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Le Coryza

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Pourquoi un chat vacciné attrape-t-il le coryza ?

Le coryza est une atteinte de l’appareil respiratoire supérieur qui regroupe des symptômes variés et qui est très fréquent chez les chats qui vivent en communauté.

La rhinotrachéite virale, autre nom du coryza, se manifeste par divers symptômes de l’appareil respiratoire supérieur : éternuements et jetage, conjonctivite parfois purulente, ulcération des muqueuses buccales.

Un syndrome aux multiples agents pathogènes

Le plus fréquent est l’herpes virus félin de type 1. Mais il existe aussi le calicivirus, le reovirus, la bactérie chlamydophila felis, la bordetella, les pasteurelles, et les mycoplasmes. Bref, une armée d’agents pathogènes ayant une même cible mais des modes d’action et des symptômes différents.

La vaccination…

La dénomination courante de vaccin coryza prête à confusion et elle est erronée. En effet, les vaccins disponibles aujourd’hui en médecine vétérinaire concernent l’herpes virus, le calicivirus et parfois, la chlamydia. Un animal correctement vacciné ne sera donc pas protégé contre tous les agents pathogènes potentiellement responsables d’une rhinite.

mais qui n’empêche pas l’infection…

La protection vaccinale n’empêche pas l’animal d’être malade. En effet, selon les vaccins, et c’est le cas pour nos vaccins calicivirus, la vaccination permet de diminuer la gravité des symptômes comme c’est le cas chez les humains pour la vaccination contre la grippe. Elle permet également de limiter l’excrétion de l’agent pathogène dans les sécrétions (larmes ou jetage) comme pour la vaccination herpes virus.

Une protection parfois insuffisante

Imaginez un chat plongé dans un bouillon de culture, il y a un moment où la pression infectieuse devient tellement forte que la protection induite pas le vaccin n’est plus suffisante. Ainsi, les chats qui vivent en refuge ont beau être vaccinés, ils sont, bien plus que nos minous d’appartement sujets aux rhinites à répétition.

Une réponse vaccinale individuelle

D’un individu à l’autre, l’intensité et la durée de la réponse vaccinale sont variables. Pour suivre cette protection, on peut doser les anticorps présents dans l’organisme. C’est le cas chez l’homme par exemple avant de refaire une vaccination contre la fièvre jaune. Les chats ont également un patrimoine génétique qui leur est propre et certains seront mieux protégés que d’autres avec un protocole de vaccination identique.La vaccination n’est donc pas toujours synonyme d’une protection de 100 % mais elle reste un excellent moyen de diminuer la gravité des maladies.

Dr Céline Lacourt