprimer les chaleurs de l’animal et le risque de gestation. Le vétérinaire retire chirurgicalement les ovaires, avec parfois l’utérus. La castration du mâle consiste à retirer les testicules après avoir fait une incision le long du fourreau. Quelque temps après l’intervention, la peau des bourses se rétracte progressivement et celles-ci deviennent quasiment absentes. L’exérèse des gonades (ovaires ou testicules) s’accompagne de la fin des sécrétions hormonales associées et donc permet la stérilisation.


Interruption du trajet des spermatozoïdes

La vasectomie consiste à ligaturer le canal permettant le trajet des spermatozoïdes vers le pénis. Ils sont toujours fabriqués par les testicules, mais l’éjaculation des gamètes n’est plus possible. L’animal est donc stérile. Cependant, il conserve ses testicules, ainsi que les hormones sécrétées par ceux-ci. La vasectomie ne présente pas plus de difficultés chirurgicales que la castration, ni plus de risques.


Un choix qui dépend de l’effet recherché

Si la volonté du propriétaire, par exemple un multi-possesseur ayant un mâle et plusieurs femelles, est d’éviter les gestations de ses femelles, sans opérer ces dernières, alors la vasectomie peut présenter un intérêt. Il existe des cas où la castration est décidée pour des raisons médicales également : tumeur de la prostate, certaines tumeurs péri-anales… Dans ces cas, on recherche la fin de l’imprégnation hormonale qui favorise l’apparition de ces maladies.

La plupart du temps cependant, ce sont des raisons comportementales qui incitent à prendre la décision : chien fugueur, hyper-excité sexuellement, agressif envers les autres mâles entiers… Dans ce contexte également, on cherchera à supprimer l’influence hormonale sur ces traits de comportement. La suppression des hormones ne sera possible qu’en retirant les testicules et c’est donc bien une castration qui sera conseillée. La pose de prothèses est une possibilité pour les propriétaires désireux de conserver la présence des bourses.

Deux techniques chirurgicales sont donc réalisables pour stériliser le chien mâle en fonction de l’objectif recherché. Rappelons qu’il est également possible de poser un implant sous la peau du chien, pour une action de 6 à 12 mois, qui bloque la sécrétion des hormones mâles sans passer par la case chirurgie.

Dr Céline Lacourt

Mes Z'infos Pratique Santé

Ni nonos, ni susucre !

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15 aliments dangereux pour votre chien

Depuis sa domestication par l’homme, le chien n’est plus un carnivore strict. Il a apprit a digérer d’autres types d’aliments, devenant ainsi un carnivore à tendance omnivore.

C’est ainsi qu’il peut manger occasionnellement quelques restes de table ou des petits suppléments à sa ration quotidienne.

Mais attention, d’une part votre chien n’est pas une poubelle et d’autre part certains aliments, bons pour nous, ne le sont pas pour lui. Quelques uns sont même très dangereux.

Voici donc un petit mémo des 15 aliments à éviter absolument.

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Les Vomissements

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Vomissements : ayez les bons réflexes !

Nos animaux peuvent souffrir de troubles digestifs. Si une consultation est parfois indispensable, elle n’est pas toujours possible immédiatement et quelques bons réflexes peuvent être adoptés.


Pourquoi ces vomissements ?

Chez les chats, les vomissements sont relativement fréquents.
En effet, le matou passe de longues heures à prendre soin de son pelage et avale au passage un grand nombre de poils morts. Il peut arriver que ces poils soient rejetés sous forme de boudins, en particulier chez les chats qui vont pouvoir manger de l’herbe afin de faciliter leur évacuation par des vomissements.
Parfois, aucun poil n’est retrouvé dans le vomitura mais leur passage a provoqué une petite gastrite d’irritation et le chat vomit une sorte de mousse blanchâtre.
Enfin, les poils peuvent former des bouchons qui obstruent le tube digestif au niveau des intestins. On appelle cela un trichobésoar. Le chat présente alors des symptômes d’une occlusion avec des vomissements répétés, une anorexie et une dégradation de l’état général.

Les vomissements chez le chat ou le chien peuvent aussi provenir de l’ingestion d’un corps étranger. Il faut avoir le réflexe, lorsque notre compagnon vomit, de vérifier que ses jouets ne sont pas cassés, qu’il n’a pas pu avoir accès à la poubelle (peau du saucisson par exemple), que vos gants de jardinage n’ont pas disparu… Si les chats se font avoir par gourmandise, les chiens ont parfois des envies gustatives improbables et il faut penser à tout, surtout avec un chiot.

Si le vomitura comporte la présence de vers (type spaghetti ou grains de riz), l’animal est parasité et il convient de le vermifuger en demandant conseil au vétérinaire.

D’autres maladies peuvent bien sûr être à l’origine de vomissements.


Quelle attitude adopter ?

Lorsqu’un animal vomit, il est impératif de le mettre à la diète complète. C’est-à-dire qu’il ne faut lui donner ni à manger, ni à boire. En effet, l’estomac doit rester au repos et le simple fait de boire pourrait provoquer un nouveau vomissement.
Si ceux-ci cessent, la reprise de la boisson puis de l’alimentation se fera de façon fractionnée et progressive.
Si votre chat vomit souvent ses poils, le vétérinaire peut conseiller une pâte appétente qui facilite leur progression dans le tube digestif. Il existe aussi des croquettes plus adaptées.
L’administration d’un pansement gastrique permet de protéger la paroi de l’estomac de l’acidité et facilite sa cicatrisation.

Il convient de surveiller l’état général de votre animal. S’il est prostré et abattu, si les vomissements sont incessants, si vous avez retrouvé un coussin éventré, si la température de votre animal augmente, la consultation est indispensable et urgente.
Si son comportement n’est pas modifié, s’il regarde avec incompréhension sa gamelle que vous avez bien pensé à vider (si donc il garde son appétit), elle peut attendre 24h. En effet, si les mesures diététiques ne suffisent pas, la consultation est nécessaire.

Dr Céline Lacourt

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L’ostéosarcome du chien

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Tumeur osseuse maligne, l’ostéosarcome est à l’origine d’un cancer grave chez le chien.

L’ostéosarcome apparaît plutôt sur des chiens de plus de 10 ans même s’il arrive que des animaux plus jeunes (18/24 mois) soient concernés.

Les grandes races sont prédisposées comme le doberman, le berger allemand ou encore le golden retriever.

Les lésions atteignent le plus souvent les os longs : la partie distale du radius, la partie proximale de l’humérus ou bien la partie distale du fémur et la partie proximale du tibia. Des localisations plus rares sont observées comme sur les côtes.

L’ostéosarcome est la tumeur osseuse la plus fréquente chez le chien. Elle représente 85 % des cas.

Le diagnostic

Il repose sur l’observation des symptômes. L’animal présente une boiterie intermittente et transitoire dans un premier temps. Cette boiterie peut être diminuée par l’administration d’anti-inflammatoires mais récidive rapidement.

Les modifications de la structure osseuse rendent l’os atteint plus fragile et il arrive que le chien présente une fracture brutale à la suite d’un choc de faible intensité.

Enfin, on peut observer un gonflement et une déformation autour du membre atteint. Par ailleurs, au fil des semaines, l’état général du chien se dégrade. Il perd du poids, s’affaiblit, peut également présenter diarrhées et vomissements.

La radiographie permet au vétérinaire de poser un diagnostic et de proposer les mesures thérapeutiques possibles. Cependant le diagnostic de certitude, ainsi que la connaissance de la nature du cancer nécessitent une biopsie et un examen histologique.

Le traitement

Celui-ci est avant tout chirurgical. L’amputation totale de l’os atteint est recommandée. Lorsque celle-ci n’est pas envisageable par exemple sur un chien en fort surpoids ou arthritique, on peut amputer partiellement voir se limiter à l’exérèse de la zone tumorale en renforçant l’os par une prothèse. Cependant, aucune de ces mesures ne permet la guérison du chien. Elles visent à améliorer son confort en supprimant la douleur.

Malheureusement, l’ostéosarcome est un cancer très agressif et on considère que 90 % des animaux présentent déjà des métastases au moment du diagnostic, bien que celles-ci ne soient pas toujours visibles sur un cliché radiographique ou un scanner.

L’espérance de vie d’un animal sans traitement est de 1 à 2 mois. 50 % des chiens opérés survivent au-delà de 5 mois. La chimiothérapie prolonge l’espérance de vie de ces animaux à 1 an mais elle est lourde et coûteuse, et présente beaucoup d’effets secondaires

Dr Céline Lacourt