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Les soins quotidiens

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Les petits gestes à ne pas oublier

Adopter un animal de compagnie, c’est s’engager à veiller sur lui tout au long de sa vie, à s’occuper de son bien-être.

Une gamelle bien remplie, des visites régulières chez son vétérinaire préféré, des sorties nombreuses pour les chiens, une litière propre pour les chats, une cage changée régulièrement pour certains, et des câlins à profusion pour tout le monde !

Il ne faut pas non plus oublier les petits gestes du quotidien. Ces soins ne sont pas compliqués à mettre en place. En revanche, il vaut mieux y habituer votre compagnon dès son plus jeune âge, en commençant progressivement par des séances plus courtes.

Un brossage régulier

Si une visite chez le toiletteur ne s’impose pas nécessairement, le brossage régulier est indispensable à votre animal. Il permet de retirer les poils morts. La fréquence de ce brossage va dépendre de la longueur des poils et de la saison (plus souvent en période de mue). Les poils s’agglutinent et peuvent former des bourres indémêlables, surtout lorsque le pelage est laineux. Pour les chats qui portent un soin particulier à leur toilette, l’ingestion de ces poils provoque des vomissements, voir des constipations. Enfin, un pelage non entretenu favorise l’apparition de maladies cutanées.

Le choix de la brosse dépend à la fois de la densité et de la longueur du poil. Pour un chinchilla, une petite brosse souple suffit, mais chez le berger des Pyrénées, il vaut mieux utiliser une brosse dure avec des crans plus longs. Attention à certaines brosses blessantes, aux crochets recourbés. La brosse à rangée de dents uniques, courtes, fines et serrées, en métal, est la plus polyvalente. Elle ne blesse pas la peau, n’arrache pas le poil mais retire efficacement une grande quantité de poils morts alliant l’action mécanique à l’action électrostatique. Le brossage est aussi l’occasion d’inspecter la peau de votre animal, à la recherche de parasites.

Épilation et nettoyage des oreilles

La présence de poils gêne l’aération naturelle du conduit et peut entraîner l’apparition d’otites. Il convient de les épiler régulièrement. On peut procéder par petites tractions avec les doigts, ou bien utiliser une pince à épiler. Il peut être difficile d’épiler les deux conduits dans la foulée car le geste n’est somme toute pas des plus agréable et parfois, il est plus facile de le faire accepter au chien en deux temps. Une fois le conduit épilé, il doit être nettoyé, surtout sur les animaux plus sensibles aux otites (races prédisposées ou sensibilité individuelle). Pour cela, on remplit le conduit auditif avec un produit adapté et conseillé par votre vétérinaire. On masse de façon à bien faire remonter les sérosités accumulées dans le fond de l’oreille. Ensuite, on essuie ce qui ressort à l’aide d’un coton, ou d’une compresse enroulée autour du doigt. L’usage des cotons-tiges est à proscrire absolument. On peut former un bouchon difficile à dégager.

Nettoyage des yeux

Ce soin concerne les animaux aux nez courts (chat persan, bouledogue…), les animaux dont les canaux lacrymaux sont bouchés, et les plus sensibles (les chats roux ou blancs, les animaux aux yeux clairs).

Il faut éviter la persistance d’une région humide liée à l’écoulement des larmes au coin des yeux. Ce soin limite le risque de conjonctivite secondaire. On peut utiliser une lotion, des lingettes ou bien un gel, sur les conseils de votre vétérinaire. La lotion est directement versée sur l’œil que l’on nettoie ensuite, de l’intérieur vers l’extérieur avec un petit morceau de papier toilette. Le coton laisse des fibres, certaines compresses peuvent être irritantes. Lorsque l’on utilise du gel, il peut être versé sur le papier avant de nettoyer l’œil.

Nettoyage des plis

Certaines races, de chiens en particulier, présentent de nombreux plis sur la tête notamment. Ces plis demeurent humides et peu aérés, terrain propice au développement de certaines bactéries et lieu d’apparition des dermites. Il ne faut pas oublier les sharpei, dont les plis ne se limitent pas à la tête, les espaces interdigités (entre les coussinets), ou, chez les lapins par exemple, les replis de part et d’autre des bourses ou de la vulve. Chaque animal a sa morphologie, à vous de repérer ces zones sensibles. Il faut les nettoyer régulièrement et surtout les sécher en douceur, en veiller à ne jamais irriter la peau. Chasse aux épillets aussi dans ces plis, surtout entre les coussinets !

Coupe des griffes

Ce soin n’est pas forcément nécessaire pour tous les animaux. En effet, le chien sportif usera naturellement ses griffes, tout comme le chat qui adore les  faire sur le tronc d’arbre du jardin. Mais le lapin qui ne sort que dans votre salon, le chat d’appartement qui boude son griffoir ou encore le vieux toutou qui se déplace de moins en moins, peuvent avoir besoin d’une séance manucure.

Les griffes sont formées d’une partie irriguée et sensible à la base du doigt. Il ne faut couper que la partie extrême, qui ne comporte ni vaisseau, ni terminaison nerveuse. Sur une griffe blanche, c’est simple. On voit par transparence la partie rosée, à laquelle il ne faut pas toucher, et la partie transparente, au bout. C’est celle-ci que l’on peut couper. L’utilisation d’un coupe griffe en forme d’une paire de ciseaux est la plus facile, rapide et efficace. Il faut bien sûr le choisir adapté à votre compagnon. Les griffes du berger allemand sont plus dures que celles du lapin ! Sur une griffe noire, il est parfois plus prudent de faire un tour chez le vétérinaire ou le toiletteur. En général, en coupant ¼ tous les mois, on ne risque pas de couper trop court. Si tel est le cas, pas de panique, une petite compression et la pose d’un petit pansement temporaire suffit à régler le problème.

Dr Céline Lacourt

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