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De la vitamine C aux cochons d’Inde !

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Attention aux carences

Les carences en vitamine C occasionnent des troubles de santé sérieux qui peuvent aller jusqu’au décès de l’animal.

Le cochon d’Inde ne possède pas l’enzyme nécessaire à la synthèse de la vitamine C. Il est donc nécessaire de lui en apporter dans son alimentation. Ce besoin est généralement bien connu des propriétaires. Les carences proviennent plutôt d’erreurs alimentaires que d’oublis de cette supplémentation.

Fuzzberta, le cochon d’Inde star d’Instagram

Les erreurs alimentaires

Ainsi, la supplémentation en gouttes dans l’eau de boisson est instable et la teneur en vitamine C diminue de moitié en une journée. De plus, le cochon d’Inde boit peu lorsqu’il peut manger du frais (salade, légumes verts). On risque alors de voir diminuer sa consommation de vitamine C diluée dans l’eau. Il faut également s’assurer qu’il s’alimente correctement car toute cause d’anorexie occasionnera forcément une carence en vitamine C. De même, une diarrhée limite l’absorption de la vitamine C. Enfin, les aliments dits « supplémentés en vitamine C » le sont insuffisamment et une fois encore, la vitamine C est rapidement dégradée.

Symptômes d’une carence en vitamine C

Les symptômes d’un déficit en vitamine C sont observés dans les 15 jours qui suivent le début de cette carence. Ils sont très variés. L’animal présente un affaiblissement général, une anorexie et un amaigrissement. Les articulations sont gonflées et douloureuses et le cochon d’Inde peut se mettre à boiter. Une chute des dents et de la gingivite peuvent être observées, ainsi que de la diarrhée, un pelage terne ou encore un écoulement du nez.

Diagnostic et traitement

C’est en observant des signes cliniques évocateurs et en discutant avec les propriétaires que le vétérinaire pose son diagnostic. Des examens complémentaires radiographiques ou encore un dosage d’acide ascorbique dans le sang peuvent être réalisés mais ils le sont rarement car le traitement est urgent et ne permet pas d’attendre les résultats de cette prise de sang.

La supplémentation à triple dose peut suffire pour soigner le cochon d’Inde mais si l’état général de l’animal est très affecté, une hospitalisation peut être nécessaire afin de soigner la déshydratation, relancer l’appétit et traiter si besoin la douleur.

Prévention

La prévention de la carence en vitamine C repose avant tout sur un apport alimentaire de qualité. L’alimentation adaptée est composée de foin de bonne qualité à volonté, complété par une petite quantité de graines pour cobaye. La supplémentation quotidienne en vitamine doit être de 15 mg/kg pour un adulte et de 30 mg/kg pour une femelle gestante ou en lactation. Lorsque le cochon d’Inde se voit proposer une quantité suffisante de nourriture fraîche, ses besoins peuvent être comblés, mais c’est rarement le cas en pratique. Les aliments qui apportent le plus de vitamine C au cochon d’Inde sont le persil (à proscrire chez la femelle gestante ou allaitante car toxique à forte dose), le poivron, le kiwi, le chou (à limiter car à l’origine de ballonnements) et les agrumes.

Plusieurs formes de supplémentation sont disponibles. L’ajout de sirop dans l’eau est à éviter en raison de son instabilité. Il faut choisir une forme à donner quotidiennement, qui soit appétente et que le propriétaire administre avec facilité.

Dr Céline Lacourt