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Les chats et nous

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Catmania

La passion des Français pour ces boules de poils est connue. Les résultats de plusieurs enquêtes sur les Français possesseurs ou non de chats, auprès de vétérinaires, nous dressent le portrait de cette « cat mania » qui a envahi l’hexagone.

Le chat est le premier animal de compagnie dans le cœur des Français. Plusieurs milliers de chatons sont adoptés chaque année. Une famille sur trois possède un ou plusieurs chats, la moyenne étant de 1,61 chat par foyer. Les propriétaires de chats sont plutôt citadins mais habitent majoritairement en maison et avec des enfants. 68 % des familles laissent leur chat profiter du jardin.

Pourquoi adoptons-nous ces minous ?

Les propriétaires de chats sont souvent des personnes qui ont eu des animaux dans leur enfance et pour 40 % d’entre eux, c’est la recherche d’un véritable compagnon qui motive leur choix d’adoption.

Nos chats viennent assez peu d’élevages (2,2 %). C’est plutôt le chaton donné par un ami ou un voisin qui rejoint le foyer (54,3 %), lorsque ce n’est pas l’arrivée d’un chat perdu ou abandonné qui vient demander un peu d’amour (et de croquettes) et à qui on ouvre la porte.

Certains Français hésitent encore à franchir le cap même si la présence d’un chat à la maison les tente. C’est souvent la contrainte de trouver une solution de garde pendant les vacances et le manque de disponibilité qui sont évoqués.

Des chats qui vivent plus longtemps

L’espérance de vie des chats a augmenté et s’élève à une quinzaine d’années.

58 % des propriétaires amènent leur chat en consultation au moins une fois par an. Ce chiffre reste largement inférieur à celui des chiens et les chats restent moins médicalisés.
Si 68 % des motifs de consultations regroupent la première visite du chaton et les consultations vaccinales annuelles, seulement 25 % des consultations ont pour motif un chat malade. En effet, le chat est résistant et masque fort bien ses symptômes. Le propriétaire peut passer à côté d’une maladie évoluant depuis déjà un moment. De plus, la visite chez le véto est souvent vécue comme un stress, pour le chat comme pour son propriétaire, n’incitant pas ce dernier à consulter rapidement.

Les troubles les plus fréquents rencontrés chez le chat sont les problèmes rénaux et urinaires pour environ 60 % des cas.
Si 90 % des vétérinaires soulignent l’importance d’une alimentation adaptée dans la prévention de ces problèmes de santé, tout comme celle de l’obésité, plus de 64 % des propriétaires ne suivent pas de recommandation particulière, alors que l’aspect santé/nutrition leur paraît important.

Au vu de ces enquêtes, il en résulte que la sensibilisation sur l’importance de la qualité de l’alimentation du chat doit être développée.

Dr Céline Lacourt