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Les parasites internes du chien

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Les vétérinaires recommandent la vermifugation régulière des animaux de compagnie. Quels sont ces vers qui se développent dans le tube digestif de nos compagnons ?

On distingue deux grandes familles de parasites internes.

Les vers ronds sont aussi appelés nématodes

Parmi eux, les ascaris sont les plus fréquents, surtout chez le chiot. La contamination se fait par voie orale lorsque le chiot lèche ou ingère un aliment souillé par des œufs. Pendant la gestation, on observe également une contamination des petits à travers le placenta. C’est pourquoi la vermifugation des chiots est tellement importante. Ces ascaris ressemblent à de gros spaghettis et on peut les retrouver dans les selles voire en cas de fortes infestations, dans les vomissements.

Les ankylostomes sont plus rarement visibles dans les selles. En revanche, installés dans l’intestin grêle, ils sont très agressifs et lèsent la paroi du tube digestif. Ils se nourrissent du sang de leur hôte et fatiguent l’animal en provoquant une anémie. Ils ressemblent à des spaghetti plus courts (5 à 15 mm) et plus petites. Ils sont présents surtout chez les jeunes et chez les chiens qui vivent en collectivité. En effet, la transmission peut se faire par ingestion mais aussi à travers la peau si le chien évolue sur un sol souillé en particulier les sols en terre. Enfin, la transmission peut se faire lors de l’allaitement par passage dans le lait des larves.

Les trichures forment la dernière famille des vers ronds et sont de taille intermédiaire. Ils se localisent dans le gros intestin. Comme les ankylostomes ils se nourrissent de sang et peuvent engendrer anémie et diarrhée. Très résistants, les œufs de trichures peuvent persister plusieurs années dans le sol et ils ne sont pas éliminés par tous les vermifuges. Le trichure ressemble à un spaghetti plus fin que l’ascaris et mesurant 3 cm de long.

Les vers plats sont aussi appelés cestodes

Souvent appelé à tort ténia, le plus fréquent chez nos compagnons est le dypilidium caninum. On peut observer les vers autour de l’anus, ressemblant à des grains de riz. En réalité, le ténia est également un vers long mais ce sont des segments, porteurs de nombreux œufs, qui apparaissent aux marges de l’anus et peuvent se déplacer. La contamination par le ténia se fait par l’intermédiaire des puces. C’est pourquoi un animal présentant des puces doit être vermifugé et inversement si votre chien est infesté par le dypilidium, il faut veiller à bien le retraiter contre les puces.

Les chiens peuvent aussi être contaminés par le ténia qui comme le dypilidium se présente sous la forme d’un long spaghetti plat qui se sépare en anneaux remplis d’œufs. La contamination de l’homme est facile mais nos compagnons ne sont pas spécialement affectés par leur présence.

Parmi les vers plats, nos compagnons peuvent également être infestés par l’echinococcus que l’on retrouve dans les selles des renards. Ce parasite est particulièrement dangereux pour l’homme. Il mesure 2 à 7 mm de long.

Les parasites digestifs de nos animaux sont nombreux et leurs conséquences sur la santé de nos compagnons varient. De même, si tous peuvent contaminer l’homme, certains se montrent particulièrement dangereux. Il est donc rappelé une nouvelle fois la nécessité de donner régulièrement un vermifuge adapté à votre animal.

Dr Céline Lacourt

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Des tiques qui tuent

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La piroplasmose

La piroplasmose est une maladie parasitaire fréquente en France qui tue chaque année de trop nombreux chiens.

Lors de son repas de sang, la tique injecte régulièrement de la salive. En effet, cette salive contient un anticoagulant qui permet à la tique de poursuivre son repas sans que le chien ne coagule. C’est via cette salive qu’est transmis le parasite responsable de la maladie, le piroplasme Babesia canis.
Une fois dans le sang, les piroplasmes pénètrent dans les globules rouges et s’y multiplient, les faisant éclater. Les conséquences sont bien sûr l’anémie mais aussi une intoxication des reins et du foie par les déchets de ces globules rouges.
La tique devient contaminante lorsqu’elle a elle-même piqué un animal contaminé avant de changer d’hôte. Un chien malade n’est donc pas directement contagieux pour ces congénères.

Les symptômes

La maladie apparaît dans la semaine qui suit la piqûre infectante.

Le chien est abattu, il peut perdre l’appétit et se mettre à vomir. Il présente de la fièvre, souvent autour de 40°. Le symptôme le plus visible est la coloration orangée des urines.

Dans tous les cas, la maladie peut être fatale et au moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter son vétérinaire lorsque le comportement de votre animal se modifie peu de temps après qu’il a attrapé des tiques. Le diagnostic repose sur l’examen au microscope d’un frottis sanguin sur lequel le vétérinaire observe la présence des piroplasmes dans les globules rouges.

Traitement et prévention

Il existe un antidote, l’injection d’un produit qui détruit les piroplasmes. Cependant, l’injection doit être réalisée rapidement. Par ailleurs, des mesures de prévention de la fonction rénale et de la fonction hépatique peuvent être mises en place (perfusion, antiémétiques, parfois transfusions…).

La prévention est la meilleure approche pour lutter contre la piroplamose.

L’application régulière tout au long de l’année d’antiparasitaires externes est impérative.
Pour les chiens qui sont très exposés, le vétérinaire peut proposer la vaccination. Ce vaccin, assez onéreux et dont l’efficacité n’est pas de 100 %, ne dispense pas de l’utilisation des traitements anti-tiques. Mais il élargit la protection de l’animal.

Les chiens attrapent les tiques dans les herbes hautes et les broussailles. Il est conseillé d’« éplucher » son animal au retour des balades afin de pouvoir rapidement retirer la tique avant qu’elle n’ait le temps de transmettre le parasite.

Dr Céline Lacourt

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Les hernies

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Les hernies « abdominales » en médecine vétérinaire

Une hernie est le passage total ou partiel d’un organe hors de sa cavité naturelle.

La hernie peut se situer à différents endroits. Elle est parfois bénigne mais peut aussi présenter un risque et nécessiter une intervention chirurgicale.

La hernie ombilicale

Cette hernie est due à la fermeture incomplète de la paroi musculaire au niveau du nombril (passage du cordon ombilical), après la naissance de l’animal. Cet orifice, souvent de petite taille laisse s’échapper de la graisse abdominale et parfois des intestins lorsqu’il est plus large. Le propriétaire sent une petite grosseur molle au niveau du nombril, qui peut disparaître lorsque l’on appuie.

Si la hernie est petite, l’animal peut vivre normalement. Si les propriétaires décident de le faire stériliser, le vétérinaire profite de l’intervention pour réduire cette hernie.
Lorsqu’elle est large et en particulier si un risque d’engagement des anses intestinales est présent, l’intervention est réalisée dès le diagnostic. En effet, si les intestins passent par l’orifice, ils peuvent se retrouver coincés, mal vascularisés et risquent la nécrose.

La hernie inguinale

Cette hernie est liée au passage anormal des organes abdominaux par un orifice qui permet normalement uniquement le passage de vaisseaux et de ligaments. Contrairement à l’homme, les animaux sont relativement peu sujets à ce type de hernie.

Cette fois, le propriétaire remarque un gonflement indolore dans le pli de l’aine, entre la face intérieure de la cuisse et l’abdomen. Le plus souvent, cette hernie est d’origine congénitale, c’est-à-dire présente dès la naissance et concerne d’avantage les femelles westie ou cocker.
L’intervention chirurgicale est indispensable car le risque d’engagement d’un bout d’intestin ou de l’utérus est important.

La hernie périnéale

Cette hernie est due au relâchement ou à la déchirure des muscles du périnée provoquant la déviation du rectum. Les propriétaires remarquent un gonflement sur le côté de l’anus.
Cette affection concerne principalement les mâles non castrés, à partir de 6 ans. Certaines races sont prédisposées comme les boxers ou les colleys. La constipation chronique est également un facteur favorisant l’apparition de cette hernie.
Le déplacement du rectum peut s’accompagner de graisse abdominale, de la vessie ou de la prostate dans les cas les plus sévères. Le chien a du mal à faire ses selles voire à uriner si la vessie est engagée.
Le traitement est chirurgical et la castration est conseillée en même temps.

La hernie diaphragmatique

Cette hernie est d’origine traumatique. Le plus souvent c’est une chute, un accident de la voie publique ou un écrasement qui provoque la déchirure du diaphragme, cette cloison qui sépare le thorax de l’abdomen.
Cette hernie survient brutalement et ses conséquences sont graves. Les organes abdominaux peuvent passer par la brèche vers la cavité thoracique et ne fonctionnent plus correctement. Ils peuvent alors comprimer les organes thoraciques. La lésion du diaphragme perturbe les mouvements respiratoires.
Cette hernie est également très douloureuse. La chirurgie est impérative.

Les causes de hernie sont nombreuses chez les animaux. Si une hernie ombilicale simple peut rester stable et sans gravité, les autres peuvent occasionner des complications sévères et la chirurgie est souvent indispensable.

Dr Céline Lacourt

 

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La maladie d’Addison chez le chien

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Qu’est ce la maladie d’Addison ?

C’est le nom donné à l’hypocorticisme chez le chien, c’est-à-dire un défaut de production d’hormones, les glucocorticoïdes et les minéralocorticoïdes, par les glandes surrénales.

La maladie d’Addison apparaît lors de la destruction ou de l’altération des cellules des glandes surrénales, deux petites glandes situées à proximité des reins. Cette modification des cellules est souvent d’origine auto-immune, c’est-à-dire une destruction spontanée par le corps lui-même. Parfois, elle peut être secondaire à la prise de certains médicaments, ou provenir d’une lésion ou d’un dysfonctionnement de la partie du cerveau qui commande le fonctionnement des surrénales. Dans de rares cas, il s’agit de lésions tumorales. La maladie d’Addison apparaît sur des animaux âgés de 4 à 6 ans, plus souvent des femelles, et certaines races sont prédisposées comme le colley, le caniche, le retriever, ou le westie.

Symptômes

Cliniquement, la maladie est déclarée que lorsque 90 % des cellules surrénaliennes sont détruites. Il n’y a pas de symptômes caractéristiques mais plutôt un ensemble de symptômes qui doit faire suspecter ce dysfonctionnement endocrinien. En effet, les hormones surrénaliennes sont impliquées dans le fonctionnement de nombreux organes. Les chiens présentent fatigue, faiblesse musculaire et baisse d’appétit dans 90 % des cas. La soif est augmentée. Les chiens peuvent également vomir, plus rarement avoir de la diarrhée. La perte de poids est aussi importante. La maladie existe sous forme aiguë où l’animal peut être conduit en consultation en état de choc, ou sous forme chronique, avec un diagnostic moins facile à poser.

Diagnostic

Le diagnostic de l’hypocorticisme repose sur une prise de sang. On effectue un bilan complet et surtout, on mesure la réponse des glandes surrénales à l’injection d’un produit stimulant la sécrétion d’hormones. En cas de crise aiguë, ce test est extrêmement révélateur. Parfois, les images de scanner ou d’échographie mettent en évidence la diminution de taille des glandes.

Traitement et pronostic

Lors de crise aiguë, le traitement doit être mis en place rapidement. L’animal est perfusé, il reçoit des corticoïdes pour compenser le manque de fabrication par son organisme et on traite les symptômes associés comme les vomissements par exemple. Lorsque l’animal est stabilisé, une complémentation orale en corticoïdes est mise en place. La prise est adaptée après plusieurs contrôles sanguins et se poursuit pendant toute la vie de l’animal avec des contrôles réguliers. Si la crise addisionienne est une vraie urgence au pronostic réservé, les animaux stabilisés, traités et suivis présentent ensuite de très bonnes conditions de vie.

 

Dr Céline Lacourt

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Les chats et nous

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Catmania

La passion des Français pour ces boules de poils est connue. Les résultats de plusieurs enquêtes sur les Français possesseurs ou non de chats, auprès de vétérinaires, nous dressent le portrait de cette « cat mania » qui a envahi l’hexagone.

Le chat est le premier animal de compagnie dans le cœur des Français. Plusieurs milliers de chatons sont adoptés chaque année. Une famille sur trois possède un ou plusieurs chats, la moyenne étant de 1,61 chat par foyer. Les propriétaires de chats sont plutôt citadins mais habitent majoritairement en maison et avec des enfants. 68 % des familles laissent leur chat profiter du jardin.

Pourquoi adoptons-nous ces minous ?

Les propriétaires de chats sont souvent des personnes qui ont eu des animaux dans leur enfance et pour 40 % d’entre eux, c’est la recherche d’un véritable compagnon qui motive leur choix d’adoption.

Nos chats viennent assez peu d’élevages (2,2 %). C’est plutôt le chaton donné par un ami ou un voisin qui rejoint le foyer (54,3 %), lorsque ce n’est pas l’arrivée d’un chat perdu ou abandonné qui vient demander un peu d’amour (et de croquettes) et à qui on ouvre la porte.

Certains Français hésitent encore à franchir le cap même si la présence d’un chat à la maison les tente. C’est souvent la contrainte de trouver une solution de garde pendant les vacances et le manque de disponibilité qui sont évoqués.

Des chats qui vivent plus longtemps

L’espérance de vie des chats a augmenté et s’élève à une quinzaine d’années.

58 % des propriétaires amènent leur chat en consultation au moins une fois par an. Ce chiffre reste largement inférieur à celui des chiens et les chats restent moins médicalisés.
Si 68 % des motifs de consultations regroupent la première visite du chaton et les consultations vaccinales annuelles, seulement 25 % des consultations ont pour motif un chat malade. En effet, le chat est résistant et masque fort bien ses symptômes. Le propriétaire peut passer à côté d’une maladie évoluant depuis déjà un moment. De plus, la visite chez le véto est souvent vécue comme un stress, pour le chat comme pour son propriétaire, n’incitant pas ce dernier à consulter rapidement.

Les troubles les plus fréquents rencontrés chez le chat sont les problèmes rénaux et urinaires pour environ 60 % des cas.
Si 90 % des vétérinaires soulignent l’importance d’une alimentation adaptée dans la prévention de ces problèmes de santé, tout comme celle de l’obésité, plus de 64 % des propriétaires ne suivent pas de recommandation particulière, alors que l’aspect santé/nutrition leur paraît important.

Au vu de ces enquêtes, il en résulte que la sensibilisation sur l’importance de la qualité de l’alimentation du chat doit être développée.

Dr Céline Lacourt

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Les soins quotidiens

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Les petits gestes à ne pas oublier

Adopter un animal de compagnie, c’est s’engager à veiller sur lui tout au long de sa vie, à s’occuper de son bien-être.

Une gamelle bien remplie, des visites régulières chez son vétérinaire préféré, des sorties nombreuses pour les chiens, une litière propre pour les chats, une cage changée régulièrement pour certains, et des câlins à profusion pour tout le monde !

Il ne faut pas non plus oublier les petits gestes du quotidien. Ces soins ne sont pas compliqués à mettre en place. En revanche, il vaut mieux y habituer votre compagnon dès son plus jeune âge, en commençant progressivement par des séances plus courtes.

Un brossage régulier

Si une visite chez le toiletteur ne s’impose pas nécessairement, le brossage régulier est indispensable à votre animal. Il permet de retirer les poils morts. La fréquence de ce brossage va dépendre de la longueur des poils et de la saison (plus souvent en période de mue). Les poils s’agglutinent et peuvent former des bourres indémêlables, surtout lorsque le pelage est laineux. Pour les chats qui portent un soin particulier à leur toilette, l’ingestion de ces poils provoque des vomissements, voir des constipations. Enfin, un pelage non entretenu favorise l’apparition de maladies cutanées.

Le choix de la brosse dépend à la fois de la densité et de la longueur du poil. Pour un chinchilla, une petite brosse souple suffit, mais chez le berger des Pyrénées, il vaut mieux utiliser une brosse dure avec des crans plus longs. Attention à certaines brosses blessantes, aux crochets recourbés. La brosse à rangée de dents uniques, courtes, fines et serrées, en métal, est la plus polyvalente. Elle ne blesse pas la peau, n’arrache pas le poil mais retire efficacement une grande quantité de poils morts alliant l’action mécanique à l’action électrostatique. Le brossage est aussi l’occasion d’inspecter la peau de votre animal, à la recherche de parasites.

Épilation et nettoyage des oreilles

La présence de poils gêne l’aération naturelle du conduit et peut entraîner l’apparition d’otites. Il convient de les épiler régulièrement. On peut procéder par petites tractions avec les doigts, ou bien utiliser une pince à épiler. Il peut être difficile d’épiler les deux conduits dans la foulée car le geste n’est somme toute pas des plus agréable et parfois, il est plus facile de le faire accepter au chien en deux temps. Une fois le conduit épilé, il doit être nettoyé, surtout sur les animaux plus sensibles aux otites (races prédisposées ou sensibilité individuelle). Pour cela, on remplit le conduit auditif avec un produit adapté et conseillé par votre vétérinaire. On masse de façon à bien faire remonter les sérosités accumulées dans le fond de l’oreille. Ensuite, on essuie ce qui ressort à l’aide d’un coton, ou d’une compresse enroulée autour du doigt. L’usage des cotons-tiges est à proscrire absolument. On peut former un bouchon difficile à dégager.

Nettoyage des yeux

Ce soin concerne les animaux aux nez courts (chat persan, bouledogue…), les animaux dont les canaux lacrymaux sont bouchés, et les plus sensibles (les chats roux ou blancs, les animaux aux yeux clairs).

Il faut éviter la persistance d’une région humide liée à l’écoulement des larmes au coin des yeux. Ce soin limite le risque de conjonctivite secondaire. On peut utiliser une lotion, des lingettes ou bien un gel, sur les conseils de votre vétérinaire. La lotion est directement versée sur l’œil que l’on nettoie ensuite, de l’intérieur vers l’extérieur avec un petit morceau de papier toilette. Le coton laisse des fibres, certaines compresses peuvent être irritantes. Lorsque l’on utilise du gel, il peut être versé sur le papier avant de nettoyer l’œil.

Nettoyage des plis

Certaines races, de chiens en particulier, présentent de nombreux plis sur la tête notamment. Ces plis demeurent humides et peu aérés, terrain propice au développement de certaines bactéries et lieu d’apparition des dermites. Il ne faut pas oublier les sharpei, dont les plis ne se limitent pas à la tête, les espaces interdigités (entre les coussinets), ou, chez les lapins par exemple, les replis de part et d’autre des bourses ou de la vulve. Chaque animal a sa morphologie, à vous de repérer ces zones sensibles. Il faut les nettoyer régulièrement et surtout les sécher en douceur, en veiller à ne jamais irriter la peau. Chasse aux épillets aussi dans ces plis, surtout entre les coussinets !

Coupe des griffes

Ce soin n’est pas forcément nécessaire pour tous les animaux. En effet, le chien sportif usera naturellement ses griffes, tout comme le chat qui adore les  faire sur le tronc d’arbre du jardin. Mais le lapin qui ne sort que dans votre salon, le chat d’appartement qui boude son griffoir ou encore le vieux toutou qui se déplace de moins en moins, peuvent avoir besoin d’une séance manucure.

Les griffes sont formées d’une partie irriguée et sensible à la base du doigt. Il ne faut couper que la partie extrême, qui ne comporte ni vaisseau, ni terminaison nerveuse. Sur une griffe blanche, c’est simple. On voit par transparence la partie rosée, à laquelle il ne faut pas toucher, et la partie transparente, au bout. C’est celle-ci que l’on peut couper. L’utilisation d’un coupe griffe en forme d’une paire de ciseaux est la plus facile, rapide et efficace. Il faut bien sûr le choisir adapté à votre compagnon. Les griffes du berger allemand sont plus dures que celles du lapin ! Sur une griffe noire, il est parfois plus prudent de faire un tour chez le vétérinaire ou le toiletteur. En général, en coupant ¼ tous les mois, on ne risque pas de couper trop court. Si tel est le cas, pas de panique, une petite compression et la pose d’un petit pansement temporaire suffit à régler le problème.

Dr Céline Lacourt

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La dirofilariose

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Une maladie parasitaire

Cette maladie, transmise par les moustiques, touche les carnivores. Elle est présente dans les zones tropicales mais on la rencontre également autour de la Méditerranée, dans le sud de la France, de façon saisonnière, de mai à octobre.

La dirofilariose est due à la transmission par la piqûre du moustique d’un ver long et fin, le dirofilaire, ou plus exactement de sa larve. Celle-ci pénètre la peau du chien lors de la piqûre par le moustique infecté, se transforme et sa forme adulte migre vers le cœur et les artères pulmonaires. Lorsque l’infestation est massive, on dénombre parfois jusqu’à 200 vers, le fonctionnement du cœur est fortement altéré, les vaisseaux peuvent être obstrués et l’urgence est alors vitale.

Une durée d’incubation longue

Les symptômes apparaissent longtemps après la piqûre infestante, souvent plusieurs mois voire des années plus tard. Les symptômes, liés à la présence des vers, sont cardiaques et respiratoires : toux, fatigue, syncopes, difficultés respiratoires… Le diagnostic se fait à partir de test sanguin. On peut également rechercher à l’échographie la présence des parasites dans le cœur ou les gros vaisseaux sanguins. Lorsque les vers bouchent la veine cave, la gravité de la maladie est encore plus importante. Les globules rouges sont détruits et libèrent leur hémoglobine. Le chien peut alors présenter un ictère ou ses urines peuvent être sombres, contenant de l’hémoglobine.

Une maladie grave

La dirofilariose est une maladie grave. Même lorsque le traitement réussit, il reste souvent des séquelles sérieuses. Le traitement repose bien évidemment sur la destruction des vers mais cette destruction peut ne pas être bien supportée par l’organisme. Elle entraîne en effet un choc qui peut être grave et les complications sont nombreuses : fatigue, anorexie, thrombose… Le traitement doit donc être progressif et la surveillance comme le repos de l’animal sont indispensables.

Une prévention indispensable

Au vu de la gravité de la maladie et des effets secondaires de son traitement, la prévention reste la meilleure protection contre la dirofilariose. Des mesures hygiéniques sont possibles. Elles consistent à limiter le risque de piqûres de moustiques : éviter les sorties, en particulier en zones humides, surtout à la tombée du jour, équiper les portes et fenêtres de moustiquaires. L’utilisation d’anti-parasitaires externes qui protègent de la piqûre des moustiques est également indiquée.

Le meilleur moyen de prévention reste le traitement prophylactique. Le vétérinaire le prescrit systématiquement lorsque le chien vit dans une zone à risque et, lorsque vous partez en voyage avec votre animal dans les régions tropicales ou sur le pourtour méditerranéen. Il s’agit de comprimés ou de pipettes qui détruisent les larves avant qu’elles ne deviennent adultes. Les comprimés sont à prendre avant le départ et un mois après le retour.

La dirofilariose peut également toucher les chats mais c’est beaucoup plus rare. Le chat guérit souvent spontanément, l’infestation étant moins massive et les larves de dirofilaires survivant mal dans son organisme.

Dr Céline Lacourt

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10 conseils pour emmener votre chat chez le véto

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La visite du chat chez le véto

Entre le stress du chat et celui de son propriétaire, l’arrivée à la clinique vétérinaire est rarement sereine…

Voici dix conseils simples pour transporter votre animal, sans que la visite annuelle ne vire au cauchemar !

1/ Votre compagnon ne doit pas voyager en liberté dans la voiture.

2/ Il faut choisir un panier de transport adapté et solide. L’idéal est un modèle qui s’ouvre par le dessus et dont la partie supérieure peut même être complètement démontée. Il est préférable aussi que le système d’ouverture ne soit pas trop bruyant ni trop brusque car le chat est très sensible aux bruits, surtout lorsqu’il n’est pas dans son environnement habituel.

3/ A la maison, placez la cage dans une pièce de vie, en laissant la porte ouverte. Il faut que votre animal soit habitué à la voir dans son quotidien. Les propriétaires les plus chanceux verront même leur chat s’y installer pour une petite sieste, et là, c’est presque gagné !

4/ Pour rendre la boîte de transport attractive et confortable, ajoutez sa couverture préférée. On peut aussi frotter délicatement la tête du chat avec un linge, l’imprégnant ainsi de ses odeurs avant de le glisser dans la cage. Enfin, les sprays de phéromones ou d’huiles essentielles apaisantes conseillées par votre vétérinaire contribuent à rendre la cage familière.

5/ Si Félix refuse, inutile de forcer votre minou en le poussant par les fesses. Utilisez l’ouverture supérieure de la boîte et posez-le doucement à l’intérieur. Enrouler les plus récalcitrants dans une serviette réduit les risques de griffures et les tranquillise.

6/ Dans la voiture, la cage doit être posée au sol, entre la banquette arrière et le fauteuil passager. C’est la place la plus stable et celle à laquelle le chat est le mieux protégé en cas d’accident. Il est recommandé d’adopter une conduite calme, d’éviter d’écouter de la musique forte et, au contraire, de rassurer Félix en lui parlant tranquillement.

7/ Lorsqu’on porte le panier, celui-ci est plus stable porté contre vous, à deux bras. Les secousses de la boîte contre les jambes ou le mouvement de la cage qui suit celui du bras pendant la marche ne sont pas très confortables pour le chat. Il est aussi très utile de prévoir une couverture pour recouvrir la cage et éviter que le regard du minou ne se pose sur la truffe intéressée d’un chien.

8/ Dans la salle d’attente, évitez de laisser la cage au sol. Votre vétérinaire a peut-être prévu des emplacements en hauteur. Dans le cas contraire, gardez-la sur vos genoux, toujours sous la couverture et en plaçant la grille à l’opposé des autres patients.

9/ Dans la salle de consultation, retirez la couverture et ouvrez la grille du panier. Si au bout de quelques minutes Félix ne veut pas sortir, démontez sans geste brusque la partie supérieure de la cage. Certains chats sont rassurés de pouvoir se cacher sous la couverture pendant que leur véto les examine calmement. Parler au chat d’une voix douce et sereine est également très apaisant.

10/ Le retour d’un minou à la maison après une période d’hospitalisation peut être source de tension avec ses éventuels congénères. Soyez attentif aux réactions de chacun et au besoin, isolez votre compagnon convalescent pendant quelques heures, le temps de réduire l’impact des odeurs extérieures qu’il transporte et qui perturbent ses copains.

Dr Céline Lacourt

Insolite Mes Z'histoires Portraits Santé

Pearl le chien obèse

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Bonjour, je m’appelle Pearl,

ça veut dire perle en anglais. Et c’est vrai que je suis une perle,

mais surtout, j’étais devenue une très grosse perle…

Comment en étais-je arrivée là ? Je ne sais pas. Trop de friandises, pas assez d’exercices, c’est un cercle vicieux.

Il faut dire que je suis très gourmande. Et ma maitresse me laissait manger, manger et manger encore…

Un jour le verdict tomba : il fallait absolument que je perde du poids, ma vie en dépendait.

Je me mis donc au sport, mais c’était difficile car je ne pouvais plus bouger depuis si longtemps…

Je m’essayais à l’aquagym, à l’hydrothérapie, …

Et je m’inscrit même à un programme pour perdre du poids

Croyez moi, ce fut laborieux et parfois j’étais tentée de jeter l’éponge. Pourtant les résultats commençaient à se faire sentir.

Alors je me reprenais bien vite et continuais mes exercices et mon régime.

Maintenant j’ai repris goût à la vie, je reprends soin de moi : manucure, pédicure, j’adore !

Ma maitresse est tellement fière de moi !

Et surtout j’ai retrouvé le plaisir des promenades dans la nature, la vie quoi !

Alors un conseil à ceux qui me lisent: ne perdez pas espoir, une autre vie est possible !
Signé Pearl, la bien nommée

 

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Paroles de docteur : l’épilepsie

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Crises épileptiformes

Une crise convulsive chez le chien fait rapidement penser à l’épilepsie. Ce n’est pourtant pas la seule cause possible et d’autres maladies peuvent se révéler ainsi.

On parle déjà de symptômes convulsifs lorsqu’un chien (les cavalier king charles y sont particulièrement prédisposés) cherche à « gober des mouches ». Si cette habitude qui prête souvent à sourire n’inquiète pas vraiment les propriétaires, c’est pourtant déjà un signe d’alerte. La crise convulsive peut bien sûr être plus forte allant du simple raidissement des membres à des tremblements plus ou moins marqués. Elle peut s’accompagner de perte d’équilibre voire de chutes et parfois de pertes de conscience. Elle peut durer de quelques secondes à quelques minutes et le chien peut uriner et saliver en abondance même si ce n’est pas systématique. Souvent, elle est précédée par un changement de comportement de l’animal. Il peut s’agiter, tourner en rond et sembler inquiet. Après la crise, l’animal est fatigué, parfois désorienté.

Il convient de consulter votre vétérinaire dès la première crise observée, dès que le chien cherche à « gober des mouches » si vous le surprenez croquant dans le vide.

Plusieurs origines possibles

L’épilepsie primaire existe chez le chien. Elle apparaît en général à partir de 2 ans, sur des animaux par ailleurs en parfaite santé. C’est la réalisation d’examens secondaires (prise de sang, scanner, ponction de liquide céphalo-rachidien) qui permet d’éliminer les autres causes et de poser le diagnostic d’épilepsie primaire. Certaines races sont prédisposées comme le labrador, le golden retriever, le berger allemand ou encore le boxer.

D’autres maladies se manifestent par des crises convulsives que l’on appelle crises épileptiformes. Il s’agit de traumatismes crâniens, de tumeurs cérébrales, de problèmes hépatiques ou rénaux, d’intoxications, parfois d’infections ou encore d’hypoglycémie. Ces nombreuses hypothèses expliquent la nécessité pour le vétérinaire de pratiquer plusieurs examens avant de proposer un traitement en fonction du diagnostic.

Que faire face à une crise ?

Lorsque la crise se produit, il est important de mettre le chien en sécurité, c’est-à-dire d’éviter qu’il ne se blesse. Il faut donc retirer les objets contre lesquels il pourrait se cogner, l’éloigner des escaliers… Le chien ne risque pas d’avaler sa langue. Donc, contrairement à ce que l’on a l’habitude de faire chez l’homme, inutile de la lui maintenir, il risquerait de vous mordre involontairement.

Les crises sont aggravées par les stimulations sensorielles. Il faut donc les limiter : coupez radio ou téléviseurs, éteignez les lumières, ne parlez pas près de l’animal et évitez de le toucher. La crise est souvent impressionnante, il peut être préférable d’éloigner les enfants ou les personnes sensibles. Si votre vétérinaire vous a prescrit un anticonvulsif (comme le Valium), vous pouvez lui administrer directement dans l’anus. L’effet est très rapide. Il est utile de chronométrer la durée de la crise et de la filmer, surtout si c’est la première. Votre vétérinaire sera intéressé par ces renseignements.

Dr Céline Lacourt